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jeudi 19 janvier 2023

Red Rising, tome 5 : Dark Age, partie 2 - Pierce Brown


« Mon miracle s’est transformé en débandade. » 
Acculé sur Mercure, Darrow tente de sauver les lambeaux de son armée. Dans le camp adverse, Lysandre veut redorer le blason des Ors. Capturée par un cauchemar de son passé, Mustang se débat pour protéger la République. En fuite avec des alliées incongrues, Lyria prend son avenir en main. Au service des Obsidiens, Éphraïm se bat contre lui-même et un ennemi redoutable. Dans le système solaire, cinq destins s’entrecroisent… 
Les alliances se font et se défont. De nouvelles menaces apparaissent. La République s’écroulera-t-elle devant le retour des Ors, Ou devant une invasion surgie des confins de l’espace ?
 
Ce qui me chagrine avec Pierce Brown, c’est que depuis la fin de la trilogie originelle, j’ai le cul entre deux chaises. 
À la fois, je suis toujours emballée à l’idée de revoir mes personnages chouchou (Sevro ♥) dans un univers de space-opera complet et complexe, et de l’autre je suis frustrée par la tournure que prend l’histoire, car selon moi, la conclusion du tome 3 aurait été largement suffisante… 
 
Me voilà donc à chaque nouvelle sortie, hyper enthousiaste à l’idée de repartir à l’aventure, puis déchanter au bout de quelques chapitres, quand je vois la tournure que prenne les événements. Honnêtement, par moment je trouve ça too much. 
 
Ce tome-ci n’échappe pas à la règle, et me laisse avec des sentiments mitigés. 
Le découpage d’un seul et même tome VO en deux tomes VF doit déjà jouer sur mon appréciation de celui-ci. Car l’univers est tellement complexe et les personnages tellement nombreux, qu’il est difficile de tous se les rappeler tous les six mois… 
(À ce propos, merci Hachette d’avoir supprimé le glossaire des personnages dans ce tome-ci, c’était tellement approprié !)
 
Ensuite, j’ai regretté l’absence de certains personnages principaux (Sevro, encore une fois, je sais, je suis en boucle) au profit de longueurs concernant d’autres protagonistes. 
Ce n’est pas que je n’apprécie pas Lyria, Ephraïm et Lysandre, mais ils n’ont malheureusement pas la prestance d’autres intervenant•es, sauf dans certaines scènes bien spécifiques où iels révèlent tout leur potentiel. Mais cela reste minime, par rapport aux scènes où il ne se passe pas grand chose… 
J’aurais également aimé qu’on se focalise plus sur Victra et Virginia, qui selon moi ont un énorme potentiel inexploité. 
 
Ainsi, la moitié du roman m’a parfois semblé longue et presque inintéressante, jusqu’au climax de fin, où tout se précipite et où -comme une fan qui se laisse prendre au piège- je révise totalement mon jugement pour vouloir lire une centaine de pages supplémentaires. 
Comme je vous le dis : le cul entre deux chaises... 
 
Je continue donc d’apprécier les romans et le style de Pierce Brown, mais je suis totalement perdue et j’ai du mal à voir où tout cela va finir par nous mener. 
Nul doute que l’auteur va de nouveau nous sortir un lapin de son chapeau, mais cela sera-t-il le coup de trop ? 
 
Néanmoins, malgré le côté parfois piquant de mon avis, j’ai tout de même envie de connaître la suite de cette histoire et je serai certainement au rendez-vous à la parution du prochain opus. 
J’espère ne pas être déçue !
 
 
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Parution VO: 30 juillet 2019 - Del Rey Books
Parution VF: 24 août 2022 - Hachette

mercredi 6 avril 2022

Red Rising, tome 5: Dark Age, partie 1


Dix ans ont passé depuis la révolution menée par Darrow et la fondation d’un nouveau monde. Mais ce dernier reste toujours un hors-la-loi aux yeux de la République, cette même République qu’il a fondée. Sa détermination sans faille le mène sur Mercure, au cœur d’une guerre sans pitié. 
De son côté, Lysandre cherche par tous les moyens à ramener la paix et pour ce faire, deux solutions s’offrent à lui : s’unir aux Ors ou les vaincre… 
Alors que, d’un côté, des alliances se forment, de l’autre les trahisons se poursuivent. Une nouvelle ère est-elle sur le point d’émerger ? 

Quatre ans depuis la parution d’Iron Gold, j’avoue que j’avais presque perdu espoir quant à la continuité de la traduction de cette saga chère à mon cœur chez Hachette. 
Mais lorsque j’ai vu que la première partie de Dark Age sortait pile le jour de mes trente ans, j’ai su que ce serait LE livre qui me sortirait de ma longue panne de lecture. 

Pourtant ce n’était pas gagné, car malgré mon amour inconditionnel pour la trilogie de base, j’avais été un peu moins emballée par Iron Gold
Et puis, autant d’années après la parution du dernier tome, la reprise fut assez laborieuse. J’ai eu du mal à raccrocher les wagons. J’avais littéralement tout oublié. 
Bon ok, pas tout, mais tout de même une très grosse partie, notamment au niveau des noms des divers protagonistes (et Jupiter sait si cette saga regorge de noms tous plus alambiqués les uns que les autres) 

Mais ma persévérance a porté ses fruits, puisqu’au bout d’une centaine de pages, j’étais à nouveau plongée dans cet univers diablement bien foutu et détaillé. L’apogée de ma lecture survenant évidemment avec le retour de Sevro (les vrai•es savent).  

