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jeudi 21 juillet 2022

Anne d'Avonlea - Lucy Maud Montgomery

Avec Anne d'Avonlea, Lucy Maud Montgomery continue de déployer sous nos yeux ébahis l'univers enchanteur qu'elle a créé autour d'Anne Shirley, l'orpheline aux cheveux de feu adoptée par erreur. 
Entre les amis de toujours et les nouveaux venus, les idées saugrenues et le bon sens qui pointe son nez, Anne nous entraîne dans les aléas de la vie douce et enchanteresse d'un village hors du temps. 
Avec ses yeux gris qui brillent comme les étoiles du soir et ses cheveux roux toujours aussi mordants que son tempérament, Anne, désormais âgée de seize ans, a su gagner l'affection des habitants d'Avonlea. 
Alors qu'elle prend ses fonctions d'institutrice, son caractère se dévoile tout en nuances et envolées idéalistes. Elle fera de nouvelles rencontres, comme Monsieur Harrison, leur voisin à Green Gables, ou Mademoiselle Lewis, qui vit dans le Pavillon aux échos. 
Il y a également Paul, un élève fascinant et, à n'en pas douter, une future âme sœur, ou les jumeaux Dora et Davy qui débarquent à Green Gables histoire d'épicer le quotidien enfin paisible de Marilla. Alors qu'Anne devient une jeune femme, les péripéties de son existence nous enchantent toujours autant qu'elles nous touchent. 
À travers les joies et les peines qui font la trame du quotidien, le style si frais et poétique de Lucy Maud Montgomery porte la voix d'Anne dans les aventures, les rêveries et les moments de tendresse. Après Green Gables, quel plaisir de retrouver Avonlea !

Non, non, vous ne rêvez pas, je suis bien en train de vous poster mon avis sur le deuxième tome de la série Anne de Lucy Maud Montgomery. 
En même temps, le premier tome était si beau que j’étais obligée d’enchaîner avec celui-ci. Et je dois me faire violence pour ne pas me jeter sur le troisième. Résisterai-je à la tentation ? Pas sûr. 

Quel plaisir de suivre Anne dans son aventure de maîtresse d’école. En lisant ce roman, on ne peut d’empêcher d’avoir très envie de l’avoir comme institutrice, quel que soit notre âge. 
Cette jeune femme est pétillante, pleine de vie et de convictions et l’autrice arrive à laisser transparaître cela à travers son style magnifique. 
N’oublions évidemment pas les autres personnages de ce roman, car Marilla, Diana, Dora et Davy sont également de la partie pour nous faire vivre un merveilleux moment. 

Moi qui ne suis pas une grande amatrice des longues descriptions dans un roman, je peux vous dire que je savoure celle de Lucy Maud Montgomery. Je pourrai presque dire que je m’en nourris, car je ne m’en lasse pas ! 

Anne, c’est le genre de roman qu’on lit pour remplir son cœur de sentiments et de sensations agréables. Des romans parfaits pour se remonter le moral quand les difficultés de la vie sont un peu trop présentes à notre goût. 
Ils ne révolutionnent évidemment pas le genre, mais là n’est pas leur but. 

Ainsi, une partie de l’intrigue de ce roman repose sur une histoire, dont la trame est joliment cousue de fil blanc. A mesure que l’on avance, on sait exactement où l’autrice veut nous emmener. 
Rien ne nous surprend sur ce chemin, mais on se laisse néanmoins embarquer avec grand plaisir, car on aime tous les Happy End. 

J’espère que vous n’êtes pas lassé•es de voir Anne par ici, car elle risque bien d’y être pour un bon moment.


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Ma chronique du tome 1
Parution VO : Anne of Avonlea - 1909
Parution VF : 18 février 2021 - Monsieur Toussaint Louverture 

vendredi 15 juillet 2022

Anne de Green Gables - Lucy Maud Montgomery


Magnifiquement écrit, construit autour d’une héroïne parfaitement imparfaite, féministe involontaire et romantique impénitente, ce roman empreint de poésie et d’humour est bien plus que la vie d’une orpheline qui va bousculer le calme de son nouveau foyer. 
C’est un autre monde, fait d’une nature enchanteresse et d’idées saugrenues qui se déploie à travers les yeux de l’incroyable Anne. 
Littérature solaire et intemporelle, ce roman unique est une parenthèse magique, un souffle chargé d’énergie, un élan à vivre pleinement nos amitiés et nos passions.

Comme à peu près tout le monde, en 2017 je suis tombée amoureuse de la série Anne with an e, diffusée sur Netflix. C’était si beau, si poétique et si doux que j’ai binge-watché tous les épisodes à chaque nouvelle saison. 
J’étais donc en PLS quand j’ai su que la troisième saison serait la dernière. (Même si j’ai toujours un fol espoir que les auteurices reviennent sur leur décision et continuent à nous régaler, mais ça, c’est une autre histoire). 

Il était donc évident que la réédition des romans chez Monsieur Toussaint Louverture allait me ravir, surtout vu la beauté des couvertures proposées (oui je suis diablement matérialiste, que voulez-vous, on ne se refait pas). 

J’ai donc profité d’une acalmie dans ma panne de lecture de cette année pour me plonger dans ce premier tome, et je n’aurai qu’une seule chose à dire : quel régal ! 
(Bon, en vrai je ne vais pas me contenter de ça, sinon je serai une piètre blogueuse, mais vous avez saisi la figure de style). 

Pour une fois, j’avoue être incapable de dire si j’ai préféré l’œuvre originale ou son adaptation, tant les deux médias ont de belles choses à proposer. J’étais juste étonnée de découvrir au fil de ma lecture, que la série correspondait seulement au premier tome de la série (qui en compte tout de même huit). 

Ainsi les chapitres ont été étirés au maximum pour faire tenir trois saisons, mais vous savez quoi ? Étonnement c’est plutôt réussi. 
Évidemment il y a des choses qui ont été modifiées, transformées, mais jamais les propos du roman n’ont été détournés, et ça, c’est à mon sens le plus important. 

Anne est toujours aussi adorable, pleine de vie et de bonnes intentions et de maladresses, Matthew et Marilla sont des être plein de tendresse, tandis que la vie à Avonlea paraît tout simplement merveilleuse.

Un vrai roman doudou, qui nous met des papillons dans le ventre tout en véhiculant de très belles valeurs, plutôt moderne pour son époque. Je dois d'ailleurs me faire violence pour ne pas les enchaîner les uns à la suite des autres, tant cet univers tendre me plaît.


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Parution VO : Anne of Green Gables - 1908
Parution VF : 22 octobre 2020 - Monsieur Toussaint Louverture

lundi 18 octobre 2021

Tout le monde veut des ailes - Laurence Bouvard


Angèle, Clara et Vincent ont 15 ans. Ils sont amis pour la vie. Et pourtant, ils ne se sont jamais rencontrés... 
Jusqu'à ce que la vérité les rattrape.

