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mercredi 28 avril 2021

L'Instant Bulles #24

La petite faiseuse de livres, tome 7

C'est déjà le tome 7 pour cette saga et sincèrement j'ai l'impression que c'était hier que je lisais les deux premiers tomes. Je suis totalement accro à Maïn et à ses aventures et à chaque lecture je ne vois pas passer les pages.

Dans ce septième tome, les choses prennent une nouvelle tournure, notamment à cause du Baptême de notre héroïne. Cette dernière va alors entrer dans un Temple pour la première fois et ce qu'elle va y découvrir risque bien de changer la donne.

On sent dans ce tome que les choses deviennent de plus en plus sérieuses et ce sous bien des aspects. Maintenant commence à comprendre les rouages qui régissent le monde des affaires et apprend à ne plus se faire manipuler aussi facilement. Cela va lui être très utile, notamment face à sa découverte du Temple et de son fonctionnement.

Du côté des personnages secondaires ça bouge également. On comprend de mieux en mieux le fonctionnement de Benno, mais aussi celui de Frida. Et puis Lutz est toujours aussi adorable, ce qui ne gâche rien.

Bref, je me régale avec cette série qui est finalement plus sérieuse qu'elle n'en a l'air au premier abord.


Shadows House, tomes 3 et 4

J'ai énormément aimé les deux premiers tomes de Shadows House, du coup je me suis précipitée rapidement en librairie pour me procurer les deux suivants, tant j'avais besoin de connaître la suite des aventures de Kate et Emlico.

Ces deux tomes sont donc consacré à l'Exhibition, l'épreuve qui détermine quelle(s) paires de Shadows et de poupées vivantes s'accordent parfaitement et peuvent continuer leur apprentissage. Ce qu'il advient des paires qui échouent... On ne le sait pas encore.

Là aussi les choses deviennent sérieuses et même plus dangereuses. On commence à voir comment les choses fonctionnent dans cet univers ainsi que les liens qui se tissent entre les différentes strates de "pouvoir".

Je pense que ce manga promet des choses très intéressantes pour la suite. En tout cas les mangakas savent ménager le suspense et entraîner les lecteurices, ce qui est déjà un très bon point.

Ajoutons à cela les dessins qui sont tout de même très esthétiques, notamment par rapport aux visages des personnages pour celleux qui en ont ahaha qui sont réellement très expressifs.

J'ai hâte de lire les prochains tomes et de voir comment Kate et Emilico vont évoluer dans leur nouvel environnement.

Fluide

J'ai reçu cette BD des éditions Dargaud et j'avoue ne plus me souvenir si je l'avais demandée ou non... Quoi qu'il en soit je l'ai lue et encore aujourd'hui je ne sais pas si je l'ai aimée ou non.
Ce n'est pas la première fois que je ressens cela face à une lecture, mais c'est toujours frustrant d'être dans cet entre-deux. J'aime avoir des positions claires sur ce que je lis, et là j'ai aimé certains aspects et j'ai eu quelques réserves sur d'autres.

Cette histoire est donc celle de deux potes, tous deux auteurs de BD qui vont faire de nouvelles expériences en matière de séduction et de sexe grâce à William, un personnage qu'ils ont inventé et qu'ils parviennent à incarner tous les deux lorsqu'ils sont ensemble.

Avec William ils vont donc découvrir énormément de nouvelles pratiques, comme le sexe à plusieurs, la non-monogamie, le BDSM ou encore le pegging.
Le tout dessiné avec énormément de créativité - à la limite du psychédélique - par les différents auteur, ce qui donne un aspect très libre à toute cette histoire.

Cependant là où j'émets des réserves, c'est par rapport au déclenchement de toute cette histoire et à l'attitude d'Hector. Sans vouloir trop vous spoiler, tout ceci démarre après que la compagne d'Hector lui parle de son envie d'explorer sa sexualité avec une autre femme, mais seule de son côté.

Ca aurait pu être un bon moyen d'explorer et d'expliquer la non-monogamie, mais de mon point de vue (de non-concernée) je trouve qu'on reste beaucoup trop en surface et que cette pratique est à chaque fois comparée à la monogamie, ce qui n'est pas pertinent puisque ce sont des choses totalement différentes.
Et puis, on oublie une donnée très essentielle dans ce type de relation: la communication. Aucun des protagonistes ne communique de manière claire et posée et c'est vraiment dommage.

De plus, Hector semble avoir du mal avec le concept de non-monogamie, uniquement lorsque cela concerne sa compagne, puisque de son côté lui ne se prive pas pour s'amuser grâce à William.