Une fois le rythme de lecture retrouvé, j’ai enchaîné les pages les unes à la suite des autres, sans vraiment m’en rendre compte. Après quatre ans, j’étais enfin de retour sur Mars (enfin, dans ce tome c’est plutôt Mercure, mais vous avez compris), en compagnie de Darrow, Virginia, Sevro et tous·tes les autres. Et purée, ce que ça fait du bien ! 

Une fois encore, Pierce Brown nous montre l'étendue de son talent pour conter des histoires trépidantes qui laissent les lecteurices à bout de souffle. Comme dans les opus précédents, certaines scènes sont totalement inattendues (dans le bon sens, comme dans l'autre) et nous laissent littéralement sur le cul.
Chaque fois qu'on pense avoir atteint l'apogée d'une situation, celle-ci se renverse totalement et nous plonge dans une nouvelle situation intenable.

Nous passerons une nouvelle fois sur le fait qu’Hachette aime beaucoup trop se faire de l’argent sur le dos des lecteurs en nous proposant deux tomes à 18€ alors qu’en VO, un seul tome ne coûte même pas ce prix, mais c’est le jeu ma pauvre Lucette. (oui, oui je sais, l’achat des droits, la traduction et le coût du papier qui a augmenté, toussa toussa… mais quand même).

Bref, je râle sur le prix, mais je sais bien que dans six mois je me précipiterai sur la seconde partie sans trop me poser de question, car j’aime trop cette saga pour m’en priver. Et mon anglais n'est pas assez bon pour me lancer dans la lecture de la version originale...
Dans tous les cas, vivement le mois de septembre !


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Parution VO: 30 juillet 2019 - Del Rey Books
Parution VF: 23 mars 2022 - Hachette

lundi 8 février 2021

Aurora Squad, tome 2: Aurora Burning - Amie Kaufman et Jay Kristoff


La moitié de la galaxie est aux trousses du désormais célèbre escadron 312 accusé de terrorisme galactique aggravé. Tous ne veulent qu'une chose - ou plutôt qu'une personne : Aurora, qui attire la convoitise des escouades gouvernementales autant que des groupuscules les plus extrémistes de l'espace parmi lesquels le pire d'entre eux, le Tueur d'Etoiles... sans oublier la propre soeur de Kal et son armée sanguinaire. 
Si le jeune Syldrathi et Aurora se sont enfin avoués leur Attirance, la jeune fille doit consacrer toute son énergie à maîtriser son pouvoir au plus vite au prix d'un sacrifice auquel elle est loin d'être prête. 
Au beau milieu du véritable chaos où essaient de survivre les membres de l'escadron, une révélation de taille va rebattre les cartes pour Ty et ses amis.

Après la fin hautement frustrante du premier tome, il était on ne peut plus logique que je me jette sur Aurora Burning dès sa réception. Il ne m'aura fallu que deux jours pour en venir à bout et je l'ai terminé dans le même état que celui dans lequel j'étais à la fin du tome 1: au fond du trou.

Il faut dire que les auteurices ne font rien pour nous ménager dans cet opus. Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai crié "mais non !" en lisant un passage et où j'ai retenu mon souffle dan l'attente du sort de l'un·e des personnages.
Ce roman m'aura fait passer par tous les états possibles, et plus encore !

L'histoire se corse de plus en plus au fil des pages et les coïncidences troublantes s'accumulent trop pour en être réellement, ce qui fait qu'en tant que lecteurice on se pose énormément de questions.
Questions qui pour la plupart restent actuellement sans réponse. Si vous vous attendiez à ce que je vous remonte le moral dans cette chronique, je suis désolée de vous décevoir.

Par contre rassurez-vous, le ton du roman est toujours aussi savoureux ! Malgré les circonstance, nos héros et héroïnes n'ont rien perdu de leur sens de la répartie et ont toujours un bon mot à placer au bon moment - ou au pire, selon l'angle sous lequel on voit les choses.
Mais c'est justement ce qui rend cette saga aussi géniale ! On peut passer du rire aux larmes en seulement deux phrases et en redemander par la suite.
Oui les lecteurices d'Aurora Squad sont un peu maso, j'en conviens.

En conclusion c'est un deuxième tome encore meilleur que le premier que Amie Kaufman et Jay Kristoff nous offrent ici. On retrouve avec plaisir nos personnages favoris et on se laisse embarquer d'un bout à l'autre de la Galaxie en compagnie de l'Escadron 312.
Ne reste plus qu'à faire le pied de grue en attendant la sortie du troisième opus et à se ronger les ongles en attendant.


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Parution VO: Aurora Burning - 5 mai 2020 - Knopf Books for Young Readers 
Parution VF: 3 février 2021 - Casterman

lundi 21 décembre 2020

Aurora Squad, tome 1 - Amie Kaufman et Jay Kristoff


2380, quelque part dans la galaxie. Tyler, jeune pilote prometteur, est impatient de former l'escadron de ses rêves. Alors qu'il sort faire un tour dans l'espace pour se calmer les nerfs avant l'Affectation, il tombe nez à nez sur un vaisseau disparu depuis des années. A bord, Aurora, une jeune fille cryogénisée depuis 200 ans... 
Commence pour Tyler une odyssée dangereuse où il devra protéger Aurora de ceux qui la traquent pour une raison inconnue. Et diriger une bande d'anti-héros fantasques et courageux, insolents et sarcastiques... 
Et si le sort de l'humanité dépendait de sept têtes brûlées à l'humour ravageur ?