J'ai commencé ce roman sans trop savoir vers quoi j'allais. Je savais simplement que c'était une histoire d'amitié entre trois adolescent·es. Avec si peu d'informations, cela pouvait m'amener à peu près n'importe où, ce qui fait que je n'avais pas de véritables attentes.

Mais c'est une magnifique histoire que nous offre ici Laurence Bouvard, avec trois ados aux personnalités totalement différentes, mais complémentaires.
L'amitié qui les lie se tisse à travers un jeu de rôle et l'écriture collaborative de celui-ci, ce qui ajoute une dimension très actuelle et réaliste à cette histoire.

En effet, combien de relations amicales se sont créées de cette manière sur le net parmi notre génération ?
Pour ma part, nombre de mes amitiés actuelles découlent de ce processus et j'ai été ravie que cela soit mis en lumière d'une si belle manière.

Car pour une fois dans la littérature jeunesse on ne se concentre pas uniquement sur les dérives des réseaux sociaux (qui existent et qu'il faut évidemment dénoncer, mais là n'est pas le propos), mais sur les choses positives qui peuvent en découler, telle que l'amitié que construisent Angèle, Clara et Vincent.
C'était extrêmement rafraîchissant de lire ce type de récit, destiné à un public jeunesse.

Tout le monde veut des ailes est donc un roman sur l'amitié, mais pas seulement. Il traite également de sujets plus complexes, tels que la confiance et l'estime de soi, mais aussi de maladie, de handicap et de deuil. 

En conclusion, c'est un très beau roman, qui nous livre le quotidien presque banal de trois ados, mais avec énormément de douceur et de bienveillance.
Une petite pépite à mettre entre toutes les mains, surtout celles des plus jeunes. 


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Parution: 25 août 2012 - Bayard Jeunesse

lundi 6 septembre 2021

L'Éveil des sorcières, tome 1 : L'apprentissage de Nora - Cordélia


Vous ne devinerez jamais ce qui m’est arrivé ! Après avoir causé un tremblement de terre à l’école, j’ai découvert que j’étais une sorcière ! Moi, Nora ! J’ai donc commencé mon apprentissage avec deux autres élèves, Maelys et Rajan, et Mme Wàn, ma prof de musique. Et oui, elle aussi c’est une sorcière, je ne m’en serais jamais doutée ! 
Et puis, on a aussi découvert qu’un groupe de garçons de notre collège avaient mis en place un jeu hyper sexiste. Alors, on a décidé de se servir de nos pouvoirs pour leur donner une bonne leçon…

Après avoir énormément apprécié Alana et l'enfant vampire, j'avais hâte de retrouver Cordelia dans un nouveau roman. Je n'ai pas encore pris le temps de me pencher sur Tant qu'il le faudra, mais j'ai lu avec plaisir ce premier tome de L'Éveil des sorcières et son héroïne Nora. Et finalement ça tombe bien, je continue de découvrir son univers pour la jeunesse et les ados.

Ce que j'apprécie particulièrement chez Cordelia, c'est qu'elle écrit des romans pour la jeunesse, avec des thèmes et des sujets divers mais surtout engagés. Et c'est encore assez rare dans le domaine de la littérature jeunesse pour être souligné.

Ici nous découvrons Nora, élève au collège qui se découvre des pouvoirs de sorcière. Elle va donc débuter son apprentissage en compagnie de deux autres élèves: Maelys, une élève malentendante et Rajan, un garçon sorcière. Ce petit trio va rapidement apprendre à se connaître et à se faire confiance, pour finalement former un groupe très attachant.

Ce roman aborde énormément de sujets, avec beaucoup de pédagogie et de bienveillance, dans le but de faire réfléchir les jeunes (et moins jeunes d'ailleurs !) lecteurices.
Ainsi à travers celui-ci, Cordelia évoque et dénonce la grossophobie, le harcèlement et le sexisme, tout en donnant de la visibilité à l'homoparentalité, au féministe et à la malentendance notamment.

Cela fait vraiment du bien de voir de tels sujets abordés et normalisés, sans que cela paraisse forcé ou exagéré.
L'intrigue n'en est pas mise de côté pour autant et on découvre en même temps que notre héroïne toutes les possibilités offerte par la magie, tout en nous gardant assez de suspense pour les tomes à venir.

En conclusion, j'ai énormément aimé ce premier tome de L'Éveil des sorcières et je suis impatiente d'en découvrir la suite. Je suis sûre que Cordélia nous réserve de très chouettes choses dans les tomes à venir et que cela sera même encore meilleur.


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Parution: 19 août 2021 - Scrineo

mercredi 16 juin 2021

Shuri : Un roman dans l'univers de Black Panther - Nic Stone


Shuri, la soeur de Black Panther, n'a que cinq jours pour sauver le Wakanda ! Shuri est la soeur du roi d'une mystérieuse nation nichée au coeur de l'Afrique, le Wakanda, dont le dirigeant, surnommé Black Panther, est doté de pouvoirs surhumains. 
A treize ans à peine, c'est déjà un petit génie, une scientifique très douée, partiellement formée aux arts martiaux comme la plupart des membres de la famille royale. Mais lorsque son frère, dont l'accession au trône est assez récente, lui réclame une nouvelle tenue de combat, elle peine à s'exécuter : impossible pour elle de manipuler correctement le vibranium, le métal le plus précieux du pays, capable de donner au tissu des propriétés extraordinaires. Pour se changer les idées, elle se laisse entraîner par sa meilleure amie à une étrange cérémonie. Là, Shuri a une vision à glacer le sang, et découvre que l'Herbe-Coeur, dont le roi tire ses pouvoirs, est en train de dépérir à un rythme alarmant. 
" Wakanda pour toujours ! " comme disent les braves. Shuri n'a que cinq jours avant que la catastrophe ne frappe et va devoir quitter le pays pour trouver la clé de l'énigme... Le compte à rebours a commencé !

Ce roman devait sortir l'année passée mais a évidemment été reporté à cause de ce fichu Covid. On peut dont dire qu'il s'est fait attendre.
Mais il est enfin là et j'ai passé un agréable moment de lecture en sa compagnie, même si je ne pense pas que c'est un roman que je garderai longtemps en tête.

En effet, si le personnage de Shuri est intéressant, il lui manque ce petit quelque chose qui m'a fait craquer pour elle dans les films. C'est minime, mais cela suffit.
Malgré ça, j'ai admiré sa ténacité et son courage qui l'emmènent dans une aventure palpitante en compagnie de K'Mara, sa meilleure amie et future Dora Milaje, qui elle non plus de manque pas de bagou.

Un roman issu du MCU et qui met en valeur autant de figures féminines dans un roman jeunesse, ça vaut tout de même la peine qu'on s'y intéresse. Et c'est d'autant plus intéressant vu qu'il est destiné à un public adolescent. C'est typiquement le genre de chose que j'aurais voulu lire quand j'avais 14 ou 15 ans.

