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mercredi 17 avril 2019

Interview de Nob


Lors de la dernière Foire du Livre de Bruxelles qui s'est déroulée du 14 au 17 février 2019, j'ai eu la chance de pouvoir rencontrer et interviewer plusieurs auteurices de chez Dupuis.
Outre le fait que j'étais plus excitée encore qu'un enfant la veille de Noël, j'ai passé de très bons moments en leur compagnie et j'ai pu apprendre pas mal de choses.

Voici la retranscription de ma dernière interview; celle de Nob, que j'ai pu rencontrer quelques minutes avant sa dédicace du dimanche (il est d'ailleurs arrivé un peu en retard à cause de cela... oups !)
Voilà encore une chouette expérience que je n'oublierai pas, car il est très sympa et très accessible.

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Comment est-ce que Dad et ses filles sont nées ?

Nob: Ça a démarré dans Spirou, début 2014. Ça fait déjà cinq ans. Le principe c'est que j'étais régulièrement dans Spirou grâce à l'atelier Mastodonte depuis à peu près deux ans et à l'occasion d'une occasion d'une rencontre avec Frédéric Niffle, il a émis le souhait de me voir dans Spirou de manière plus récurrente et plus régulière que via l'atelier Mastodonte et il m'a demandé si je n'avais pas une idée. Et c'est vrai que j'avais envie de parler de la paternité, du coup Dad est né un peu de ça.

Je voulais parler du fait d'être papa, mais je n'avais pas envie de parler de ma propre vie, du coup j'ai créé ce personnage qui avait justement une vie une peu décalée par rapport à la mienne et tout s'est un peu enchaîné par rapport à ça: Qu'est-ce qu'il se passerait ? Qu'est-ce qu'il aurait ce père ?

Au début, je me suis dit que c'était un père et une fille, un père et deux filles, un père et trois filles. Et à partir du moment où j'étais arrivé à "un père et trois filles" je me suis dit que ce n'était pas assez, donc c'était parti pour un père et quatre filles. Et tout le reste a décliné de là: l'idée d'avoir des âges différents, échelonnés un peu façon Dalton qui permettait d'avoir sur la même ligne temporelle, tous les âges de l'enfance auquel un parent est confronté. Du bébé jusqu'à la jeune adulte qui est sur le point de partir de la maison. 
L'idée c'était vraiment d'avoir sur un même plan, tous ces âges-là, puis de jouer sur les différents caractères, ce qui permettait d'avoir une grande variété dans la BD.


Et quatre mamans différentes, c'était aussi une volonté ?

N: C'est venu un peu comme une blague, parce que j'ai dit à l'éditeur "Il a quatre enfants, mais de quatre mamans". C'était une blague parce que je me suis dit que personne n'allait croire à cette histoire et puis finalement tout mon truc ça a été de faire en sorte que ce soit crédible malgré tout.
Du coup il a fallu construire toute une vie à Dad pour qu'on comprenne pourquoi il en était arrivé là.

Mais c'est vrai que finalement c'est quelque chose qui est parti comme un gag, mais c'est quelque chose qui a beaucoup intrigué les lecteurs. Au milieu de scènes et de gags humoristiques ça mettait un peu de mystère autour du personnage et les lecteurs avaient envie de connaître le fond de l'histoire.
Mais même mois je n'avais pas en tête à la base la raison pour laquelle il en était arrivé là, donc ça s'est construit petit à petit.
C'est d'ailleurs pour ça que les mamans on ne les découvre qu'on compte-goutte, parce que je voulais vraiment me laisser le temps de m'approprier les personnages principaux, pour dans un deuxième temps essayer d'imaginer leurs origines.
Tout cela s'est donc fait à la semaine, dans l'hebdomadaire du Spirou.

Au départ les tomes étaient composés de gags, alors que dans ce cinquième tome on sent une évolution arriver, avec par exemple Bébérénice qui marche, Dad qui rencontre quelqu'un. Est-ce qu'il y a une volonté de continuer dans ce sens, ou alors on va revenir aux gags?

N: Je joue un peu entre les deux. Je suis attaché au fait que la temporalité de Dad ce soit le gag, la page hebdomadaire dans Spirou. Et pas que dans Spirou d'ailleurs, car depuis la sortie des albums, les gags sont post-publiés dans pas mal de magazines, soit à la semaine, soit au mois suivant le magazine.
Mais étant donné que c'est vraiment une tranche de vie, c'est important que n'importe qui puisse lire la planche de gag sans pour autant se préoccuper de la temporalité de l'histoire.