Enfin un roman de space opera qui envoie du lourd !! J'attendais de lire un roman de cet acabit depuis Zodiaque, c'est dire si ça fait un bail. En effet, j'adore la science-fiction et encore plus le space opera et depuis ma déception avec Zenith, je voulais lire un roman qui m'embarque complètement.
Aurora Squad a complètement rempli ces critères et même plus encore !

Dès les premières pages je me suis retrouvée embarquée dans cet univers très éloigné du nôtre (et pourtant si proche) en compagnie de ses sept protagonistes, plus différent·es les un·es que les autres.
Cette lecture aura été un régal du début à la fin en grande partie grâce à elleux.

Iels sont censé être les rebuts de la Légion d'Aurora, les laissé·s-pour-compte de l'Académie et pourtant ce sont tous et toutes des experts dans leurs domaines. Mais leur caractère leur a souvent joué des tours et c'est pour cela qu'iels se retrouvent à devoir faire équipe au sein de l'Escadron 312. Pour notre plus grand plaisir, évidemment.

Alors bien sûr, tout n'est pas tout rose et violette et il faut parfois un peu de temps pour s'attacher à chaque personnage, mais une fois que c'est fait, je peux vous dire que vous allez les adorer et trembler pour elleux à plusieurs reprise.

L'intrigue n'est évidemment pas en reste, puisque nous sommes face à un énorme mystère concernant Aurora. Cette jeune fille sauvée d'un vaisseau à la dérive depuis deux siècles est évidemment plus importante et puissante qu'elle ne le croit, mais le roman ne repose pas seulement là-dessus.

Et je pense que c'est ça qui fait d'Aurora Squad un très, très bon roman. L'action est présente et justement dosée, le mystère prenant mais pas omniprésent et les personnages ont toujours un bon mot à placer au bon moment - et vous savez à quel point je raffole des répliques bien senties.

Ce mélange de toutes ces caractéristiques nous donne un roman hyper bien construit qui sait emmener ses lecteurices là où il le veut, sans forcer la chose. Car les chapitres défilent sans que l'on s'en rende vraiment compte et le rythme de l'histoire ne faiblit jamais.

En conclusion, si vous cherchez un excellent roman de science-fiction pour terminer l'année, je ne peux que vous recommander celui-ci. Surtout en sachant que deuxième tome est prévu pour le début de l'année 2021. Car de mon côté, je suis contente de ne pas devoir attendre trop longtemps avant de savoir ce qu'il advient de l'Escadron 312.


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Parution VO: Aurora Rising - 7 mai 2019 - Random House Children's Books 
Parution VF: 5 février 2020 - Casterman
Tome 2: Aurora Burning - 3 février 2021 - Casterman

lundi 2 novembre 2020

Pourquoi j'ai abandonné Idéalis ?


Kira Navárez rêvait d’un monde nouveau. Elle vient de réveiller un cauchemar d’une ampleur intersidérale… Lors d’une mission de routine sur une planète inconnue, Kira découvre un organisme vivant d’origine extraterrestre. 
Fascinée, elle s’approche de l’étrange poussière noire. La substance s’étend sur tout son corps et commence à prendre le contrôle. Kira, en pleine transformation, va explorer les dernières limites de sa condition d’être humain. Mais quelle est l’origine de cette entité ? Quelles sont ses intentions ? 
La scientifique n’a pas le temps de répondre à ces questions : la guerre contre les aliens est déclarée, et Kira pourrait bien être le plus grand et le dernier espoir de l’humanité.

Eragon faisant partie des sagas fantasy qui ont bercé mon adolescence (avec Harry Potter et Artemis Fowl entre autres), j'étais on ne peut plus impatiente de découvrir le nouveau roman de Christopher Paolini, d’autant plus qu'il s'agissait de space opera. 
Malheureusement ce ne fut pas une réussite, puisque j'ai abandonné le roman au bout de 200 pages (sur 800 quand même...).

Alors pourquoi avoir abandonné ma lecture ?
Tout simplement parce que je me suis ennuyée.
J'ai lu 200 pages sur 800 (donc un quart du roman) et durant ces quelques 200 pages il ne s'est pratiquement rien passé. On en était encore au stade de l'introduction quand j'ai décidé que j'en avais marre de perdre mon temps.

Pourtant le pitch de départ était alléchant: un roman de space opera sur la découverte de vie alien ça promettait un roman haut en couleurs et plein de rebondissements. Cependant, malgré la découverte de Kira et les événement qui en découlent, tout le reste est lent. 
En fait le roman est lent. Je veux bien que l'auteur prenne le temps de poser son intrigue, de développer son univers, mais à un moment donné le contemplatif ça lasse.

En plus de ces longs passages descriptifs, j'ai également eu l'impression que l'auteur voulait étaler sa science et qu'il partait du principe que tout le monde avait fait un doctorat en biologie. Spoiler alert: ce n'est pas le cas et prendre ses lecteurices de haut, ça ne vous rend pas plus intelligent.
Une note de bas de page pour accompagner certains termes scientifiques ça n'aurait pas été de trop.

Un autre point qui me chagrine c'est que je n'ai pas du tout accroché avec le personnage de Kira: je l'ai trouvée fade, plate et sans relief. Elle ne possède tout simplement pas les caractéristiques que j'apprécie chez une héroïne. Durant les deux cents pages parcourues, j'ai juste eu l'impression qu'elle subissait les événements de sa vie et qu'elle se morfondait sur son sort.
C'était vraiment pénible à lire.