Bref, j'ai aimé certains aspects de la BD, mais je regrette le fait la celle-ci reste très hétérocentrée. Par contre, je serais curieuse de découvrir la mini-série créée à partir de la BD, qui est apparemment disponible sur Arte.

Le don de Rachel

J'étais très intriguée par cette BD et évidemment par le personnage de Rachel qui était très prometteur.
Par contre, si j'ai aimé l'ambiance du XIXe siècle qu'on y retrouve, j'ai trouvé les différentes scènes de la première partie de la BD très (trop ?) récurrentes.

En effet, Rachel enchaînes les "séances" où elle fait usage de son don, mais j'ai l'impression que c'est toujours plus pour se donner en spectacle que pour réellement faire bouger les choses (dans quelle mesure, on ne le sait même pas) qu'elle le fait.
De plus, le personnage de Page est beaucoup trop mystérieux et on ne sait pas vraiment si on doit lui accorder une existence tangible ou non.

En ce qui concerne les deux autres parties de la BD, je ne leur ai pas vraiment trouvé d'intérêt. J'aurais aimé en savoir plus sur Rachel, sur sa vie, sur les circonstances et les raisons de sa disparition plutôt que de partir sur ces sujets qui s'en éloignent.

Malgré cela, les dessins de Terkel Risbjerg sont vraiment très beaux et apportent une ambiance particulière à la BD, notamment dans toute la première partie. La palette de couleurs utilisée n'est pas énorme, mais suffit amplement à créer cette ambiance mystique particulière.

Ce n'est donc pas une lecture inoubliable, mais elle aura au moins eu le mérite de me faire découvrir ce duo d'auteurices et de me donner envie de lire leurs autres titres.

Orgeuil et Préjugés, tome 1: Les Cinq Filles de Mrs Bennet

Cette BD me faisait très envie depuis sa sortie et j'ai pu la découvrir grâce à ma copine Mallou14 qui me l'a gentiment prêtée.
Je n'ai jamais lu le roman de Jane Austen, mais je pense avoir vu l'adaptation ciné avec Keira Knightley une bonne centaine de fois. Je l'ai d'ailleurs revue juste après ma lecture de cette BD, tant j'avais envie de revoir les cinq soeurs Bennet.

J'ai déjà pu apprécié le travail d'Aurore avec sa BD Elinor Jones, je savais donc que son style graphique allait me plaire. Et effectivement toutes les planches sont d'une formidable beauté ! Que ce soit les personnages ou les décor, tout est absolument sublime.

Pour ce qui est de l'adaptation, comme je l'ai dit je n'ai pas lu le roman original, mais jusque maintenant cela ressemble beaucoup au film que j'ai vu.
Les caractères de chacune des soeurs sont très bien représentés et la trame de l'histoire paraît respectée.

J'ai aimé la manière dont Aurore imagine les différents personnages et la manière dont elle leur donne vie. On est complètement immergé dans la campagne anglaise du XVIIIe siècle, avec ses décors somptueux et ses élégantes tenues.

Tout est absolument parfait et j'ai hâte de pouvoir me plonger dans le prochain tome.

samedi 13 mars 2021

Elinor Jones - Algésiras et Aurore


La jeune Elinor doit faire ses preuves dans un monde où aucun faux pas n'est admis ! 
La maison de couture Tiffany crée des robes pour les ladies les plus fortunées d’Angleterre. Elinor n’en revient pas d’avoir été embauchée : désormais, elle sera sous les ordres de Bianca, la célèbre adolescente surdouée ! Mais Elinor doit s’adapter rapidement. Ici, on fabrique du sur-mesure pour mesdames les baronnes et duchesses ! 
Et Mrs Tiffany mise toute sa réputation sur d’incroyables bals, pour lesquels les costumes des invités sont réalisés sur mesure. 
Un huis clos victorien, où les secrets de chacun se dissimulent parmi soies et taffetas...

Cela fait déjà quelques années que la saga Elinor Jones figure dans ma wish-list (en même temps ça fait aussi dix ans que le premier tome est paru...) et j'ai été très contente d'avoir l'occasion de la découvrir, même si je dois avouer que je ne m'attendais pas à ce type d'histoire.

