Affichage des articles dont le libellé est Ototo manga. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ototo manga. Afficher tous les articles

mercredi 28 avril 2021

L'Instant Bulles #24

La petite faiseuse de livres, tome 7

C'est déjà le tome 7 pour cette saga et sincèrement j'ai l'impression que c'était hier que je lisais les deux premiers tomes. Je suis totalement accro à Maïn et à ses aventures et à chaque lecture je ne vois pas passer les pages.

Dans ce septième tome, les choses prennent une nouvelle tournure, notamment à cause du Baptême de notre héroïne. Cette dernière va alors entrer dans un Temple pour la première fois et ce qu'elle va y découvrir risque bien de changer la donne.

On sent dans ce tome que les choses deviennent de plus en plus sérieuses et ce sous bien des aspects. Maintenant commence à comprendre les rouages qui régissent le monde des affaires et apprend à ne plus se faire manipuler aussi facilement. Cela va lui être très utile, notamment face à sa découverte du Temple et de son fonctionnement.

Du côté des personnages secondaires ça bouge également. On comprend de mieux en mieux le fonctionnement de Benno, mais aussi celui de Frida. Et puis Lutz est toujours aussi adorable, ce qui ne gâche rien.

Bref, je me régale avec cette série qui est finalement plus sérieuse qu'elle n'en a l'air au premier abord.


Shadows House, tomes 3 et 4

J'ai énormément aimé les deux premiers tomes de Shadows House, du coup je me suis précipitée rapidement en librairie pour me procurer les deux suivants, tant j'avais besoin de connaître la suite des aventures de Kate et Emlico.

Ces deux tomes sont donc consacré à l'Exhibition, l'épreuve qui détermine quelle(s) paires de Shadows et de poupées vivantes s'accordent parfaitement et peuvent continuer leur apprentissage. Ce qu'il advient des paires qui échouent... On ne le sait pas encore.

Là aussi les choses deviennent sérieuses et même plus dangereuses. On commence à voir comment les choses fonctionnent dans cet univers ainsi que les liens qui se tissent entre les différentes strates de "pouvoir".

Je pense que ce manga promet des choses très intéressantes pour la suite. En tout cas les mangakas savent ménager le suspense et entraîner les lecteurices, ce qui est déjà un très bon point.

Ajoutons à cela les dessins qui sont tout de même très esthétiques, notamment par rapport aux visages des personnages pour celleux qui en ont ahaha qui sont réellement très expressifs.

J'ai hâte de lire les prochains tomes et de voir comment Kate et Emilico vont évoluer dans leur nouvel environnement.

Fluide

J'ai reçu cette BD des éditions Dargaud et j'avoue ne plus me souvenir si je l'avais demandée ou non... Quoi qu'il en soit je l'ai lue et encore aujourd'hui je ne sais pas si je l'ai aimée ou non.
Ce n'est pas la première fois que je ressens cela face à une lecture, mais c'est toujours frustrant d'être dans cet entre-deux. J'aime avoir des positions claires sur ce que je lis, et là j'ai aimé certains aspects et j'ai eu quelques réserves sur d'autres.

Cette histoire est donc celle de deux potes, tous deux auteurs de BD qui vont faire de nouvelles expériences en matière de séduction et de sexe grâce à William, un personnage qu'ils ont inventé et qu'ils parviennent à incarner tous les deux lorsqu'ils sont ensemble.

Avec William ils vont donc découvrir énormément de nouvelles pratiques, comme le sexe à plusieurs, la non-monogamie, le BDSM ou encore le pegging.
Le tout dessiné avec énormément de créativité - à la limite du psychédélique - par les différents auteur, ce qui donne un aspect très libre à toute cette histoire.

Cependant là où j'émets des réserves, c'est par rapport au déclenchement de toute cette histoire et à l'attitude d'Hector. Sans vouloir trop vous spoiler, tout ceci démarre après que la compagne d'Hector lui parle de son envie d'explorer sa sexualité avec une autre femme, mais seule de son côté.

Ca aurait pu être un bon moyen d'explorer et d'expliquer la non-monogamie, mais de mon point de vue (de non-concernée) je trouve qu'on reste beaucoup trop en surface et que cette pratique est à chaque fois comparée à la monogamie, ce qui n'est pas pertinent puisque ce sont des choses totalement différentes.
Et puis, on oublie une donnée très essentielle dans ce type de relation: la communication. Aucun des protagonistes ne communique de manière claire et posée et c'est vraiment dommage.

De plus, Hector semble avoir du mal avec le concept de non-monogamie, uniquement lorsque cela concerne sa compagne, puisque de son côté lui ne se prive pas pour s'amuser grâce à William.