En conclusion, au vu de toutes ces raisons, je suis contente d'avoir abandonné cette lecture. Arriver au bout de ces 200 pages fut plutôt pénible et je n'aurais clairement pas pu en supporter plus. Et pour une fois, je ne suis même pas allée lire la fin du roman, je n'en avais même pas envie.
Bref, Idéalis n'aura pas été une réussite.

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Parution VO: To sleep in a see of stars - 15 septembre 2020 - Tor Books 
Parution VF: 14 octobre 2020 - Bayard

mercredi 31 juillet 2019

Warship Jolly Roger - Sylvain Runberg et Miki Montllo


John T. Munro, ancien officier émérite de la Confédération qui regroupe l'Humanité, maintenant éparpillée aux quatre coins de la galaxie, est aujourd'hui considéré comme un criminel de guerre. Un homme d'honneur qui n'a fait qu'obéir aux ordres de son état-major, à savoir raser une ville tenue par des rebelles indépendantistes, sans tenir compte des civils qui étaient bloqués entre deux feux et servaient de boucliers humains aux rebelles. 
John T. Munro, lâché par le gouvernement du président Vexton, qui avait pourtant donné personnellement l'ordre à Munro de bombarder la ville, a été reconnu ensuite comme seul responsable, condamné à la prison à perpétuité et voué à la honte publique, sans espoir de revoir un jour sa femme et ses enfants. 
Une mutinerie organisée par des chefs rebelles emprisonnés sera l'occasion pour Munro de s'échapper deux ans plus tard du centre pénitencier dans lequel il purge sa peine. Cette fois les ordres présidentiels sont clairs : Munro doit mourir, et ses compagnons de fuite aussi.

Pour une fois ce n'est pas moi qui ait acheté ces BD pour la bibliothèque, mais une de mes collègues. Et je dois dire qu'elle a particulièrement bien choisi, car en l'espace de quatre tomes, cette saga a réussi à me plaire et à me faire voyager jusqu'aux confins de l'univers.
Warship Jolly Roger, c'est du space-opéra comme on aime !
Au programme: une bande de rebelles hors la loi, échappés de prison de justesse - et presque par hasard - dirigés par un leader charismatique comme on n'en fait plus et des batailles spatiales spectaculaires.
Entre politique, complots et complot politiques, nos quatre personnages principaux vont devoir s'unir malgré leurs différences pour pouvoir échapper au président Vexton, bien décidé à éliminer définitivement Munro.

Bien que le scénario de Sylvain Runberg ne révolutionne pas totalement le genre, je dois dire que j'ai tout de même été happée par l'histoire. J'ai d'ailleurs enchaîné les tomes, ce qui constitue une preuve suffisante quant à la qualité du récit.
C'est cash, c'est précis et c'est parfois incisif, mais si on a décidé de prendre cette BD, c'est qu'on n'est clairement pas là pour enfiler des perles.
Je vous rassure, ce n'est pas non plus le cas des héros et héroïnes de cette épopée.
Parce que questions rebondissements, on en a clairement pour notre argent. Le premier tome commence évidemment sur les chapeaux de roue avec l'attaque de la prison, mais chacun nous apportera son lot d'actions et même de sueurs froides.

Pour donner vie à tout cela, les dessins de Miki Montllo qui sont tout simplement à couper le souffle. Cet homme réussi à nous proposer des décors spatiaux époustouflants, mais il arrive également à rendre compte des expressions et des émotions des personnages avec une très grande sensibilité.
De mon côté je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir un énorme coup de coeur pour Treize, qui est celui qui m'a réservé le plus de surprises.
En quatre tomes, les auteurs ont réussi à créer une vraie dynamique grâce à leurs personnages aux caractères forts et très différents. On s'attache aux uns, on déteste les autres, on a des soupçons sur certains et parfois quelques-uns nous surprennent. C'est là tout la force de cette BD; la diversité de ses protagonistes.

En conclusion, je pense que Warship Jolly Roger peut tout à fait plaire aux amateurs du genre, mais également au plus néophytes. Tous les codes sont là pour nous emmener le plus loin possible, mais les auteurs réussissent le paris de nous surprendre quelques fois.
Pour ma part, je pense me pencher un peu plus sur le travail de ces deux-là, à l'avenir.


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Tome 1: Sans retour - 2 mai 2014 - Dargaud
Tome 2: Déflagrations - 29 mai 2015 - Dargaud
Tome 3: Revanche - 30 septembre 2016 - Dargaud
Tome 4: Dernières volontés - 6 avril 2018 - Dargaud
Warship Jolly Roger par Sylvain Runberg et Miki Montllo © Dargaud 2014-2018

lundi 13 mai 2019

Zénith, tome 1: Les forces du passé - Sasha Alsberg et Lindsay Cummings


Un gang de filles sanguinaires règne sur la Galaxie Mirabel. Surentraînées, expertes en maniement des armes, pilotes de génie, ces rebelles ne respectent qu'une loi : la leur ! À leur tête, Androma Racella, alias la Baronne Sanglante, criminelle recherchée dans tous les Systèmes Unifiés, compte les morts qu'elle laisse sur son passage. 
Mais quand Dex, une sombre figure du passé, resurgit pour leur proposer un marché, leur errance s'arrête brutalement. Andi se retrouve face à un terrible dilemme : mourir ou trahir. Si la Baronne Sanglante n'a plus rien à perdre, elle a une dernière mission à accomplir : la vengeance. 
Et Androma est plutôt douée dans son genre.