Si j'ai été attirée par cette BD, c'est avant tout grâce aux dessins d'Aurore. C'est typiquement le genre de traits auxquels je suis sensibles: à la fois rond et colorés, ils cachent néanmoins très bien la dureté de l'intrigue et de l'ambiance qui figure parfois au sein de l'atelier Tiffany.
Elinor est une protagoniste à laquelle il est facile de s'attacher, même si elle n'est pas exempte de défaut. Elle est beaucoup trop naïve pour le monde dans lequel elle évolue et a également une forte tendance à se laisser marcher sur les pieds. Ces aspects-là sont nettement moins attirants, mais ils font d'elle un personnage complexe.

J'ai beaucoup aimé l'ambiance des différents bals qui nous sont proposés au cours de ces trois tomes, tout comme l'aspect créatif qui se dégage des différents projets de couture.
L'illustratrice arrive parfaitement à mettre en valeur ses dessins et à donner un rendu réel aux robes et tenues créées par les couturières. En cela, son style se rapproche assez bien de celui de Nora Moretti dans Princesse Sara.
Honnêtement en commençant ma lecture, je m'attendais à une intrigue plutôt simple et légère, qui permet de se poser et de se détendre. Je ne pensais vraiment pas que la BD aborderait des sujets aussi difficile que la pression familiale, l'image de soi ou encore la maladie mentale. Ils ne sont évidemment pas développés à la même hauteur, mais ils ont le mérite d'être posés et d'inciter à la réflexion et à la discussion. 

Néanmoins pour ce qui est de l'intrigue en tant que telle, je suis restée légèrement sur ma fin concernant le dénouement. Et ce n'est pas vraiment le destin d'Elinor que je remet en cause que celui de la famille Tiffany. Celui-ci m'a réellement laissée perplexe et même encore aujourd'hui je ne peux pas dire si j'y adhère ou non.
En conclusion, Elinor Jones était une assez bonne surprise. Je dirai que cette BD a des défauts à la hauteur de ses qualités, mais qu'elle mérite amplement d'être lue.

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Le blog d'Algésiras
Le site d'Aurore
Tome 1: Le bal d'hiver - 27 janvier 2010 - Editions Soleil
Tome 2: Le bal de printemps - 25 mai 2011 - Editions Soleil
Tome 3: Le bal d'été - 3 octobre 2012 - Editions Soleil
Illustrations: Elinor Jones par Algésiras et Aurore © Editions Soleil 2012

mercredi 22 avril 2020

L'imprimerie des sorcières - Mochinchi et Yasuhiro Miyama


La jeune Mika vient d'atterrir dans un univers où tous les habitants possèdent des pouvoirs magiques. Dénuée de pouvoirs, elle devient imprimeuse de grimoires de sorcellerie. 
Tout en faisant fructifier son commerce, elle espère trouver un sort susceptible de la ramener dans son monde.

En matière de lecture je suis plutôt bon public et généralement il en faut assez peu pour m'attirer: le nom d'un auteur ou d'une autrice que j'admire, une jolie couverture ou encore un résumé prometteur. Mais lorsque ça parle de sorcellerie et - comme c'est le cas ici - de livre, alors là c'est le combo parfait ! Et c'est précisément ce qui m'a attiré vers L'imprimerie des sorcières.

Cependant, je vais être franche avec vous, le premier tome m'a laissée plutôt perplexe. Je m'attendais à tout, sauf à l'histoire proposée par Mochinchi et Yasuhiro Miyama. Certes le concept était plutôt original, mais je me sentais un peu flouée.
En commençant ce manga, je m'attendais à tout sauf à tomber sur l'organisation d'une convention de sorciers mise en place par une jeune fille ayant tout bonnement atterri dans un monde qui n'est pas le sien.
Mika est en effet une humaine de notre monde, tombée on ne sait comment dans un monde parallèle peuplé de magiciens, elfes et autres créatures fantastiques.
Celle-ci s'est plutôt bien intégrée puisqu'elle a ouvert une imprimerie et qu'elle organise la première convention de magie au sein de ce nouvel univers. On suit donc ses différentes péripéties pour mettre en place un tel événement et les différentes éditions qui vont lui succéder.

Si je n'était pas totalement convaincue par cette partie du scénario, au niveau de la magie on est quand même servi, puisque celle-ci est propre à chacun. Cela amène une énorme diversité dans le récit ce qui est assez plaisant.
Et puis, il faut bien avouer que les dessins de Yasuhiro Miyama sont à couper le souffle. J'ai adoré ses traits et la manière dont il met en scène ses différents personnages. C'est le genre de style qui fait mouche chez moi.
J'ai donc eu un peu de mal à totalement m'immerger dans le premier tome. Par contre, j'ai tout de même voulu persévérer en lisant le deuxième et là, miracle, j'étais totalement dans le bain ! Je ne sais pas vraiment à quoi cela est dû - peut-être que cette fois je savais à quoi m'attendre - mais j'ai été prise par ma lecture et je l'ai grandement appréciée.