Par contre, là où j'ai eu un peu plus de mal c'est concernant T'Challa. De mon point de vue, son personnage dans ce roman ne colle vraiment pas au personnage qu'on nous présente dans les films. Ici il a l'ait un poil trop imbu de sa personne et beaucoup trop sûr de lui.
Il prend complètement par-dessus la jambe les mises en garde de sa soeur et ça a un peu eu le don de m'énerver.

Je comprends l'approche scénaristique derrière cette volonté - car sans ça Shuri n'aurait pas eu autant de place dans le roman - mais comme le dit si bien l'héroïne, ses proches ont tendance à ne pas la prendre au sérieux car c'est une jeune fille de 13 ans, et ce même si elle est plus intelligente qu'eux.
Ça ne vous rappelle rien ?

Voilà pour ce qui m'a dérangée dans ce roman. Pour le reste, c'est un très bon roman pour les adolescents - ça reste prévisible pour les adultes et/ou les lecteurices assidus - qui ne manque pas de rythme, ni d'action.
Il est porté par plusieurs personnages féminins forts au caractère bien trempé, ce qui donne des dialogues rythmés et parfois assez drôles.
Une jolie découverte à mettre entre les mains des plus jeunes. 


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Le site de Nic Stone
Parution VO: 7 mai 2020 - Scholastic
Parution VF: 20 mai 2021 - Lumen 

mercredi 5 mai 2021

Le jardin secret, tome 1 - Maud Begon d'après Frances Hodgson Burnett


Après la mort de ses parents en Inde, Mary, petite fille renfermée, désagréable et malingre, est recueillie par un oncle toujours absent dans un sombre et étrange manoir perdu sur la lande anglaise. 
Là, elle va s'ouvrir à la vie et changer grâce à la recherche d'un jardin mystérieux, la rencontre d'un premier ami, jusqu'à se transformer tant physiquement que moralement.

Cela fait quelques années que je voue une passion aux ouvrages de Frances Hodgson Burnett et pour les adaptations et réécritures qui en sont tirées. J'ai adoré La petite princesse et Le jardin secret, il ne me reste plus qu'à découvrir Le petit lord Fauntleroy et la collection sera complète.

Quoi qu'il en soit, quand j'ai vu que Dargaud sortait une adaptation BD de ce roman que j'ai adoré, il était évident que j'allais me jeter dessus et la dévorer. Ce que j'ai fait.
Il s'agit ici d'un premier tome car l'adaptation va se décliner en plusieurs albums. Si je me base sur ce qui est présenté dans celui-ci et la manière dont l'histoire avance, je dirais que nous auront droit à une trilogie.
Selon moi cette adaptation est une vraie réussite. La trame de l'histoire est parfaitement respectée et l'autrice nous plonge dans l'histoire de Mary avec beaucoup de délicatesse. J'ai véritablement eu la sensation de relire le roman que j'aime et c'était très agréable.

On est bien loin de la version cinématographique édulcorée de 2020 et c'est tant mieux. D'ailleurs si vous cherchez une vraie belle adaptation de ce roman, je vous conseille fortement le film de 1993 (oui celui avec Maggie Smith, la présence de cette actrice est un gage de qualité) à la place de celui de 2020 où les réalisateurs ont inutilement rajouté des éléments de fantasy à l'intrigue. Sincèrement, l'histoire originale se suffit à elle-même.
La façon dont Maud Begon illustre les changements physiques et psychologiques de Mary est vraiment significative. On part d'une petite fille franchement insupportable et malingre pour arriver à une héroïne vive, joyeuse et rayonnante en l'espace de quelques mois.
Les changements sont subtils et ils évoluent au fil des pages, au rythme de notre lecture.

Graphiquement cette BD est une réussite: les planches sont d'une beauté à couper le souffle et les couleurs renforcent à merveille la singularité des différents lieux. Que ce soit à l'intérieur du manoir ou dans les jardins - là où se passe la majorité de l'intrigue - l'autrice nous offre une gamme d'illustrations somptueuses.
Que ce soit dans de petites cases ou en pleine page, notre regard est forcément attiré par l'harmonie des traits et des couleurs présentes.
En conclusion, cette BD est une véritable petite bulle de douceur et d'émerveillement. Dès les premières pages on plonge dans le récit et on n'en ressort qu'à la toute fin, avec un petit goût de trop peu. 
Je pense que Le jardin secret plaira autant aux amateurices de la version romancée de Frances Hodgson Burnett qu'à celleux dont ce sera la première approche.
De mon côté, je vais avoir du mal à patienter jusqu'au tome suivant.


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Le site de Maud Begon
Parution: 23 avril 2021 - Dargaud
Ma chronique du roman
Illustrations: Le jardin secret par Maud Begon © Dargaud 2021

lundi 19 avril 2021

La dame des murs - Silène Edgar


Mara Galanta est La Dame des murs, chanteuse d'opéra célèbre pour avoir chanté au pied du mur de Berlin en 1972. Depuis, des anonymes du monde entier lui écrivent pour lui parler de « leur mur ». Rebelle, riche et talentueuse, Mara est aussi une grand-mère peu attentionnée, irritable et solitaire. 
Emma est sa petite-fille. Impétueuse et ne manquant pas d'humour, elle aussi a la sensibilité artistique, elle ressemble plus à sa grand-mère qu'elle ne voudrait le reconnaître. À 14 ans, elle cherche encore à dessiner les contours de son identité, à se définir comme amie, comme jeune fille. Il lui manque un morceau du puzzle, un morceau tenu secret par Mara : à 18 ans, sa grand-mère s'est enfuie de Lettonie, un pays soumis à la dictature soviétique. Depuis, elle n'y est pas retournée, bien que le rideau de fer soit tombé. Et elle n'en parle jamais. 
Quand Emma demande à Mara de l'emmener en Lettonie pour découvrir ses secrets, elle s'est assuré que la vieille dame ne pourrait pas le lui refuser. Ce dont elle ne se doutait pas, par contre, c'est qu'une vieille dame mystérieuse et un souffle de magie allaient s'en mêler. 
C'est le début d'un voyage dans le temps qui va réveiller bien des souvenirs.

Vous le savez si vous me suivez ici depuis un moment, j'aime beaucoup les romans historiques, qu'ils soient destinés à un public adulte ou jeunesse et j'aime particulièrement les écrits de Silène Edgar. Il était donc tout à fait logique que je me lance dans la lecture de La Dame des murs.

Pour être tout à fait honnête, j'ai eu besoin d'un chapitre pour m'adapter à la construction du roman. Par moment je ne savais pas de quel point de vue était écrit le paragraphe que je lisais. Mais une fois que j'ai compris le principe, la lecture a coulé toute seule.

J'ai aimé suivre Emma et Mara, car malgré leurs différences elles forment un duo très attachant. D'un côté nous avons une adolescente au caractère affirmé qui voudrait apprendre à connaître cette grand-mère plutôt taiseuse et de l'autre une femme qui a du mal à vivre avec son passé et qui le renferme tout au fond d'elle-même.