Cela faisait un moment que je n'avais pas laissé traîner ma lecture d'un livre pendant plusieurs semaines. Malheureusement pour lui, ce fut le cas de Zénith, mais ce n'est pas entièrement de sa faute. Lorsque je l'ai commencé, je n'étais pas vraiment dans un bon état d'esprit, et le début un peu lent du roman ne m'a pas aidée à entrer dans l'histoire comme je l'aurais voulu. 

Heureusement ce passage n'était que temporaire et une fois que je me suis réellement plongée dans l'histoire j'ai eu beaucoup de mal à m'en détacher.
A part le début un peu stagnant, le reste du récit se déroule tout seul. On passe les chapitres les uns après les autres, alternant avec les points du vues des différents personnages, ce qui permet d'avoir une vue d'ensemble sur l'histoire.

Là où mon avis est un peu plus partagé, c'est sur les personnages.
Au départ, on m'a vendu ce roman comme étant ultra féministe: quatre filles pirates de l'espace, voyageant sur un vaisseau volé, chacune ayant ses spécificités et un rôle précis au sein de l'équipage.
Alors oui, effectivement il y a bien quatre filles plutôt intéressantes à suivre, chacune avec un tempérament différent, ce qui fait que l'équipe se complète bien.

Par contre, cela bascule très rapidement avec l'arrivée du personnage de Dex, le love interest torturé d'Androma. Et même vous qui n'avez pas lu le livre, vous savez exactement où l'histoire va se diriger à partir de là. Et je trouve cela dommage.

Et c'est d'autant plus frustrant pour moi, car j'ai réellement apprécié le personnage de Dex. Passés les quelques premiers chapitres où j'ai eu envie de l'étrangler, Dex se révèle être un protagoniste plutôt intéressant à suivre, parfois drôle à ses dépends et ayant la répartie facile.

Mais voilà, moi je voulais lire un roman où on aurait enfin un équipage de pirates féminins qui n'auraient pas besoin d'un homme pour les aider dans leur mission.
Était-ce réellement trop demander ?

En écrivant cette chronique, je me rend compte que je ne suis pas totalement cohérente dans mes propos. En effet, j'ai apprécié ma lecture de ce roman, j'ai apprécié les personnages féminins, que ce soit Androma, Lira, Breck ou Gilly, chacune apporte quelque chose d'intéressant et de pertinent au récit. Elles sont attachantes et soudées comme une vraie famille et ce sont de redoutables combattantes.
Et oui, j'ai malgré tout apprécié le personnage de Dex. Mais je ne peux pas m'empêcher de penser que le roman aurait gagné en crédibilité - et en féminisme - s'il n'avait pas été présent.

Malgré tout, ce premier tome de Zénith constitue tout de même une lecture plaisante: les autrices nous offrent des héroïnes qui n'ont pas froid aux yeux, quelques rebondissements palpitants et une fin qui donne envie de se plonger directement dans la suite de la saga.
J'espère que la suite de celle-ci nous proposera des éléments cohérents et qu'elle parviendra à s'élever au-dessus de ce tome.


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Parution VO: 21 Juin 2016 - Editions Smashwords
Parution VF: 20 mars 2019 - Bayard

mercredi 31 octobre 2018

Red Rising, tome 4: Iron Gold, partie 2



« Je ploie sous le fardeau du chaos que j’ai déchaîné. » 
Après dix années de guerre, Darrow ne croit plus à la paix. 
Le Système solaire reste, plus que jamais, déchiré ; 
les morts n’ont de cesse de s’empiler. 
Sa révolution, sa faute. 
C’est là que le destin du Faucheur croise celui de trois âmes meurtries. 
Une Rouge, pour qui la libération a été à double tranchant. 
Un Gris, endeuillé, prisonnier de son passé. 
Un Or, exilé, qui erre dans la galaxie… 
Ce sont désormais les chaînes du passé qu’il faudra parvenir à briser.

Hé ben, heureusement que la publication des deux parties n'était séparée que par un mois, sinon je pense que j'aurais légèrement pété un câble..
Ma lecture de cette seconde partie renforce mon opinion sur le fait de diviser un tome unique en deux parties: cela n'a pas de sens !

Pourquoi ? Parce que j'ai tout simplement eu l'impression de lire deux livres au contenu très inégal, alors que Pierce Brown semble avoir eu comme intention de faire monter la tension au fur et à mesure des chapitres.
Ici nous avons eu droit à une première partie assez plate, qui posait les bases de l'histoire, pour ensuite nous offrir sur un plateau une seconde partie pleine de rebondissements et de réponses à nos questions ! 
Sincèrement, je pense que j'aurais beaucoup plus apprécié Iron Gold s'il avait été édité en un seul volume.

Mais soit, revenons à nos moutons:
Malgré ma propension à ne pas apprécier les choix éditoriaux de chez Hachette, cela n'enlève rien au talent d'écrivain de Pierce Brown, ni à celui du traducteur de savoir rendre justice au style de ce dernier.
Comme à chaque fois, je me suis laissée emportée par l'univers de Darrow et je n'ai pas vu le temps passer. J'ai dévoré ce livre sur ma journée de samedi, c'est vous dire s'il était prenant !

Dans cette seconde partie, on commence enfin à entrevoir comment certains personnages vont interagir ensemble et où va nous mener leur rencontre.
Peu à peu tout se met en place, suivant une logique délirante, propre à l'auteur, dont on ne peut que saluer l'imagination débordante et le sadisme aussi, un peu.

Et comme d'habitude, l'auteur nous réserve pas mal de surprises pour la fin du tome, même si pour une fois, j'avais vu venir un élément de l'intrigue.
Peut-être que je m'habitue aux coups tordus de Pierce Brown ?
Quoi qu'il en soit, on termine encore sur un cliffhanger qui nous laisse sur notre faim, et ce pour un temps certain étant donné que Dark Age est seulement prévu pour février 2019... Si tout va bien.
Pourquoi tant de haine ?