Pourtant, ce deuxième tome est construit un peu comme un recueil de nouvelles, avec des histoires qui se succèdent mais qui ne font pas tellement avancer l'histoire.
Mais je me laisse prendre au jeu et j'apprends à me laisser porter par les quelques quêtes de Mika et de ses amis, et j'apprécie de plus en plus cette série.
Je me demande évidemment comment cela va avancer dans les tomes à venir, mais finalement cela m'importe assez peu. J'ai hâte de pouvoir à nouveau me laisser emporter par les frasques de Mika, son organisation de la prochaine convention et l'avancement de son projet de rentrer chez elle.
Cela promet encore de chouettes aventures.


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Tome 1: 25 septembre 2019 - Soleil manga
Tome 2: 27 novembre 2019 - Soleil manga
Tome 3: 17 juin 2020 - Soleil manga
Illustrations: L'imprimerie des sorcières par Mochinchi et Yasuhiro Miyama © Soleil manga 2019

vendredi 17 janvier 2020

Lulu et Nelson, tome 1: Cap sur l'Afrique - Jean-Marie Omont, Charlotte Girard et Aurélie Neyret


En 1964 à Naples, Lucia vit avec son père Roberto et son lion Cyrus dans une troupe de cirque. Après un terrible incendie, elle fugue et embarque pour l'Afrique du Sud. Son père la rattrape de justesse et c'est ensemble qu'ils découvrent un pays inégalitaire. 
Roberto se fait arrêter en prenant la défense de Neslon, un jeune garçon noir. Ce dernier et Lucia sont désormais unis dans un même combat.

Vous le savez, j'aime beaucoup le travail d'Aurélie Neyret, surtout depuis que j'ai lu Les Carnets de Cerise. J'étais donc très impatiente de découvrir le premier tome de Lulu et Nelson et j'ai pu me le procurer (et le faire dédicacer) lors du dernier SLPJ de Montreuil.

Lucia vit dans un cirque avec ses parents, dompteurs de lions. Mais lorsqu'un incendie se déclare et tue tous les lions du cirque, le père de Lucia décidé de renoncer à sa profession.
Cependant, la fillette ne l'entend pas de cette oreille et décide de s'embarquer pour l'Afrique, afin de ramener de nouveaux lions à dompter. C'est là qu'elle fera la connaissance de Nelson, durant une manifestation contre l'Apartheid.

Evidemment, on peut être légèrement déstabilisé lorsqu'on se rend compte que cette BD parle de cirque et d'animaux en cage, mais la BD tient évidemment compte du contexte historique de l'époque.
De plus, ce premier tome est extrêmement introductif. On plante seulement le décor de l'histoire et on introduit les personnages.
Nul doute qu'au fur et à mesure de l'avancement de l'histoire les propos seront nuancés.

Lucia est un personnage très attachant, même si elle a tendance à n'en faire qu'à sa tête, peu importe les conséquences. Mais on ne peut pas réellement lui jeter la pierre, puisque c'est une héroïne extrêmement jeune, qui a grandi dans un environnement plutôt privilégié.
Se retrouver face au racisme - un concept qu'elle ne connait même pas - va sûrement lui ouvrir les yeux sur énormément de choses par la suite.

Nelson quant à lui a toute les caractéristiques de l'ami fidèle et débrouillard. Je pense qu'il possède toutes les qualités qui font justement défaut à Lucia et que leur duo va s'en trouver renforcé.

J'ai hâte de pouvoir découvrir la suite de leurs aventures, car si j'avais un seul défaut à relever pour ce premier tome, c 'est qu'il nous laisse trop tôt sur notre faim. On a à peine rencontré nos petits héros qu'on arrive déjà aux dernières pages de la BD.

En conclusion, bien qu'introductif ce premier tome réussit déjà à emporter le lecteur en plein cœur de l'Afrique en compagnie de deux jeunes héros charismatiques et attachants, tout en faisant réfléchir le lecteur sur des questions essentielles, telles que le racisme et le bien-être animal.
Une lecture qui ne pouvait pas être plus complète !