Bref, j'ai aimé certains aspects de la BD, mais je regrette le fait la celle-ci reste très hétérocentrée. Par contre, je serais curieuse de découvrir la mini-série créée à partir de la BD, qui est apparemment disponible sur Arte.

Le don de Rachel

J'étais très intriguée par cette BD et évidemment par le personnage de Rachel qui était très prometteur.
Par contre, si j'ai aimé l'ambiance du XIXe siècle qu'on y retrouve, j'ai trouvé les différentes scènes de la première partie de la BD très (trop ?) récurrentes.

En effet, Rachel enchaînes les "séances" où elle fait usage de son don, mais j'ai l'impression que c'est toujours plus pour se donner en spectacle que pour réellement faire bouger les choses (dans quelle mesure, on ne le sait même pas) qu'elle le fait.
De plus, le personnage de Page est beaucoup trop mystérieux et on ne sait pas vraiment si on doit lui accorder une existence tangible ou non.

En ce qui concerne les deux autres parties de la BD, je ne leur ai pas vraiment trouvé d'intérêt. J'aurais aimé en savoir plus sur Rachel, sur sa vie, sur les circonstances et les raisons de sa disparition plutôt que de partir sur ces sujets qui s'en éloignent.

Malgré cela, les dessins de Terkel Risbjerg sont vraiment très beaux et apportent une ambiance particulière à la BD, notamment dans toute la première partie. La palette de couleurs utilisée n'est pas énorme, mais suffit amplement à créer cette ambiance mystique particulière.

Ce n'est donc pas une lecture inoubliable, mais elle aura au moins eu le mérite de me faire découvrir ce duo d'auteurices et de me donner envie de lire leurs autres titres.

Orgeuil et Préjugés, tome 1: Les Cinq Filles de Mrs Bennet

Cette BD me faisait très envie depuis sa sortie et j'ai pu la découvrir grâce à ma copine Mallou14 qui me l'a gentiment prêtée.
Je n'ai jamais lu le roman de Jane Austen, mais je pense avoir vu l'adaptation ciné avec Keira Knightley une bonne centaine de fois. Je l'ai d'ailleurs revue juste après ma lecture de cette BD, tant j'avais envie de revoir les cinq soeurs Bennet.

J'ai déjà pu apprécié le travail d'Aurore avec sa BD Elinor Jones, je savais donc que son style graphique allait me plaire. Et effectivement toutes les planches sont d'une formidable beauté ! Que ce soit les personnages ou les décor, tout est absolument sublime.

Pour ce qui est de l'adaptation, comme je l'ai dit je n'ai pas lu le roman original, mais jusque maintenant cela ressemble beaucoup au film que j'ai vu.
Les caractères de chacune des soeurs sont très bien représentés et la trame de l'histoire paraît respectée.

J'ai aimé la manière dont Aurore imagine les différents personnages et la manière dont elle leur donne vie. On est complètement immergé dans la campagne anglaise du XVIIIe siècle, avec ses décors somptueux et ses élégantes tenues.

Tout est absolument parfait et j'ai hâte de pouvoir me plonger dans le prochain tome.

samedi 6 mars 2021

L'Instant Bulles #21

   

La petite faiseuse de livres, tomes 5 et 6

Je me rends compte que en voulant faire ma chronique du tome 6 que je ne vous ai même pas parlé du tome 5... Oups !
Et sincèrement ça aurait été dommage de passer à côté, parce qu'il se passe réellement plein de choses dans ces deux tomes. Tout d'abord on commence à en apprendre plus sur la Dévorante et sur ses effets, ce qui rend ces tomes un peu plus sombres que les premiers. Cela ajoute également un aspect plus sérieux à l'intrigue.

On se focalise également un peu plus sur la famille de Maïn, ce qui les rend beaucoup plus attachant à nos yeux. Tuuli est véritablement attachante, mais je pense que le personnage le plus complexe est le père des deux petites filles. 

Il y a aussi les personnages de Benno et du Maître de la Guilde qui semblent avoir encore quelques cartes à jouer et je ne sais pas dans quel sens cela ira. En tout cas ce manga est beaucoup plus sérieux que ce que les dessins peuvent laisser présager en premier lieu et j'aime beaucoup la tournure que prennent les événements. On entre de plus en plus dans le vif du sujet et j'ai hâte de voir ce que les autrices nous réservent.


En proie au silence, tome 5
! TW viol !

Jusqu'ici j'aimais beaucoup ce manga pour les sujets qu'ils abordent, malgré le fait que ce ne soient pas des sujets faciles à aborder. J'aimais la manière dont il remettait les choses en question et nous présentait des personnages plutôt ambivalents, avec leurs qualités et leurs défauts.