Ces deux-là vont alors avoir six jours pour se découvrir et mieux se connaître, tout cela dans le cadre d'un voyage en Lettonie, pays d'origine de Mara.
Si ce retour aux sources est compliqué pour la cantatrice, Emma y voit l'occasion d'en apprendre plus sur sa grand-mère et sur l'histoire de sa famille. 

Peu à peu - et avec l'aide d'une petite touche de fantastique - nos deux héroïnes vont s'apprivoiser. Avec parfois des petits accros, elles vont retracer le passé de Mara et nouer des liens forts.

Même si j'ai rapidement compris tous les enjeux de ce roman, j'ai passé un agréable moment de lecture. J'ai littéralement dévoré ce livre en une après-midi et j'en suis ressortie avec une sorte de petit spleen, tant je m'étais attachée à ces deux héroïnes originales.

J'ai aimé le tempérament ardent de Mara, même si par moment j'avais parfois l'impression d'avoir affaire à une protagoniste bien plus jeune, notamment par rapport à ses réactions et à ses expressions. Elle est têtue et bornée, ce qui l'amène à ne pas toujours faire preuve de discernement. Emma parait, au contraire, plus mature que son âge, ce qui donne un contraste assez saisissant entre elles.

En complément à cette jolie relation, j'ai apprécié en apprendre plus sur cette période de l'histoire que je connais assez peu: celle de la Guerre Froide, de l'Europe de l'Est et de l'Ouest et de tout ce que cela a impliqué pour des millions de personnes.
J'ai également aimé les lettres reçues par Mara, qui nous font prendre conscience que même si le Mur de Berlin est tombé il y a plus de trente ans, d'autres murs existent et empêchent des personnes de vivre dignement et dans de bonnes conditions.

En bref, j'ai beaucoup aimé La Dame des murs. J'ai ressenti énormément d'émotions durant ma lecture, et encore aujourd'hui elle me trotte dans la tête. Je pense qu'elle fait aisément partie de ces lectures qui vous marque dans une vie de lecteurice.


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Parution: 17 mars 2021 - Castelmore

vendredi 16 avril 2021

L'Épouvanteur, tome 9: Grimalkin et l'Epouvanteur - Joseph Delaney


Après avoir aidé Thomas Ward et l'Épouvanteur à entraver le démon, en Irlande, Grimalkin a regagné le comté. Elle doit à tout prix conserver, enfermée dans un sac, la tête coupée du Malin afin de garder sous contrôle son esprit maléfique. 
Grimalkin, la tueuse du clan Malkin, est puissante, et son seul nom suffit à inspirer la crainte. Mais les serviteurs de l'obscur sont à ses trousses. 
Pour lui reprendre son horrible et précieux fardeau, ils emploieront tous les moyens...

Plus je me plonge dans la saga de l'Epouvanteur, plus je tombe amoureuse. En la commençant il y a quelques années, je n'aurais jamais cru que j'allais autant accrocher. Et pourtant c'est le cas. Je dévore les tomes les uns après les autres et j'en redemande à chaque fois.

En commençant ce tome, j'étais assez surprise de ne pas retrouver Tom en tant que narrateur, puisque c'est ce à quoi l'auteur nous avait habitué jusqu'ici. Finalement, de Tom il ne sera presque pas question car ce tome se concentre essentiellement sur Grimalkin, et ce pour mon plus grand plaisir !

Nous l'avions déjà rencontrée dans les tomes précédents, mais avoir un tome entier qu'il lui soit consacré, ça promettait d'être intéressant. Et ça l'a été.
J'ai énormément apprécié entrer dans la tête de cette femme au caractère singulier. Car bien qu'elle soit une sorcière, Grimalkin est différente. Elle est certes une tueuse, mais c'est une sorcière qui a un code d'honneur et des principes. C'est aussi un femme forte - dans tous les sens du terme - et indépendante, qui a plus d'un tour dans son sac (et dans ses couteaux).

Dans ce tome, Joseph Delaney parvient aisément à nous faire apprécier ce personnage, qui est tout de même une antagoniste. Ce procédé avait déjà été entamé dans les tomes précédents, mais ici nous en sommes à l'apogée.
Nous suivons notre (anti)héroïne alors qu'elle lutte constamment pour protéger la tête du Malin de celleux qui veulent s'en emparer pour le ramener. C'est un sacré défi, une lutte de tout les instants.

J'ai également aimé le concours des quelques personnages secondaires de l'intrigue, telles que Thorne, Agnès Sowerbutts ou encore les deux lamias de la tour Malkin.
Elles ont toutes joué un rôle décisif dans cet opus et nous avons eu l'occasion de les découvrir sous un autre jour.

En bref, encore une fois j'ai été embarquée dans ce roman, dont la lecture ne m'aura pris qu'une journée. J'ai suivi le périple de Grimalkin avec énormément d'attention et j'ai plus d'une fois tremblé pour elle durant celui-ci.
J'ai hâte de découvrir ce que l'auteur nous réserve pour la suite, car l'étau se ressert peu à peu sur tous nos héros et héroïnes. 


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Ma chronique du tome 1
Ma chronique du tome 2 
Ma chronique du tome 3
Ma chronique du tome 4
Ma chronique du tome 5
Ma chronique du tome 6
Ma chronique du tome 7
Ma chronique du tome 8
Parution VO: I am Grimalkin - 1er décembre 2011 - The Bodley Head
Parution VF: 24 janvier 2013 - Bayard Jeunesse

mercredi 20 janvier 2021

Izzie Nobody - Anne Loyer



Izzie vient des quartiers populaires. Elle est intelligente, ça oui. C'est même pour cette raison qu'elle a intégré le très coté lycée Saint-Exupéry. Sa mère en est tellement fière que ça en devient gênant... mais Izzie aimerait bien que cet enthousiasme soit partagé par les élèves qu'elle côtoie à présent. 
Ils l'ont appelée Nobody. Izzie Nobody. Ça sonne bien, hein ? À part ça ils ne sont pas franchement hostiles. Non. Juste indifférents. En fait, dans son nouveau lycée, Izzie n'existe pour personne. Pour personne ? Pas tout à fait. Il y a ce drôle de garçon, là, avec un prénom d'ancêtre : Gustave ! 
Lui aussi est un Nobody. Un premier point commun ?

J'ai découvert ce titre en service presse grâce aux éditions Gulf Stream et j'étais très curieuse de le lire, notamment pour la thématique abordée, à savoir la difficulté de s'intégrer dans un lycée (ou tout autre endroit rassemblant des adolescent finalement).
C'est un sujet qui me parle et qui doit parler à énormément de personnes, car ce n'est pas toujours facile de se faire sa place, quel que soit l'endroit.

Si j'ai plutôt apprécié cette lecture - assez courte - j'ai tout de même eu l'impression de rester très en surface. Je ne me suis pas attachée tant que ça à Izzie, même si elle est la narratrice du roman.
Je ne l'ai pas trouvée antipathique, loin de là, mais j'ai eu du mal avec sa façon de penser et avec son attitude très défaitiste.