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Parution: 27 novembre 2019 - Editions Soleil
La page Facebook d'Aurélie neyret
Illustrations par Aurélie Neyret © Editions Soleil 2019

samedi 25 juin 2016

Nils, tome 1: les élémentaires - Antoine Carrion et Jerôme Hamon


Selon de vieilles légendes, il existerait un monde au-delà de la matière. Un monde constitué d’êtres lumineux, sans lesquels cette matière resterait inerte. Ainsi, quand les territoires du Nord, jadis fertiles et florissants, se muent en terres arides où plus rien ne pousse, ces légendes resurgissent et les regards se tournent vers les dieux anciens... 
Jeune garçon dans la fleur de l’âge, Nils, accompagné de son père, tente d’élucider ce mystère. Il rencontre ainsi ces êtres lumineux, les âmes de la nature qui le guident jusqu’à un royaume voisin à la technologie avancée... Une quête qui bouleversera son existence. 
Nils est une scintillante saga écologique à mi-chemin entre la mythologie nordique et les œuvres de Miyazaki.

Lors de mon escapade à Louvain-la-Neuve avec Mallou14, Ceres et Caladhiel nous avons fait un tour chez Slumberland et avons toutes les quatre craqué pour cette BD, dont la couverture nous a tout de suite attirée.
Et si nous avions encore un doute quant à cet achat, le résumé a fini de nous convaincre totalement. Nous sommes donc toutes reparties avec cette BD et l'avons lue le soir même en une belle lecture commune.

Nous plongeons donc dans un univers totalement différent du notre où nous faisons la connaissance de Nils et de son père qui vivent dans les Terres du Nord, où désormais plus rien de pousse ni ne vit.
Nils et son père vont donc entamer un long et périlleux voyage afin d'élucider ce mystère, et vont se retrouver confronter à l'Empire et à l'existence des Élémentaires.

Tout d'abord, laissez-moi vous dire que cette BD est un vrai petit bijou graphique. Les dessins sont vraiment magnifiques, et les couleurs froides qui englobent les dessins tendent à nous plonger encore plus profondément dans cet univers particulier.

De plus, l'aspect mythologique de l'histoire est vraiment très bien amené. On sent l'influence de la mythologie nordique surtout vers la fin, mais on se doute que celle-ci prendra encore plus d'importance dans le second tome.

Il y a véritablement une ambiance particulière dans ce livre, qui nous incite à tourner les pages et qui nous donnent encore plus envie de connaitre la suite des événements.
L'histoire commence lentement, on nous plante le décor calmement, presque de manière prudente, un peu comme nos personnages lorsqu'ils tentent d'approcher les Élémentaires. On se glisse dans cette BD sur la pointe des pieds, et on en ressort de la même façon, la frustration en plus, tant on est impatient de connaitre la suite des événements.

Je ne peux que vous conseiller cette superbe BD dont les dessins et l'histoire ne pourront vous laisser indifférents.
Laissez-vous emporter par l'histoire, savourez tranquillement les merveilleux dessins qui vous sont offerts et les références nordiques qui s'en dégagent.
Je vous le dis: vous ne serez pas déçus.


Les chroniques des copines





samedi 14 mai 2016

Léonid, tome 1: Les deux albinos - Frédéric Brrémaud et Stefano Turconi


Léonid est un chat... 
Pas encore adulte, mais pas non plus chaton... 
Un jeune chat, quoi ! 
Il vit dans une maison, au milieu des arbres, assez loin de la ville et près d'une ferme. Et bien que ses rêves soient animés de batailles nocturnes dans les bois, il passe ses nuits dans un panier et le jour, il s'amuse avec les chats sauvages du quartier. 
Une vie de rêve, en quelque sorte. 
Pourtant, un drame menace son petit monde...

Aperçue par hasard au détour de plusieurs librairies, je vous avoue avoir craqué sur cette BD en grande partie à cause de sa couverture, qui avouons-le, est juste sublime.

Au premier regard on pourrait penser que cette BD est exclusivement centrée jeunesse, mais en cours de lecture on se rend dompte que le monde dans lequel évolue notre héro à quatre pattes n'est pas aussi gentillet qu'il en a l'air.

En effet, les deux albinos (les deux "méchant" de l'histoire) ne font pas dans la dentelle et paraissent pas moment presque effrayants. Léonid va donc devoir prendre son courage à deux mains (ou plutôt à quatre pattes) pour les affronter et sauver ses amis ainsi que leur petit quotidien tranquille.

Evidemment, les personnages principaux sont avant tout des chats, mais en cours de lecture nous faisons également connaissance avec d'autres animaux, tels que des chiens, des oiseaux ou encore des souris.