Par contre, depuis le tome 4, cela commence à devenir un peu bizarre, voire carrément malaisant sur certains aspects. 
Par exemple je ne suis pas du tout à l'aise avec la volonté de l'autrice de nous proposer une romance entre Misuzu et Nizuma. On parle de deux victimes de viols et de violences sexuelles qui trouvent en l'autre quelqu'un à qui se confier et à ce niveau je n'ai rien à dire.
Par contre, une relation prof-élève... On part de deux relations malsaines et abusives pour en arriver à une autre, étant donné que les deux protagonistes n'ont pas une relation d'égale à égal.

Du côté d'Hayafuji rien n'est encore réglé. Ce serait même plutôt le contraire quand on voit les réactions de Reina (sa dernière victime donc) à son égard et la manière dont lui-même a l'air de se blâmer ses victimes pour ses propres fautes.
Ajoutez à cela le frère bizarre et pervers de Misakana et je vous avoue que je ne sais plus vraiment où on va avec ce manga...

Je compte tout de même continuer à lire le suivant pour voir si les situations se débloque, mais j'ai quand même de moins en moins d'espoir à ce sujet.

Tout ce qui reste de nous

J'étais vraiment intéressée par cette BD étant donné le coup de coeur que j'ai eu pour Mes ruptures avec Laura Dean. Malheureusement ça ne l'aura vraiment pas fait, puisque j'ai abandonné ma lecture au bout d'une vingtaine de pages.

Comme souvent c'est le côté beaucoup trop onirique donné à ces trois histoires qui aura eu raison de moi. Ce n'est tout simplement pas fait pour moi, je décroche beaucoup trop vite lorsqu'une histoire n'est pas un minimum tangible.
Avant j'aurais persévéré en essayant de me rattraper aux branches, mais aujourd'hui je sais que c'est totalement inutile et que je n'en ressortirai rien de positif.

C'est dommage, car malgré ce côté très - trop ? - chimérique, les dessins de l'autrices sont vraiment magnifiques, tout comme la palette de couleur utilisée tout au long de l'album.
Si j'étais friande de ce style d'histoire, je suis convaincue que j'aurai été totalement subjuguée par l'ensemble, car il y a une certaine harmonie qui lie tout cela.

Ainsi, je suis sûre que les amateurices du genre trouveront leur bonheur avec cette lecture.

Le tour du monde en 80 jours

Je n'ai jamais lu l'oeuvre originale de Jules Vernes (oui je sais, honte à moi !), je ne pourrai donc pas dire si l'adaptation est fidèle au roman. Par contre, je peux vous parler de ce que j'ai pensé de la BD, ce qui n'est déjà pas si mal.

Dans l'ensemble, c'était une agréable découverte, même si de mon point de vue ce n'était pas la lecture du siècle. La BD est assez courte même si elle réussit plutôt bien à nous embarquer dans la folle aventure initiée par Phileas Fogg.

En parlant de lui, je l'ai trouvé assez passif par rapport à ce voyage. Son côté placide est plutôt décalé par rapport à ce fameux tour du monde semé d'embûches. Un flegme typiquement britannique, mais qui a tout de même l'air poussé à l'extrême.
J'ai été beaucoup plus touchée par le personnage de Passepartout (qui dans ma tête sera toujours associé à Jackie Chan à cause de l'adaptation de 2004, merci le cinéma...), plus pragmatique et proactif.

Enfin, si je dois être tout à fait honnête, je n'ai pas été plus touchée que cela par le dessin de Younn Locard et par les couleurs utilisées dans l'album. Ce n'est pas un style vers lequel je me tourne spontanément en BD, même si j'apprends à sortir de ma zone de confort à ce sujet.

Globalement c'était une découverte intéressante.

Zombillénium, tome 5: Vendredi noir

Vu l'énorme cliffhanger à la fin du quatrième tome, j'étais plus qu'impatiente de découvrir ce nouvel opus de Zombillénium. Il m'aura tout de même fallu un petit temps d'adaptation pour remettre toutes mes idées en place par rapport à l'intrigue (une petite relecture des tomes précédents n'aurait pas été de trop), mais une fois cela fait, j'était totalement plongée dans la BD.

J'ai beaucoup aimé en apprendre plus sur l'enfance de Gretchen, le personnage emblématique de la saga. C'était vraiment bien tourné et cela nous permet de remettre les choses dans l'ordre pour mieux appréhender l'intrigue.