Cependant l'histoire a quand même ce petit quelque chose qui fait qu'on s'y intéresse et qu'on continue notre lecture. Peut-être est-ce dû à la longueur des chapitres, que j'ai trouvée parfaite. Ils ne sont ni trop longs, ni trop courts et il rythment très bien le récit, s'arrêtant toujours à des moments pertinents.

La relation qui se tisse peu à peu entre Gus et Izzie est tout de même intéressante, malgré tous les faux-pas que ces deux-là ne cessent de faire. Mais leur maladresse et les quiproquos qui en résultent ont tout de même ce petit côté touchant qui m'a plu.

De plus, le background des différents personnages de ce roman (Izzie, mais aussi sa mère, Gus, Pénéloppe ou encore La Mouette) offre de belles perspectives de discussion avec les plus jeunes.
Le passé de chacun·e à de quoi attendrir et nous permettre de mieux appréhender ce roman.

En conclusion, je pense qu'Izzie Nobody est un titre qui pourrait vraiment plaire au public adolescent. Le roman est court et bien structuré, avec des passages attendrissants.
Et même si personnellement je n'ai pas accroché autant que je l'aurais voulu avec Izzie, nul doute que d'autres trouveront en elle une héroïne qui leur parlera.


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Le blog d'Anne Loyer
Parution: 18 février 2021 - Gulf Stream

vendredi 8 janvier 2021

De l'autre côté du mythe, tome 2: PenthesÍleia - Flora Boukri


Maintes fois, on a raconté que ma vie n’a été guidée que par l’amour de la guerre et du sang versé. Ceux-là veulent me réduire, moi, Penthesíleia, à un simple pion dans le grand échiquier des dieux de l’Olympe. Mais que savent-ils de ce qu’il s’est réellement passé ? 
 Je vais vous confier comment, jeune reine guerrière dévouée à Ártemis, j’ai quitté mon petit monde de femmes et ma cité pour empêcher les Grecs d’en faire tomber une autre. Comment, devant les murs de Troie l’Inaccessible, j’ai vu la perte d’êtres chers ôter aux hommes tout sens commun. Comment, entre stratégies militaires et combats, j’ai découvert la vraie nature d’Akhilleús le Valeureux. 
Et comment, nous, Penthesíleia, Hippólutê et autres Amazones, les figures de l’ombre, nous avons joué notre rôle… ou choisi notre propre destinée. 
Laissez-nous vous guider de l’autre côté du mythe.

Si j'apprécie énormément la mythologie grecque, je dois avouer que je ne connais pas énormément de choses à propos des Amazones, à part ce qu'on nous en a toujours dit. J'étais donc très curieuse de découvrir ce deuxième tome de De l'autre côté du mythe afin d'en savoir un peu plus.

J'avais un vague souvenir de la participation de ces guerrières valeureuses à la Guerre de Troie, mais sans plus, ce qui rendait ce roman encore plus intéressant. 
Flora Boukri décide ici de nous raconter la vie de Penthesíleia et Hippólutê, les deux princesses Amazones. Elles ont été élevées dans les plus pures traditions de leur peuple, sans jamais avoir vu un homme mais en ayant à l'esprit que ce sont des êtres vils, qui traitent les femmes encore moins bien que ds objets.

Cependant alors qu'elles sont envoyées à Troie à la demande d'Ártemis, Penthesíleia commence à remettre en question ce qu'on lui a appris pendant toute sa vie et à se demander si elle est vraiment libre de ses choix, ou si elle n'est rien de plus qu'un jouet aux mains des dieux et déesses.

J'ai énormément apprécié ce roman, peut-être encore plus qu'Ariádnê. Le personnage de Penthesíleia est un des plus complexes que j'ai pu rencontrer jusqu'ici et elle m'a profondément touchée.
Tout le cheminement de déconstruction qui s'opère en elle me rappelle celui que nous sommes nombreux·ses à opérer ces derniers temps.

Se poser les bonnes questions, mettre en doute l'ordre établi et ce qu'on nous a toujours présenté comme étant "normal" ou "bon". Ce n'est pas simple, cela apporte parfois des déconvenues, mais finalement on en ressort souvent grandi·es.

L'implication d’Akhilleús dans ce récit m'a également paru très pertinente et fidèle à ce qu'on connaît de ce personnage et je n'aurais finalement pas pu imaginer de meilleure conclusion à cette histoire.

En conclusion, si comme moi vous être féru·es de mythologique grecque, ce type de récit ne peut que vous plaire. L'autrice remet sur le devant de la scène des personnages peu connu·es ou à qui on n'a pas attribué de très grands rôles dans les mythes desquels iels sont issu·es et tente de leur rendre justice, avec beaucoup de tact et d'imagination.
C'est tout simplement splendide.


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Parution: 12 novembre 2020 - Gulf Stream
Ma chronique du tome 1

lundi 28 décembre 2020

L'Épouvanteur, tome 8: Le Destin de l'Epouvanteur - Joseph Delaney


L'Epouvanteur, Tom et Alice partent dans le sud de l'Irlande pour fuir la guerre qui ravage le comté. La seule chose qui protège Tom et Alice est la fiole de sang. S'ils s'éloignent de trop ou si la fiole est brisée, ils seront à la merci du diable. 
Pendant ce temps, Tom est recruté pour faire face à une alliance maléfique de mages, et prend possession de la Lame de l'Épouvanteur. Une épée avec une face sombre et qui a soif de son propre sang ... C'est la seule arme qui a une chance de battre le Diable en combat. 
Mais d'abord, Tom a besoin de s’entraîner, et la seule personne qui peut l'aider est Grimalkin, la sorcière assassin. Viendra-t-elle ?

Je lis les tomes de cette saga à un tel rythme que je me demande si j'arriverai encore à trouver quelque chose de différent à en dire au bout de huit tomes. Qu'est-ce que ce sera quand j'arriverai au seizième, je vous le demande.

Après leurs mésaventures sur l'île de Mona, nos trois protagonistes cherche refuge en Irlande, où ils vont devoir faire face aux mages Caprins qui cherchent à s'emparer des pouvoirs du dieu Pan.
Mais ce ne sera pas le seul danger, puisque la Morrigan est également aux trousses de Tom, tout comme le Malin. Ça en fait des ennemis à combattre en seulement 300 pages !

Si je dois être totalement honnête, je vous avoue que dans ce tome, j'ai parfois trouvé Tom bien naïf. A croire que toutes ses aventures précédentes ne lui ont pas servi de leçon. Il se laisse encore trop facilement manipuler à mon goût et tombe vraiment dans des pièges grossiers.

Même si cela sert l'intrigue, c'était parfois un peu gros pour être tout à fait crédible. Mais je pinaille, j'en ai conscience, parce que le roman est tout de même très bien orchestré, chaque événement ayant un lien avec le suivant et ainsi de suite.
J'aime particulièrement l'aspect mythologique que l'auteur glisse dans chaque tome, cela ajoute de la substance au récit.