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Parution VO: 16 janvier 2018 - Del Rey Books
Parution VF: 10 octobre 2018 - Hachette
Dark Age: 12 février 2019 - Del Rey Books

vendredi 5 octobre 2018

Red Rising, tome 4: Iron Gold, partie 1 - Pierce Brown


« Je ploie sous le fardeau du chaos que j’ai déchaîné. » 
Après dix années de guerre, Darrow ne croit plus à la paix. 
Le Système solaire reste, plus que jamais, déchiré ; les morts n’ont de cesse de s’empiler. 
Sa révolution, sa faute. 
C’est là que le destin du Faucheur croise celui de trois âmes meurtries. 
Une Rouge, pour qui la libération a été à double tranchant. 
Un Gris, endeuillé, prisonnier de son passé. 
Un Or, exilé, qui erre dans la galaxie… 
Ce sont désormais les chaînes du passé qu’il faudra parvenir à briser.

J'en avais suffisamment parlé à l'époque pour que vous soyez au courant, j'ai eu un énorme coup de coeur pour la trilogie Red Rising de Pierce Brown.
L'auteur avait su ménager son suspense et me surprendre du début à la fin.
Depuis l'annonce de la publication d'Iron Gold, j'étais comme un enfant attendant le matin de Noël: parfaitement intenable ! 
Dès lors, vous vous doutez bien que le livre n'a pas tenu deux jours entre mes mains.

Nous sommes donc dix ans après la chute de la Maison Lune. Mais plutôt que la paix tant espérée par Darrow et son entourage, ce sont dix années de guerre ininterrompue qui viennent de s'écouler.
Notre héros est las de tout cela et n'aspire qu'à une seule chose: la chute du Seigneur Cendré. Cependant, il va rapidement se rendre compte que ce n'est peut-être pas ce à quoi aspire la République qu'il a contribué à créer.
Darrow va devoir continuer à se battre pour ses convictions, mais les amis d'autrefois seront peut-être les ennemis d'aujourd'hui...

Comme d'habitude avec l'univers de Pierce Brown, j'ai énormément apprécié ma lecture, même si la décision des éditions Hachette de publier un seul tome VO en deux parties pour la version VF me reste un peu en travers de la gorge. On ne m'ôtera pas de l'idée que l'objectif derrière ceci était seulement pécuniaire.
Alors que l'on était habitué à s'enfiler quelques 600 pages avec les trois précédents tomes, on se retrouve ici avec à peine la moitié à lire.
Autant vous dire que ma frustration était à son comble...

Néanmoins, j'ai été agréablement surprise par la tournure des événements et par les choix faits par l'auteur. Darrow et ses acolytes vont devoir déployer tout leur savoir-faire et leurs meilleures stratégies pour mener leurs projets à bien.
Et quelque chose me dit que tout ne va pas toujours se passer comme prévu.

Au point de vue de Darrow s'ajoute celui de trois autres personnages. Il y a Lyria, une réfugiée Rouge déçue par les promesses non-tenues de la République, Ephraïm un bandit Gris englué dans une affaire difficile et enfin Lysandre, le petit fils d'Octavia au Lune obligé de vivre sous une fausse identité.
Ces trois nouveaux protagonistes n'ont rien en commun, et pourtant on pressent que leurs différentes histoires sont entremêlées et qu'elles finiront par se rejoindre à un moment ou à un autre.

En conclusion, après une trilogie explosive et rondement menée, Pierce Brown arrive une nouvelle fois à surprendre ses lecteurs avec les différents retournements de situations disséminés dans ses romans.
Je n'ai qu'une seule hâte: me procurer la seconde partie d'Iron Gold afin de satisfaire mon appétit de lectrice !

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Parution VO: 16 janvier 2018 - Del Rey Books
Parution VF: 12 septembre 2018 - Hachette
Tome 4, partie 2: 10 octobre 2018 - Hachette


jeudi 26 janvier 2017

Red Rising, tome 3: Morning Star - Pierce Brown


« JE SUIS LE FAUCHEUR. JE CONNAIS LA DOULEUR. JE CONNAIS LES TÉNÈBRES. CE N’EST QUE LE DÉBUT. » 
Darrow aurait voulu vivre en paix. Ses ennemis l’ont jeté dans la guerre. Darrow s’est élevé parmi les puissants qui dirigent la Société pour mieux préparer sa révolution. À présent, la fin du règne tyrannique des Ors a enfin sonné. 
Malgré les doutes qui l’assaillent, malgré les anciens amis qu’il va devoir affronter aux quatre coins du Système solaire, Darrow est plus que jamais déterminé à briser les chaînes…

Si vous pensiez être enfin débarrassés de cette série sur le blog, vous vous êtes lourdement trompés, car après avoir lu le second tome, j'ai évidemment enchaîné de suite sur celui-ci car le suspense était insoutenable !

Son secret révélé Darrow n'a plus d'autre choix que d'entrer en guerre contre la Société Or qui persécute les basses couleurs, contre Octavia au Lune, reine impitoyable, mais également contre le Chacal qui se confirme comme étant un ennemi redoutable et retors.

Mais les autres personnages ne sont pas en reste, et si comme moi vous êtes fan de Mustang, Sevro, Ragnar et des Hurleurs, vous ne serez pas déçus par ce qu'ils ont à proposer dans cet ultime tome de Red Rising.
Comme je le disais dans ma précédente chronique, ils sont loin d'être des personnages secondaires, tant leur rôles sont primordiaux dans cette histoire.