J'aime toujours autant l'humour noir qui se dégage de cette saga et les nombreuses références - que ce soit à la pop culture ou à la culture générale - présentes au fil des pages. 
Bon, j'étais un peu passée à côté de celle du titre pendant une bonne partie de ma lecture, jusqu'au ce que la lumière se fasse et que le jeu de mots me saute au yeux. Que voulez-vous, on ne peut pas être tout le temps au taquet...

Par contre, on en parle du cliffhanger qui clôture une fois de plus cet album ? Parce que bon, là ça commence à faire beaucoup pour me petit coeur. J'ai juste envie d'avoir le tome 6 en main pour savoir ce qu'il advient de mes personnages chouchou et ça c'est inadmissible quand on sait qu'on va encore devoir attendre minimum un an pour pouvoir le lire.
Je veux la suite !!!

mercredi 7 octobre 2020

L'Instant Bulles #16

 

Duellistes, tomes 3 à 5
J'ai enfin pris le temps de terminer la saga Duellistes alors que cela faisait déjà un bon moment que j'avais emprunté ces trois tomes au boulot.
J'appréhendais que ce manga ne soit pas à la hauteur de mes espérances, mais c'est justement tout le contraire qui s'est passé: j'ai adoré cette conclusion !

Au fil de ces trois tomes, l'autrice nous fait de plus en plus de révélations, mais c'est toujours justement dosé et extrêmement bien pensé.
Ran et Sei ont toujours cette relation particulière, qui tient plus de la relation fraternelle que professionnelle. C'est touchant de voir à quel point iels se soucient l'un· de l'autre.

D'autres personnages prennent de l'importance au fur et à mesure de l'histoire. Ibara est bien sûr toujours présent - et ce pour notre plus grand plaisir - mais à ce trio déjà formé vont s'ajouter Momokawa, Rin, Sôda et Isaji.

L'intrigue se fait également plus dense et plus intéressante, jusqu'aux révélations finales qui sont extrêmement bien trouvées et qui nous laisse parfois pantois.
Je suis donc ravie d'avoir pu lire cette saga, même si à mon sens, on aurait pu y ajouter un tome ou deux, histoire de bien boucler la boucle, car cette fin ouverte me laisse un peu sur ma faim.

La petite faiseuse de livres, tome 4
Tout se bouscule pour Maïn et Lutz, puisqu'ils commencent enfin la confection du papier, grâce au contrat passé avec le marchant Benno. Les deux ami·es doivent donc s'atteler à la tâche, en plus de continuer à effectuer leurs diverses corvées pour leurs familles respectives.

En tant que lecteur, on pénètre encore plus profond au sein de la société dans laquelle évoluent les différents personnages et c'est toujours aussi prenant. On commence à mieux comprendre comment fonctionne le commerce et comment la magie vient s'y glisser.

Cependant, la relation de Maïn et Lutz prend un autre tournant, puisque le jeune garçon commence à se poser de sérieuses questions concernant son amie et ses facilités concernant la lecture et l'écriture.

C'est toujours un vrai plaisir de se plonger dans ce manga. Les choses commencent à devenir un peu plus complexe et à prendre plus d'ampleur, tandis que les dessins sont toujours scotchant.
Je pense que je ne me lasserai jamais de cette saga !  

Melvina
J'ai reçu cette BD en service presse car la couverture et le résumé m'avaient intrigués. J'ai été touchée par le style de dessin de Rachele Aragno, mais malheureusement au niveau de l'intrigue, cela ne l'a pas faut du tout.

Pour être tout à fait honnête, je ne suis même pas allée au bout de cette lecture, tant j'ai eu du mal à m'immerger totalement dans l'histoire.
Si je pense en avoir compris le principe, je n'ai pas du tout adhéré à la manière dont l'autrice à amener l'histoire. J'ai trouvé ça trop brouillon, trop rapide et beaucoup trop perché.
Je n'ai pas non plus accroché avec le caractère de l'héroïne principale. Je ne l'ai pas détestée, mais elle ne m'a pas donné envie de l'apprécier pour autant.

Dommage pour cette fois, mais je pourrais tout de même retenter l'expérience avec l'autrice, car ses dessins m'ont tout de même tapé dans l’œil.
A suivre.

Titeuf, tome 16: Petites poésies de saisons
Habituellement, je suis une grande fan de Titeuf, essentiellement parce que j'ai grandi avec ces BD (celle-là et de nombreuses autres) et parce que j'aime son humour potache et son côté très naïf malgré les grands airs que lui et ses amis essaient de se donner.