Ce tome est également très sombre par bien des aspects, notamment en ce qui concerne Alice. Je n'en dirai pas plus pour ne pas spoiler celleux qui ne sont pas encore arrivé·es jusqu'ici, mais sachez que je ne m'y attendais absolument pas ! 

La présence de Grimalkin dans ce tome m'a également ravie ! J'aime beaucoup ce personnage très énigmatique, qui à mon sens n'est ni bonne ni mauvaise, mais un subtil mélange des deux. Je sens que c'est une sorcière que l'on risque de recroiser encore dans cette saga et je m'en réjouis !

En conclusion, j'ai hâte de me plonger dans la suite de la saga de l'Epouvanteur, qui ne cesse de me tenir en haleine au film des tomes. Plus j'en lis et plus j'ai envie d'en lire. Je pense que c'est à ça que l'on reconnaît les bons bouquins.


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Parution VO: The Spook's Destiny - 19 avril 2011 - The Bodley Head
Parution VF: 23 février 2012 - Bayard Jeunesse

mercredi 2 décembre 2020

Un Hiver sans fin - Kiran Millwood Hargrave


Enfermées dans un pays au cœur d'un hiver éternel, Mila et ses sœurs se réveillent un beau matin pour découvrir que leur frère Oskar a été enlevé par de mystérieux voyageurs. Bien décidée à le retrouver, Mila va vite découvrir que tous les garçons du village ont disparu. Tous, sauf un : Rune, le mage. 
Mila et Rune partent alors pour un long voyage à la recherche des enfants perdus. Ensemble, ils traverseront les plus hautes montagnes peuplées de loups et les plus terrifiantes régions du Nord, où le froid règne en maître.

Je ne suis pas quelqu'un qui choisit forcément ces livres en fonction des saisons, mais pour le coup Un hiver sans fin était tout de même une lecture parfaite à faire en ce moment. Un mélange de conte (russes, slaves, aucune idée, mais de conte quand même), de littérature jeunesse et d'une ambiance hivernale, j'étais d'office conquise.

Nous allons donc suivre Mila et sa famille dans un contexte particulier: en effet, cela fait cinq ans que l'hiver perdure et qu'il n'a pas l'air prêt à s'en aller. 
Une nuit, alors qu'un étranger fait halte dans leur maison située au cœur de la forêt, Oskar disparaît mystérieusement. Persuadée qu'il a été enlevé par cet être étrange, Mila part à sa recherche aux côté de Rune, un jeune mage de la ville voisine.

J'ai énormément apprécié Mila et sa fratrie, particulièrement la jeune Pipa qui est pleine d'entrain et qui donne un véritable coup de peps à l'ensemble.
Sanna est évidemment la plus raisonnable en tant qu'aînée (oui généralement en littérature jeunesse c'est comme ça) tandis que Mila est une sorte de mélange des deux, avec une affinité particulière pour les choses surnaturelles.

Si j'ai été totalement convaincue par les différents personnages, j'aurais aimé avoir plus d'information à propos de Rune. Celui-ci est très énigmatique et mystérieux et tout au long de l'histoire nous n'aurons pas plus d'éléments à son sujet.

Concernant l'intrigue, j'avoue ne pas avoir été particulièrement surprise par sa construction. J'avais très vite compris de quoi il retournait et j'avais fait les liens logiques entre les événements. Cependant, vu le public auquel ce roman s'adresse, cela est parfaitement adapté et les plus jeunes y trouveront certainement le compte.

En conclusion, Un hiver sans fin est un roman parfait à sortir en cette période. Son ambiance s'accorde parfaitement au froid qui arrive petit à petit chez nous tout comme les valeurs qu'il met en avant.
De plus parmi les personnages présentés, il y en aurait forcément un ou une qui ne manquera pas de vous plaire.


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Parution VO: The Way Past Winter - 3 octobre 2019 - Chicken House - 
Parution VF: 12 novembre 2020 - Michel Lafon

lundi 16 novembre 2020

L'Épouvanteur, tome 7: Le Cauchemar de l'Epouvanteur - Joseph Delaney


"Je rêvais de Lizzie l'Osseuse... Elle trônait dans une grande salle. Le Malin se tenait à côté d'elle, une main posée sur son épaule. Des prisonniers hurlant de terreur attendaient d'être décapités, et le sol était rouge de sang. " 
La guerre. qui faisait rage au sud du Comté, a maintenant gagné l'ensemble du pays. A leur retour de Grèce. Tom Ward et John Gregory découvrent que les soldats ont mis le feu à la maison de Chipenden, réduisant en cendres la précieuse bibliothèque. De plus, pendant leur absence, les sorcières de Pendle ont libéré Lizzie l'Osseuse, que l'Epouvanteur avait enfermée dans une fosse. 
Rester dans le Comté s'avère trop dangereux. En compagnie de la jeune Alice, et des trois chiens, Griffe, Sang et Os, Tom et son maître s'embarquent pour l'île de Mona, gouvernée par le cruel lord Barrule. Seulement, ils n'y sont pas les bienvenus...

Après être restée plus d'une semaine sans rien pouvoir lire à cause de cette saloperie de Coronavirus, j'avais envie de recommencer à lire avec une valeur sûre, un roman qui ne me décevrait pas. C'est donc tout naturellement que je me suis tournée vers la saga de l'Epouvanteur.
Depuis que j'ai commencé à lire ces livres, je suis devenue complètement accro.

Après sa confrontation contre l'Ordinn, Tom a rejoint le Comté en compagnie d'Alice et de l'Epouvanteur. Mais alors qu'elle la sauvé d'un pacte qu'il a conclu avec le Malin, Alice et Tom sont désormais inséparables, car seule une fiole de sang les protège désormais. Cependant ils doivent également prendre garde à ce que l'Epouvanteur ne découvre pas ce stratagème, car cela pourrait signifier l'arrêt de l'apprentissage de notre jeune héros.

Mais nos héros et héroïnes ont d'autres chats à fouetter, car la guerre se propage dans le Comté et les armées ennemies ont détruit la maison de John Gregory, permettant à Lizzie l'Osseuse de s'échapper.
Cherchant refuge sur une île proche, notre trio va devoir affronter un danger bien pire que celui qui sévit dans leur pays.

Je suis agréablement surprise par le développement de cette saga. Plus on avance, plus les événements se corsent et plus l'intrigue devient sombre. On sent que l'influence du Malin gagne du terrain et que celle-ci rend n'importe quel endroit bien plus dangereux qu'il ne l'était au départ.
Des situations déjà difficiles deviennent carrément insolubles.

C'est ce que j'apprécie particulièrement dans la construction de ce récit. On sent que l'auteur maîtrise sont sujet et qu'il sait déjà ce qu'il veut créer dans les tomes à venir. Tout semble être orchestré de main de maître et nos personnages n'ont plus qu'à se laisser guider tels des pantins. C'est véritablement prenant et en tant que lecteurice on se laisse très facilement mener par le bout du nez également. 
Joseph Delaney fait ce qu'il veut de nous, et nous on en redemande !