Par contre, c'est avec un plaisir non-dissimulé que nous retrouvons d'autres personnages secondaires que nous avions rencontré auparavant et qui pour certains, nous promettent un retour en fanfare.

Plus d'une fois notre héros va se retrouver mis à l'épreuve par cette guerre qu'il a déclenché, par ses ennemis mais également par ses amis et parfois par lui-même.
Et c'est ce qui fait que ce roman est aussi bon et aussi addictif: on ne sait jamais à quel personnage on peut réellement se fier; on a très souvent du mal à démêler le vrai du faux.

Pierce Brown nous maintient continuellement dans cette immense incertitude qui risque à tout moment de nous rendre complètement dingue.
On a beau se dire qu'une telle trilogie ne peut se terminer que sur un Happy End, un événement ou un autre parviendra toujours à nous faire douter de nos convictions et à tout remettre en question.
De plus, au milieu de tous ces conflits, ces batailles et ces retournements de situation, l'auteur réussi à détendre l’atmosphère quelques minutes en nous proposant quelques joutes verbales drôles et sarcastiques. Avant de nous replonger complètement dans la bataille et le chaos.

Tout comme ces deux prédécesseurs, Morning Star est un véritable page-turner. Dès le moment où vous l'ouvrez, il est totalement impossible d'avoir envie de le reposer. Les chapitres s'enchaînent les uns après les autres sans que l'on s'en rende vraiment compte. De plus, Pierce Brown ne met pas de gants pour exprimer ce qui doit l'être. Depuis le premier tome il nous offre un langage des plus fleuri, mais c'est aussi ça qui fait tout le charme de cette trilogie.
Je vous le redis: la plume de Pierce Brown fait des émules.

En conclusion, Pierce Brown a encore une fois réussi à me bluffer complètement en me proposant une histoire qui tient la route, des personnages charismatiques qui ont autant de forces que de faiblesses et des rebondissements en veux-tu en voilà !
J'ai plusieurs fois eu des coups au cœur tellement cet auteur est sadique, mais cela m'a toujours donné envie d'en savoir plus.

La trilogie Red Rising est un véritable coup de cœur ! Sur toute la ligne.


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Pierce Brown a révélé il y a quelques temps la publication d'une nouvelle trilogie, consécutive à Red Rising: Iron Gold !!
Iron Gold devrait être publié en août 2017 en VO (à confirmer)



lundi 9 janvier 2017

Red Rising, tome 2: Golden Son - Pierce Brown


« Aujourd’hui, je suis leur glaive. Mais je ne pardonne pas. Je n’oublie pas. » 
Deux ans ont passé. Darrow n’est plus un Rouge risquant chaque jour sa vie dans les mines de Mars. Il est devenu le Faucheur, un Or dont la réputation n’est plus à faire. Rien ne lui résiste. Pourtant, au fond de lui, Darrow n’a pas oublié. Il n’a pas pardonné. 
Mais il commet une erreur fatale : il sous-estime son ennemi. En un éclair, Darrow perd tout. Au pied du mur, Darrow doit élaborer une nouvelle stratégie… 
Sinon, tous ses efforts, tous ses sacrifices auront été vains. Et Eo sera morte pour rien.

Si Red Rising s'était distingué dans mes lectures de 2016 en devenant mon plus gros coup de cœur, son petit frère Golden Son m'a infligé une nouvelle claque livresque dans la figure, et pas des moindres !

Ainsi Darrow avait quitté l'Institut avec brio et se destinait à faire de grandes choses au sein de l'Académie. Malheureusement notre jeune héro commet l'erreur de sous-estimer ses ennemis et est contraitn de revoir sa stratégie alors qu'il n'a aucune nouvelles des Fils d'Arès depuis deux ans.

Notre jeune protagoniste a toutes les qualités et les défauts requis pour faire de lui le héros de dystopie idéal. Oui il est fort et loyal, oui il a des aptitudes au combat et à la stratégie dignes d'un guerrier aguerri, oui il défend une cause juste, mais il a également quelque chose qui le distingue de nombreux héros rencontrés jusqu'ici dans la littérature Young Adulte: il a des défauts.

Et c'est cela qui, à mon sens, fait toute la force de cette trilogie: on ne nous présente pas un personnage principal qui devient du jour au lendemain le sauveur que tout le monde attendait,  ne fait jamais un seul faux pas et qui est destiné à régner sur un monde nouveau; au contraire, à de nombreuses reprise Darrow doute, remet en question les vérités qu'on lui impose, et parfois trébuche et commet des erreurs. Pour mieux se relever.

Mais le vrai plus de cette trilogie, c'est que malgré un très grand nombre de personnages secondaires - même si pour cette saga "secondaires" ne me parait pas être le terme approprié - aucun n'est superflu.
Chacun des personnages rencontrés dans ces deux premiers tomes a son importance. Sevro, Mustang, Roque, Victra, Cassius et Le Chacal, pour ne citer qu'eux, tous ont un rôle à jouer, même si un certain nombre d'entre eux n'a pas encore révélé tout son potentiel.

Encore une fois, j'ai dû laisser trainer ce livre une semaine, non pas parce qu'il ne me plaisait pas, mais au contraire parce qu'il me plaisait trop et que je n'avais pas envie de le terminer trop vite.
Ce livre, je l'ai savouré du début à la fin. 
Avouons que cela aurait été du gâchis de bâcler une telle lecture, tant Pierce Brown maîtrise son écriture du début à la fin.
L'univers mis en place par l'auteur est complexe et admirablement bien construit. Tellement qu'on a réellement l'impression de connaitre les lieux qu'il décrit, de comprendre la politique mise en place et de vivre les événements qui s'enchainent les uns après les autres à un rythme effréné.