Malheureusement, je n'ai pas tellement accroché à ce dernier tome paru, qui est en fait la réédition d'un ancien hors-série paru en 2005. Deux ans pour seulement nous rééditer un truc qui était déjà paru avant, je trouve ça un peu gros.

Et bizarrement, ce tome m'a moins amusé que les précédents. Evidemment je ne rigole pas à tous les gags, mais sur un album, j'arrive toujours à en trouver des drôles, ou tout du moins qui arrivent à me faire esquisser un sourire.
Là c'était l'encéphalogramme plat. Espérons que le prochain tome soit meilleur. 

Le petit Spirou, tomes 18: La vérité sur tout !
Là encore, j'ai grandi avec les BD du Petit Spirou et je possède la collection complète. C'est une BD qui a bercé mon enfance et dont j'attendais toujours le prochain tome avec impatience.

Mais là encore, il semble que le soufflé soit retombé. Si j'ai tout de même apprécié ma lecture de ce tome, il me semble qu'il me manque quelque chose pour vraiment être à fond dedans.
Peut-être est-ce le fait qu'on invite la technologie dans ces BD qui me gêne ? J'aimais beaucoup le côté insouciant de Spirou et ses amis qui faisaient des bêtises sans jamais se faire de souci. 

Après, comme je le disais, cela se laisse tout de même lire sans aucun problème et nous fait passer un bon moment de détente, c'est ce qui est le plus important.
Il faut probablement que j'apprenne à lâcher prise par rapport aux BD que je lis depuis longtemps.

vendredi 4 septembre 2020

L'Instant Bulles #14

En proie au silence, tomes 2 et 3

! TW viol !

Durant le mois d'août, j'ai découvert le premier tome d'En proie au silence et cette lecture m'a chamboulée. L'histoire de Misuzu est d'une violence inouïe et ce qu'on apprend dans ces deux tomes-ci est encore pire.

Car Hayafuji ne se contente pas d'une seule victime. Au contraire, abuser des jeunes femmes à l'air d'être simplement un jeu pour lui. Un jeu auquel il s'adonne régulièrement et où il prend beaucoup de plaisir.
Son personnage n'en devient que plus détestable au fil de notre lecture et on voudrait parfois faire justice nous-même.

Par contre, il semble que Misuzu évolue et commence à prendre conscience de la situation dans laquelle elle se trouve, même si elle ne supporte pas de se considérer comme une victime.
Ces passages sont également difficiles à lire, car toute la culpabilité du personnage transpire des pages et nous atteint sans qu'on s'en rende vraiment compte.

C'est aussi pour cela que j'estime que ce manga n'est pas à mettre entre toutes les mains, car même pour des personnes comme moi, qui ne sont pas directement concernées par l'histoire, il est très difficile de prendre du recul.
On ressort de cette lecture psychologiquement épuisé et meurtri, donc faites attention à vous et ne vous lancez pas là-dedans sans avoir suffisamment de cuillères à disposition pour le supporter.

Un monde transformé, tome 2
J'étais assez mitigée par rapport au premier tome d'Un monde transformé. Je ne savais pas si j'aimais l'histoire ou pas et j'attendais d'avoir lu ce deuxième tome pour me faire un avis plus complet.
Sachez qu'après lecture du tome 2 je suis toujours aussi indécise...

Je pense que ce manga fait partie de ces lectures qui nous laissent perplexes, sans qu'il n'y ait aucune raison valable et sans qu'on ait les arguments pour dire si on a adoré ou détesté.
L'histoire est restée aussi sibylline qu'elle ne l'était au départ, et aucun mystère n'a vraiment été résolu.

Cependant, les personnages restent très intéressants à suivre, malgré leur côté très hors du temps. Puryo semble savoir où elle va  heureusement parce que nous pas et comment se débrouiller dans le labyrinthe qu'est la citadelle, tout comme Minmi qui a l'air d'en connaître un sacré rayon sur le temple, tandis qu'Agasa parait perdue la plupart du temps et essaie tant bien que mal de se repérer dans tout ce fourbi.

Je vais tout de même persévérer dans la découverte de ce manga, car je suis curieuse de savoir si des réponses vont nous être données ou si nous allons rester dans ce flou artistique jusqu'à la fin.

Grenadine
J'étais très curieuse de lire cette BD depuis que je l'avais repérée sur le catalogue des Editions Lapin. Je ne savais pas du tout de quoi il retournait et je n'en attendais rien de spécial.