On sent également que l'influence et les pouvoirs de l'Epouvanteur s'amenuisent et que Tom va de plus en plus devoir compter essentiellement sur lui-même. Heureusement, Alice est un précieux soutien et est également la clé de certains événements.
Je n'ai qu'une seule hâte: savoir ce qu'il va advenir de ce duo attachant et plein de fougue, car je suis sûre que l'auteur a des projets les concernant qui risquent de nous retourner le cerveau.

En conclusion, je ne peux que renouveler ma déclaration d'amour à la saga de l'Epouvanteur que je regrette de ne pas avoir découvert plus tôt. Malgré tout, mon attitude de fangirl à son encontre ne s'amenuise pas, au contraire ! 
Je pense que ma lecture du prochain tome ne tardera pas à arriver.

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Parution VO: The Spook's Nightmare - 1er janvier 2010 - The Bodley Head
Parution VF: 10 février 2011 - Bayard Jeunesse

lundi 12 octobre 2020

L'Épouvanteur, tome 6: Le Sacrifice de l'Epouvanteur - Joseph Delaney


Tom Ward, apprenti Epouvanteur, est censé protéger le comté face à la montée en puissance de l'Obscur. 
Or sa mère a besoin de lui en Grèce, le pays où elle est née. L'Ordinn, une redoutable créature, est sur le point de resurgir. Si elle réussit à sortir des profondeurs de la terre, elle ravagera la Grèce, entraînant massacres et destructions. 
De retour au comté, la mère de Tom monte donc une expédition. Elle engage les sorcières de Pendle - dont la terrible Grimalkin -, ainsi qu'Alice et l'Epouvanteur Bill Arkwright. Seul John Gregory refuse d'y participer. 
Changera-t-il d'avis? Quels sacrifices Tom devra-t-il consentir dans cette bataille sans merci contre l'Ordinn, la principale servante du Malin?

Je m'étonne moi-même su rythme auquel je découvre cette saga. Après avoir traîné des années entre les tomes 1 et 2, ici je les enchaîne vraiment bien. Pour preuve, ma lecture du tome précédent date seulement du mois de mai.

Comme je l'ai déjà dit, au fur et à mesure de l'avancement de la saga, on sent que l'intrigue s'étoffe de plus en plus. L'avancée de l'obscur est évidemment de plus en plus palpable et le Malin prend un grand plaisir à malmener Tom.

Le gros point fort de ce sixième tome, c'est sans conteste la place laissée à la mère de notre héros. Depuis le début, elle me fait l'effet d'un personnage extrêmement énigmatique qui n'a pas révélé tous ses secrets. Ce tome nous en donne la preuve en lui donnant le premier rôle de l'intrigue qui prend place ici.

Notre héros se rend donc en Grèce en compagnie de sa mère afin de lutter avec elle contre l'obscur, incarné par l'Ordinn et la menace qu'elle représente pour le monde. Il ne sera évidemment pas seul dans cette épopée, puisqu'il voyage en compagnie de L'Epouvanteur, d'Alice et de Bill Arkwright, mais également d'une délégation de sorcières du Comté.

Ce périple s'annonce dangereux, mais également riche en révélations et en événements marquants. Joseph Delaney ne nous laisse pas énormément de répit pour assimiler tout ce qu'il nous livre, mais cela permet également au roman de garder un rythme soutenu.

Les événements s'enchaînent et s'intensifient pour nous donner un roman qui nous tient en haleine du début à la fin. Un roman qu'on a énormément de mal à lâcher et qui se lit tout seul, tant les pages défilent sans aucune difficulté. 

En conclusion, j'aime énormément la façon dont l'histoire s'enrichit au fil des tomes. Nous n'en sommes qu'au sixième et déjà on sent les changements qui s'amorcent et l'importance que Tom prend. 
Son duo avec Alice devient également plus important et laisse présager des développements intéressants pour la suite. J'ai hâte de me plonger dans la suite.

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Parution VO: The Spook's Sacrifice - 2009 - The Bodley Head
Parution VF: 1er janvier 2010 - Bayard Jeunesse

mercredi 22 juillet 2020

Alana et l'enfant vampire - Cordélia


Alana en a marre. Ses parents et sa soeur sont encore partis gérer des conflits vampiriques sans elle ! Heureusement, sa meilleure copine Oli est là pour lui changer les idées: elle est persuadée que Joâo, le nouvel élève de leur classe, est un vampire ! 
Se pourrait-il qu'elle ait raison ? Et s'il leur révélait quelque chose d'encore plus terrible ? 
Pour Alana, c'est l'occasion de prouver à sa famille qu'elle est capable de mener à bien une mission, malgré ses douleurs musculaires...

S'il y a bien un titre jeunesse que j'attendais avec impatience cette année, c'est bien Alana et l'enfant vampire ! Cependant, le destin a voulu que le Covid nous tombe dessus et que sa sortie soit reportée. Quoi qu'il en soit, j'ai enfin pu mettre la main dessus et je l'ai dévoré en à peine une journée.

Dans ce roman, Cordélia nous propose une histoire de vampire plutôt originale, étant donné que ceux-ci vivent parmi les humains sans trop se faire remarquer et font parfois même appel à certains d'entre eux - appelés Médiateurs - pour régler leurs conflits.
Cette collaboration permet de garder l'existence des vampires secrète et de maintenir un lien entre ces derniers et les humains.

Alana est donc issue d'une famille de Médiateurs et ne rêve que d'une seule chose: devenir Médiatrice à son tour. Malheureusement avec ses douleurs chroniques, cela semble assez compromis. Mais c'est sans compter la volonté de l'adolescente.

Je suis littéralement tombée sous le charme de ce roman ! La plume de l'autrice est de celle que l'on suit sans aucune difficulté et qui nous donne envie de ne jamais refermer le livre qu'on a entre les mains.
De plus, cette façon de penser les vampires est assez novatrice, ce qui est tout de même un exploit en soi, étant donné que les auteurs et autrices du genre ont bien balayé le sujet au fil des années.

Mais le gros point fort de ce roman, c'est clairement ses personnages. Alana est une héroïne comme on aimerait en voir plus: intelligente et courageuse mais pas infaillible et surtout pas exempte de défaut. Oli et Joâo ne sont pas en reste non plus et sont des ami·es et allié·es précieux·ses pour notre héroïne. Et que dire de la grand-mère d'Alana qui est elle aussi un personnage plein de surprises.

Et puis, cela fait tellement de bien d'avoir enfin des personnages principaux et secondaires issus de la diversité, sans que cela ne semble forcé. Dans ce roman, tout le monde a sa place et apporte sa pierre à l'édifice. Il serait temps que la littérature - adulte et jeunesse - normalise ce genre de chose afin que les lecteurices ne soient plus forcé·es de chercher la représentation, mais qu'elle soit présente, tout simplement.