Globalement, Léonid est une BD à l'esthétique soignée qui enchante le lecteur et l’entraîne dans une aventure plus sérieuse que ce à quoi il s'attendait.
Et malgré le Happy End de fin, les derniers événement nous font pressentir quelques rebondissements à venir dans le tome suivant.

Et si ma chronique ne suffisait pas à vous convaincre de vous procurer cette petite merveille, sachez qu'elle est scénarisée par nulle autre que Frédéric Brrémaud, le papa -entre autre- de la très bonne série Love.

En conclusion, je conseille Léonid à tous les amoureux des chats et des BD, qui aiment autant découvrir de magnifiques dessins qu'une histoire bien construite qui apporte son lot d'aventures.


Les infos utiles

Le Facebook de Frédéric Brémaud
Le blog de Stefano Turconi
Le tome de de Léonid "La horde" paraitra ce 25 mai aux Editions Soleil


samedi 19 mars 2016

Journal d'Anne Frank - Antoine Ozanam et Nadji


L’adaptation fidèle du journal intime d’Anne Frank, un best-seller mondial. Un roman graphique tout en émotion. Le jour de ses 13 ans, Anne reçoit en cadeau un cahier dont elle fait aussitôt son journal intime. Jeune juive allemande exilée au Pays-Bas, la jeune fille va raconter son quotidien, ses émois d’adolescente, la fuite, la cache, la peur… 
Publié par son père Otto deux ans après la fin de la guerre, Le Journal d’Anne Frank sera traduit en plus de 70 langues et vendu à plus de 30 millions d’exemplaires.

Cette BD je l'ai vue passer sur différents blogs et comptes Instagram et j'ai tout de suite eu envie de me la procurer, car j'aime beaucoup lire et me documenter sur la Seconde Guerre Mondiale, car selon moi on n'en connait jamais assez sur l'Histoire et en particulier sur celle-ci.

Comme beaucoup de personne, j'ai lu plusieurs fois le Journal d'Anne Frank durant mon adolescence, car on ne peut que se sentir proche de cette jeune fille, qui n'avait rien demandé à personne mais dont la vie à basculer à tout jamais, tout cela à cause de la folie d'un seul homme qui en a entraîné des milliers d'autres.

Lire le Journal d'Anne Frank, c'est un devoir de mémoire pour chacun de nous et j'en suis arrivée à penser que cela devrait presque devenir obligatoire. 

Ainsi, quand j'ai vu qu'il existait une adaptation BD, je n'ai pas pu résister et je l'ai achetée, pour pouvoir une fois de plus relire cette histoire, mais également pour la voir sous un autre angle.

Cette BD est basée sur la première édition du Journal d'Anne Frank. Dans cette version, Anne avait modifié certains noms des habitants de l'Annexe, on ne sait trop pour quelle raison. Peut-être au cas où le journal serait découvert par quelqu'un à l'Annexe, ou à l'extérieur de celle-ci. Quoi qu'il en soit, ces noms ont été conservés dans la BD.

Ce livre est vraiment superbe, que ce soit de l'intérieur comme de l'extérieur. La couverture, la reliure, les dessins; tout est fait pour donner envie d'ouvrir la BD.

Les dessins apportent bien sûr un nouveau regard sur l'histoire et nous offre une nouvelle vision et une nouvelle proximité par rapport aux événement qui y sont relatés.
Les couleurs des dessins, dans les tons mauve et bleuté - parfois presque froid - permettent de dégager avec justesse l'atmosphère de l'Annexe.

On ne peut ressortir indemne de ce genre de lecture, et même si on connait tous la fin de l'histoire, à chaque relecture on ne peut s'empêcher d'espérer que cette fois le dénouement sera heureux.
Malheureusement on est vite rattrapé par la réalité, mais cela ne se fait pas de manière trop brusque.
Néanmoins on en ressort toujours avec des larmes dans les yeux et beaucoup d'émotion.

A la fin de la BD se trouvent également une ligne du temps qui permet de retracer le destin de tous les protagonistes de l'histoire d'Anne Frank, de savoir ce qui leur est arrivé, et même si cela n'est en rien réconfortant, on nous montre la réalité telle qu'elle est.

En conclusion, cette BD réussit le challenge d'adapter cette histoire d'une toute nouvelle manière et de nous la faire vivre en image. 




Les liens utiles

Le blog d'Antoine Ozanam
Sa page Facebook
Le blog de Nadji