Pourtant du spécial, j'y ai eu droit. L'univers de Shyle et son personnage sont loin d'être politiquement corrects et c'est ce qui rend cette BD hyper intéressante !
Shyle ne se définit ni en tant qu'homme ni en tant que femme mais plutôt comme un·e "garçonne" et est pansexuel. Iel est hanté par son "ex aux grosses fesses" et tente de l'oublier en couchant avec d'autres personnes.
En parallèle, iel fait de la musique et tente de faire éditer ses projets de BD et nous raconte ça avec beaucoup d'humour, d'autodérision et de couleurs. Avec un style de dessins qui me fait énormément penser à Adventure Time.
Bref, c'est un gros bordel organisé, mais très amusant à suivre.

Vagin Tonic
Voilà une BD qu'on a beaucoup vu passer ces dernières années et qui m'intéressait beaucoup. Une BD qui parle du sexe féminin, ça ne court pas les rues et ça valait donc la peine d'être lu.

L'autrice aborde une foule de thèmes, tels que les sexualités, les règles, les maladies intimes et bien d'autres encore, et elle le fait avec énormément de pédagogie, que ce soit dans ses dessins ou dans ses explications.
Toutes les informations sont documentées et de nombreuses notes de bas de page nous réfèrent à d'autres ouvrages ou articles à consulter si on veut approfondir le sujet.

Après, cela reste très primaires en terme d'informations. On reste sur des informations de base, des informations que j'avais déjà pu lire ailleurs. Personnellement je n'ai pas fait de grandes découvertes durant cette lecture, mais mettez-le entre les mains d’adolescents et adolescentes et là je dis banco !
C'est typiquement le genre d'ouvrages qu'il faut leur donner, afin qu'iels appréhendent mieux leur corps et ceux de leurs futures partenaires.
A mon sens, on n'est jamais assez informé sur la sexualité et on peut en apprendre tous les jours et surtout à tous âges. 
Vagin Tonic est une BD parfaite pour débuter ce type d'apprentissage.

Olympe de Gouges
Je connaissais Olympe de Gouges de nom et pour sa déclaration des droits de la femme, mais mes connaissances s'arrêtaient là. Du coup, quand j'ai eu cette BD entre les mains, j'ai tout de suite eu envie de l'ouvrir et d'en apprendre plus sur cette femme.

Ce fut une très très bonne découverte !
Durant ma lecture, j'ai pu suivre Olympe de Gouges depuis son enfance jusqu'à sa mort et comprendre ce qui l'avait menée à écrire sa déclaration. J'ai aimé en apprendre plus sur cette femme et sur ses œuvres, qui m'étaient jusqu’alors inconnues.

Les dessins de Catel sont en noir et blanc, mais cela suffit amplement à donner vie aux différents personnages et à rendre compte de leur histoire. Il n'y a pas besoin de mille et une couleurs; les traits de la dessinatrice se suffisent à eux-mêmes.

Le duo formé par Catel et Bocquet fonctionne à merveille et nous offre une BD des plus complètes - presque 500 pages quand même, une belle briquette ! - qu'on prend le temps de lire avec un plaisir non dissimulé.

vendredi 24 juillet 2020

L'Instant Bulles #11


La petite faiseuse de livres, tome 3
Vous le savez si vous avez lu cet article, je suis tombée amoureuse des deux premiers tomes de la saga La petite faiseuse de livres, parus chez Ototo.
Et bien sachez que je suis encore tombée plus amoureuse du tome 3 ! Si, si, c'est possible, j'ai été étonnée moi aussi, mais voilà.

Les relations que Maïn tisse au fur et à mesure de ses aventures avec les autres protagonistes sont logiques - même si on ne le voit pas tout de suite - et peu à peu tous les fils se rejoignent pour donner au lecteur une vision globale de ce qui retourne de l'histoire.

Selon moi, ce troisième tome amorce un tournant important dans l'histoire et donc dans la vie de Maïn. Celle-ci commence à s'affirmer, à prendre les choses en main concernant son désir de fabriquer des livres et elle met tout en oeuvre pour parvenir à ses fins.
On sent qu'on entre enfin dans le vif du sujet et que tout se met en place pour que la fillette puisse enfin accomplir ce qu'elle désire plus que tout. En toute logique, les autres tomes devraient continuer à se développer sans ce sens.

Bref, j'ai vraiment hâte de voir ce que les opus suivants auront à nous proposer, mais je suis certaine d'être comblée quoi qu'il arrive !

Un monde transformé, tome 1
J'avoue que ce manga m'a laissée plutôt perplexe. Je n'ai pas été déçue par cette lecture, mais ce n'est pas pour autant un coup de cœur. En vérité, je dois avouer que je ne vois pas vraiment où on va avec cette histoire.