Et que dire de cette fin parfaitement atroce qui nous est proposée par un auteur des plus sadiques, maitrisant le cliffhanger (et la frustration de ses lecteurs) à la perfection.
Je n'aurai qu'un seul conseil à vous donner s'il vous vient l'envie après cette chronique de lire Golden Son: ayez Morning Star à portée de main si vous ne voulez pas mourir d'apoplexie. Sincèrement.


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Pour notre plus grand plaisir, Pierce Brown a récemment annoncé la publication d'une nouvelle trilogie Red Rising, dont le titre et la couverture du premier tomes ont été révélés.
Nous attendons donc tous avec impatience la venue de Iron Gold !!


lundi 14 novembre 2016

Red Rising, tome 1 - Pierce Brown



« J’aurais pu vivre en paix. Mes ennemis m’ont jeté dans la guerre. » 
Darrow n’est pas un héros. Tout ce qu’il souhaite, c’est vivre heureux avec l’amour de sa vie. Mais les Ors, les dirigeants de la Société, en ont décidé autrement. Ils lui ont tout enlevé : sa raison de vivre, ses certitudes, jusqu’à son reflet dans le miroir. 
Darrow n’a plus d’autre choix que de devenir comme ceux qui l’écrasent. Pour mieux les détruire. Il va être accepté au légendaire Institut, y être formé avec l’élite des Ors, dans un terrain d’entraînement grandeur nature. Sauf que même ce paradis est un champ de bataille. Un champ de bataille où règnent deux règles : tuer ou être tué, dominer ou être dominé.

Comment vous exprimer correctement le plaisir que j'ai eu à lire ce livre et toutes les émotions que j'ai ressentie durant ma lecture ? En écrivant cette chronique, je n'ai qu'une seule peur: celle ne de pas trouver les mot adéquats, ceux qui vont donneront envie de vous jeter sur ce premier tome une fois que vous aurez terminer de me lire.
Je vous le dis tout sans détour: ce livre c'est de la bombe !

Hunger Games, Le Labyrinthe, Divergente ... Toutes ces sagas dystopiques peuvent aller se rhabiller face au véritable ras-de-marée qu'est Red Rising. 
En effet, Pierce Brown maîtrise parfaitement les codes du genre et joue avec ceux-ci avec une étonnante facilité et une fluidité qui ferait pâlir d'envie les autres auteurs de dystopie.

Nous découvrons donc une société futuriste où les habitants sont classés en castes selon leur couleur, allant des Ors qui dominent et dirigent la société, jusqu'aux Rouges travailleurs asservis et à peine considérés par les castes supérieures, alors que c'est sur leur travail que tout repose.
Cependant, cela ne s'arrête pas là, car souvent des manipulations génétiques entrent dans la course. En effet, les soldats Obsidiens - des colosses élevés et formés pour la guerre - ont subit plusieurs générations de manipulations avant d'arriver à leur apparence actuelle.

Au milieu de tout ceci, se trouve Darrow, un mineur Rouge qui sue sang et eau sans broncher, pensant qu'il est un pionnier envoyé là pour rendre la planète habitable, ce qui permettra un jour au reste de la population terrienne de coloniser cette nouvelle planète. 
Jusqu'au jour où on lui prend ce qu'il a de plus cher et qu'il découvre la supercherie: Mars est habitable depuis des siècles et son peuple se tue à la tâche pour le seul confort des autres Couleurs.

Darrow se retrouve donc embrigadé dans la résistance dont le but est d'infiltrer la société Or afin de la faire tomber de l'intérieur.
Mais cela ne se fera pas à n'importe quel prix, Darrow va devoir renoncer à tout: son ancienne vie, sa famille, mais également son apparence. Il va être transformé, modelé et instruit afin de s'intégrer parfaitement dans cette société totalement inconnue pour lui et ainsi pouvoir entrer à l'Institut, l'école qui forme les Ors à devenir des dirigeants, des SansEgaux.

Mais l'Institut se révèle être une école très particulière, où à l'instar de Hunger Games, les élèves sont rassemblés en équipes et jetés dans une arène afin de conquérir, asservir et diriger leurs adversaires.
C'est dans cet espace clos que Darrow va devoir survivre et faire ses preuves pour espérer décrocher plus tard un apprentissage digne de ce nom.

Contrairement à de nombreux romans, Red Rising ne souffre d'aucun temps mort. L'action n'est pas omniprésente, mais le récit se construit au fil des événements, des complots des stratégies mises en place par les différents protagonistes du roman.
Les personnages sont nombreux, mais tous extrêmement bien travaillés et crédibles ce qui, inversement de ce qu'on pourrait croire, ne lasse pas le lecteur mais rend le récit d'autant plus passionnant. 

En bref, il y avait bien longtemps que je n'avais pas lu un livre avec un univers si dense et bien construit, des personnages complexes et hauts en couleur haha quel humour et une trame narrative qui tient aussi bien la route.
Je me suis pris une claque monumentale à la lecture de ce premier tome, tant et si bien que je pense que les deux suivants ne tarderont pas à rejoindre ma PAL et que cette saga figurera en bonne place parmi mes préférées.


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Les tomes suivants Golden Son et Morning Star sont sortis en 2016 chez Hachette