En bref, Alana et l'enfant vampire est un roman que je recommande chaudement à toutes et tous, ados comme adultes ! Cette lecture est réellement un coup de cœur. Ce n'est pas tout les jours que l'on croise un roman jeunesse sur les vampires aussi abouti. Un roman qui se suffit à lui seul, mais qui pourrait tout aussi bien être le premier tome d'une saga très prometteuse.


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Parution: 18 juin 2020 - Scrineo

lundi 18 mai 2020

L'Épouvanteur, tome 5: L'Erreur de l'Epouvanteur - Joseph Delaney


Plus que jamais, l'obscur menace le Comté. John Gregory envoie Tom dans le nord, pour qu'il poursuive sa formation auprès d'un autre épouvanteur, Bill Arkwright. 
Ce dernier habite un moulin hanté, non loin de dangereux marécages, et il se montre un maître implacable. Tom a du mal à supporter ses méthodes ! 
Or, le Malin charge sa propre fille, une puissante sorcière d'eau, d'anéantir Tom. C'est alors que Bill Arkwright commet une erreur, et le garçon se retrouve seul pour affronter sa redoutable adversaire.

C'est un miracle ! J'ai réussi à lire ce tome seulement un mois après avoir lu le précédent !! Bon, il faut bien avouer que le confinement a grandement facilité les choses, mais soulignons quand même l'exploit accompli ici.
Oui je me lance des fleurs, mais si je ne le fais pas, qui le fera à ma place ?

Mais revenons à nos moutons: après que le Diable ait été libéré et envoyé sur Terre, il a tenté sans succès pendant deux jours d'atteindre Tom, enfermé dans la pièce léguée par sa mère.
Depuis, l'Epouvanteur essaie de garder Tom en sûreté malgré lui et décide donc de l'envoyer se perfectionner chez un de ses anciens apprentis.

C'était intéressant d'être confronté à une autre manière d'enseigner et de suivre une façon de faire différente. L'Epouvanteur n'est pas toujours tendre avec Tom, mais Bill Arkwright peut se montrer très rude et violent. De plus, son passé ne joue pas non plus en sa faveur.

Ce cinquième tome est cependant plein de surprises. Entre les sorcières d'eau, un nouveau maître à apprivoiser et les révélations faites par rapport au Malin, à Grimalkin et à Alice, notre jeune héros doit s'adapter très rapidement et ne surtout pas perdre son sang-froid.

C'est toujours un vrai plaisir de se plonger dans un tome de cette saga. Joseph Delaney maîtrise le rythme du récit à la perfection et sait très bien à quel moment nous livrer des informations cruciales et à quel moment nous laisser dans l'inconnu.
Cet univers gagne en profondeur au fil des tomes et des apprentissages de Tom et je suis sûre que je ne suis pas au bout de mes surprises.

J'ai tout de même toujours un peu de mal avec l'esprit très manichéen de l'Epouvanteur. Je sais que cet aspect est là pour faire évoluer l'histoire, mais j'aimerai parfois bousculer les idées reçues de cet homme, qui de mon point de vue, fait plus de mal que de bien dans certaines situations. 
Et la plupart de ces situation concernent Alice...

Je n'en dirai pas plus pour éviter de vous spoiler, mais sachez que ce tome gagne en profondeur et en substance, ce qui rend cette saga véritablement addictive. Je ne sais pas comment je vais pouvoir me freiner dans ma lecture de celle-ci, car j'ai de plus en plus envie d'enchaîner les tomes.
Si ça ce n'est pas un indice sur la qualité de cette série, je ne sais pas ce qu'il vous faut de plus.


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Parution VF: 1er janvier 2009 - Bayard Jeunesse

mercredi 13 mai 2020

Cupcakes et claquettes, tome 5: Sans flafla - Sophie Rondeau


Après avoir subi la pire punition de sa vie, Clara apprend que son amoureux lui a caché quelque chose. Réussira-t-elle à passer l’éponge sur cette décision qu’il prétend avoir prise pour son bien ? Et pourra-t-elle fermer les yeux sur la nouvelle «mauvaise habitude» de son amie Clémentine ? 
À la rentrée, Lili s’inscrit avec Louka à un cours de swing. Mais voilà que son ami se désiste à la dernière minute. Lili doit donc trouver un nouveau partenaire. Et si elle demandait à Justin, ce garçon qu’elle a rencontré dans les corridors de l’école de danse ? 
Lili et Clara Perrier, ces jumelles attachantes, nous entraînent dans leur vie alors qu’elles amorcent leur troisième secondaire.

Deux ans après avoir lu le tome 4, je me suis enfin plongée dans le cinquième et dernier tome de la saga Cupcakes et claquettes de Sophie Rondeau. Il était temps !
Voilà une saga jeunesse qui m'a énormément touchée, à l'instar des Filles modèles ou de Juliette. Dès le premier tome, l'autrice a su me donner envie de m'intéresser à la vie de Lili et Clara et même si j'ai énormément apprécié ce dernier tome, dire au revoir à ces deux héroïnes touchantes n'a pas été des plus simple.

Dans ce dernier tome, Lili s'intéresse à la pratique d'une nouvelle danse, ainsi qu'à un nouvel élève pour qui elle commence à ressentir des choses.
De son côté, Clara termine sa punition pour être sortie et douce, continue sa relation avec Etienne et doit faire face à un nouveau défi.

J'apprécie toujours autant la dynamique qui existe entre les jumelles. Elles ont beau avoir deux tempéraments différents, cela ne les éloigne pas l'une de l'autre. Au contraire, cela les rend plus fortes et plus soudées et leur permet aussi de voir leurs problèmes sous un angle différent.

Certains personnages secondaires prennent ici un peu plus de place, comme Clémentine et Etienne, tandis que d'autres comme Louka sont un peu oubliés. C'est dommage, car même si on le mentionne encore quelques fois, j'aurais beaucoup aimé qu'on approfondisse un peu plus le sujet de l'homosexualité de ce dernier.
Même s'il s'agit d'un personnage secondaire, Sophie Rondeau avait plutôt bien abordé le sujet dans le tome précédent, ça aurait été sympa de continuer dans ce sens, plutôt que de juste le mentionner au détour d'une phrase.

Mais à coté de cela, le sujet du tabagisme chez les adolescents est plutôt bien exploré, même si à mon sens on reste tout de même en surface. Mais comme moyen d'entamer la conversation sur le sujet avec les ados, je trouve que ça fait le job.

Et puis, on continue de suivre les péripéties amoureuses de nos jumelles et cela reste vraiment très mignon à lire, et je suis sûre que cela ravira les jeunes lecteurs et lectrices.

En bref, ce cinquième tome conclut vraiment bien cette saga. Evidemment dans ce genre de cas, on aimerait avoir droit à l'un ou l'autre opus en plus, mais c'est le lot de beaucoup de séries.
Sophie Rondeau a réussi à conclure sa saga sur une note positive, tout en nous proposant un épilogue très sympathique, qui évite au lecteurice de rester sur sa faim.

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