L'univers développé par la mangaka est assez fouillé et complexe. On y suit deux jeune filles - Ezline et Puryo - qui évoluent dans une ville fortifiée et reculée. L'histoire semble se passer dans une époque proche de notre Moyen-Âge, où Puryo est apprentie Prêtresse.

La jeune fille évolue donc dans le château, au milieu d'autres prêtres et prêtresses, mais également en compagnie d'autres créatures plutôt originales et pour le moins surnaturelles.
Le tout donne un résultat plutôt onirique, où on ne sait jamais très bien où on est ni où on va, mais pour une fois cela ne m'empêche pas d'apprécier l'histoire.

A voir si la suite me donnera envie de poursuivre la découverte.

Horizontale: journal d'une grossesse allongée
Horizontale est encore une BD que j'ai pu découvrir grâce aux achats du boulot et que j'ai énormément apprécié.
Le titre résumé vraiment très bien le contenu de l'album et notre protagoniste principale le précise même dans un petit avertissement au début de l'album en nous stipulant que cette BD est "chiante" ( ce n'est pas moi qui le dit, c'est elle).

Finalement, chiante, cette BD ne l'est absolument pas. Evidemment il n'y a ni course-poursuite, ni rebondissement surprenant - encore que... - mais plutôt toute une série de tranche de vie. On suit ce que vit Sybil durant se repos forcé: les réflexions qu'elle se fait, les activités qu'elle trouve pour s'occuper l'esprit, les liens qu'elle noue avec d'autres futures-mères dans sa situation.
Tant de petits instants de vie si simple qu'on a tendance à les oublier.

Ajoutez à cela le mariage des superbes dessins de Jan Bosschaert et des couleurs de Julie Swolfs et vous constaterez que la BD vaut clairement le détour.


Seuls, tome 12: Les révoltés de Néozalem
Encore une fois, je reste un peu dubitative face à ce nouveau tome de la saga Seuls. Je l'ai déjà dit, mais je suis plutôt sceptique face à ce troisième cycle, qui selon moi, traîne véritablement en longueur.
Je n'arrive pas à savoir où les auteurs veulent nous amener, et plus la saga avance, plus j'ai l'impression que les auteurs ne le savent pas non plus, en fait. L'action part dans tous les sens et on peine à suivre le destin de tous les personnages principaux dans un seul album.
Je fais ce constat depuis plusieurs album et à ce niveau, en tant que lecteur on reste vraiment sur notre faim.

J'espère vraiment que tout cela se fait dans but précis et que les auteurs ont prévu un dénouement digne de ce nom, parce que je peine vraiment à m'accrocher dans cette série, qui avait pourtant  dès le départ pris un parti osé et original.

Je continue de réserver mon jugement.

Le monde selon Kev, tome 1: C'est qui le patron
S'il y a bien une BD qui ne vaut pas la peine d'être lue, c'est celle-ci.
Alors que j'étais plutôt curieuse de voir ce que cette BD pouvait donner, j'ai rapidement déchanté. Les gags de cette BD ne sont ni drôles ni originaux et sans aucune cohérence. De plus, la plupart d'ente eux ne semble pas avoir du chute.

Pour être honnête, j'ai jeté l'éponge au bout d'a peine 10 pages, tant le contenu m'a semblé inintéressant. Je ne peux donc objectivement juger de l'entièreté de la BD, mais le peu que j'en ai lu m'a suffit pour savoir que je ne voulais pas en lire plus.
Dommage.

vendredi 12 juin 2020

La petite faiseuse de livres - Suzuka et Miya Kazuki


Une étudiante bibliovore se réincarne en petite fille dans un monde caractérisé par l’illettrisme, et où l’imprimerie semble n’avoir pas encore été inventée... 
Mais pour celle qui est morte écrasée par sa bibliothèque, les livres sont vitaux !! Il n’y a qu’une seule solution : s’il n’y en a pas, elle va les fabriquer. 

Avec un titre pareil, il était évident que je n'allais pas laisser passer ce manga. Quand on me vend un manga qui va parler livres et littératures, vous pouvez être sûrs que je suis a taquet !
Comme prévu, cette lecture a été une vraie belle découverte.

Nous suivons le quotidien d'Urano, une amoureuse des livres qui s'est réincarnée dans le corps de la petite Maïn, une fillette de 5 ou 6 ans. La première chose que souhaite Maïn, c'est donc mettre la main sur un livre, afin d’atténuer le choc de sa mort et de lui apporter un brin de réconfort.
Le seul problème, c'est que dans le monde où elle vit, les livres sont une denrée très rare, voire inexistante. Notre héroïne va donc tout faire pour s'en procurer, quitte à les fabriquer elle-même !

Ce manga est d'une douceur et d'une mignonnerie indescriptible. Si la bouille attendrissante de Maïn ne suffit pas à donner envie aux lecteurices de mettre la main dessus, qu'on les rassure: l'histoire est totalement à la hauteur des illustrations.

Ça parle d'entraide, de solidarité, de persévérance et de bien d'autres sujet d'importance. Car alors que Main essuie nombre d'échecs, celle-ci ne se laisse pas décourager et tente toujours de trouver une solution à ses propres problèmes comme à ceux de son entourage.

La petite faiseuse de livres est typiquement le genre de manga tout doux qu'on aime savourer après une longue semaine de boulot. C'est attendrissant et divertissant, tout en mettant en avant des valeurs importantes.

Les personnages sont tous terriblement attachants, que ce soit Maïn, sa grande sœur Tuuli ou encore ses parents ou ses amis Lutz, Ralph et Fey.
Chacun apporte quelque chose à l'histoire et permet de varier les petites intrigues présentes dans le manga.
En conclusion, ces deux premiers tomes de La faiseuse de livres m'ont énormément plu car ils recèlent de nombreuses qualités tant graphiques que scénaristiques. J'ai hâte de pouvoir me procurer la suite, car elle promet d'être encore plus savoureuse.


Les infos utiles

Tome 1: 14 février 2020 - Ototo
Tome 2: 28 février 2020 - Ototo
Illustrations: La petite faiseuse de livres par Suzuka et Miya Kazuki © Ototo 2020

vendredi 4 novembre 2016

Sword Art Online (manga) : Calibur - Reki Kawahara et Shii Kiya


En 2025, le terrible incident lié au jeu mortel Sword Art Online est maintenant loin derrière Kazuto Kirigaya, connu sous le nom de Kirito dans l'univers des MMO. Lui et tous ses compagnons d'aventure rencontrés à l'intérieur de SAO, ALO et GGO, se retrouvent désormais fréquemment à l'intérieur d'ALO pour poursuivre leurs aventures. Cette fois-ci, ils se réunissent pour participer à une quête devant les mener jusqu'à la célèbre épée sacrée « Excalibur »...

Après avoir lu et adoré le quatrième tome du light-novel sorti chez Ofelbe éditions, j'ai eu très envie de découvrir la version manga de la conquête d'Excalibur par Kirito et ses comparses.
Et ça tombait bien, parce que je me l'étais justement procuré lors du salon Made in Asia à Namur en octobre dernier.

Bon j'avoue, au niveau des mangas SAO je suis plutôt à la ramasse. J'en ai lu quelques-uns, mais pas toujours dans l'ordre. J'ai lu l'arc de l'Aincrad, commencé le Progressive, acheté (mais pas encore lu) les arcs Fairy Dance et Phantom Bullet. 
Mais là, j'avis une envie folle de me lancer dans cette lecture, et le fait qu'il s'agisse d'un one-shot n'était que du bonus.

Autant vous dire que je n'ai pas du tout été déçue, car j'ai retrouvé la même ambiance que dans le light-novel.
Evidemment celui-ci est plus détaillé, mais le manga apporte également sa touche d’originalité. Et puis, pouvoir mettre des images sur ce qui était décrit dans la version romancée n'était pas pour me déplaire.

J'ai apprécié de retrouver le côté bon enfant qui caractérise notre équipe de choc, mais également la partie plus sérieuse concernant la quête à accomplir.
Ce que j'aime dans SAO, ce que même si on est reparti dans le domaine du jeu vidéo "inoffensif", les auteurs parviennent tout de même à nous insuffler ce petit côté réaliste qui amène du piment et de l'adrénaline.

Et bien sûr, la qualité des dessins est toujours présente pour sublimer encore plus l'aventure que vivent Kirito et ses compagnons d'arme.

Bref, vous l'aurez compris, j'ai été charmée par ce one-shot qui ne m'a absolument pas déçue. J'ai apprécié de retrouver mes personnages favoris et de voir qu'il n'y avait aucun second tôle, tous les protagonistes participant à l'aventure avec la même implication, ce qui n'a pas toujours été le cas dans les tomes précédents (que ce soit en version manga ou roman).
Là-dessus, j'ai hâte de me replonger dans ma lecture des autres arcs !


Les infos utiles

Le site de Ototo Manga
Leur page Facebook
Leur Twitter
Le premier tome de la version manga de Mother's Rosario sortira le 10 novembre chez Ototo (pas encore de visuel VF disponible)
La sortie du tome 2 est déjà prévue pour janvier 2017
Le prochain light-novel, Alicization sortira en février 2017 chez Ofelbe Editions