Il est vrai que les lecteurs de maintenant sont habitués aux séries comme Les Nombrils qui devient des histoires suivies, ou même simplement aux séries où il y a toujours une évolution.
L'écriture des séries TV ça a vachement influencé l'écriture de Dad. Par exemple Friends qui a vingt ans, c'était aussi des épisodes à la semaine, des tranches de vie, mais où on pouvait quand même voir une évolution. On peut regarder les épisodes de manière totalement indépendante, ou suivre la série du début à la fin.
J'essaie de garder cette écriture là, qui fait que quelqu'un peut prendre l'histoire à n'importe quelle page et savourer le gag, mais où quelqu'un qui suit la série depuis le début, connait les tenants et les aboutissants peut y trouver son compte aussi.

Le tome 5 c'était un petite rupture, ça me permettait d'évoquer des choses qu'on me demandait tout le temps, comme "Est-ce que Dad va refaire sa vie?" "Est-ce que Bébérénice va grandit?" etc.
Ca me permettait de mettre un petit palier, mais après sur le tome 6 il y a encore une évolution puisqu'on va découvrir les parents de Dad. L'univers s'agrandit, mais fondamentalement je reste sur ce type de format. Je ne vais pas passer tout d'un coup sur de grands albums à suivre, parce que je trouve que ce n'est pas l'ADN de la série.

Je vous suis sur votre page Facebook et je lis les petits sketchs de La cantoche et je trouve qu'il y a une petite ressemblance entre le cuisinier et Dad.

N: C'est normal, c'est parce que c'est le même auteur. *rire*
C'est marrant, parce qu'on me le dit souvent, mais c'est simplement parce qu'on a des personnages sous la main, surtout quand on dessine des séries qui reviennent.
La cantoche c'est trois pages par mois dans J'aime lire, Dad c'est toutes les semaines dans Spirou, donc forcément à un moment donné on a sa galerie de personnage et on a beau essayer de les faire évoluer d'un côté ou de l'autre, je sais qu'à chaque fois j'ai des archétypes graphiques et quand j'essaie de partir vers autre chose ça sonne faux.



On me dit aussi que la cantinière ressemble à Bébérénice adulte. Je sais que j'ai des codes graphiques de ce type, un peu comme Tezuka qui avait ses personnages à qui il faisait jouer des rôles différents.
Mais on me fait souvent la remarque du cuistot et en effet il y a le gros nez et tout le reste, mais pour moi ce n'est vraiment pas Dad. C'est peut-être un cousin lointain *rire*
Autant parfois ça pourrait être le même personnage avec une coiffure différente, autant là je le trouve très différent. Mais je comprends qu'on puisse trouver qu'il y a un cousinage. 

Vous savez déjà jusqu'où vous voulez aller avec Dad? 

N: Des idées j'en ai plein, ça c'est pas du tout un souci. Au fur et à mesure il y en a toujours des nouvelles qui arrivent, mais c'est vrai que le jour où il n'y en aura plus il faudra se poser la question de savoir quand est-ce que ça devient pénible à animer. 

Quand j'ai commencé Dad, j'avais envie de traiter plein de trucs et je pensais que tout ça serait traité dans le premier album.
Fondamentalement toutes les idées que j'avais en commençant, se retrouvent dans les cinq premiers albums. Maintenant que je fais intervenir les parents, je commence à faire évoluer l'univers mais ça ouvre encore de nouvelles perspectives.
C'est quand même une série où il y a beaucoup de personnages principaux et quand je commence à réfléchir sur quoi je vais appuyer, je me rend compte qu'il y a des choses dont je ne parle pas.
Par exemple dans cet album Panda n'est pas très présente et du coup je pourrai faire un album entier qui se consacre juste à elle.


Rien que le dessin de chaque fille, peut appeler des évoluions qui peuvent aller loin. Pareil pour les mamans: on les voit finalement assez peu, alors que j'aurais envie de les animer beaucoup plus avec tout ce que j'ai à raconter dessus.
Donc je n'ai pas de problème d'idée, ça ne m'angoisse pas du tout. 
En commençant, je ne m'étais pas rendu compte qu'il y avait autant de possibilités. J'avais un mécanisme de base et je me suis dit "Voyons voir ce que ça va donner" mais au fur et à mesure des pages je me suis rendu compte qu'il y avait énormément de choses à faire.
Même toute la partie professionnelle de Dad qui n'est finalement qu'évoquée, j'ai plein de potentialité avec. C'est une série qui est tellement riche à mon insu que je n'ai pas de souci et que je ne me dis pas que ça va s'arrêter à tel moment.

Est-ce qu'il y a des gags inspirés de faits réels ?

N: Oh oui ! *rire*
Il y en a beaucoup. La réalité influe complètement sur Dad, mais c'est comme une matière première, après il faut la travailler. 
Parfois ce ne sont même pas des trucs drôles de la vie courante qui vont donner des gags drôles. C'est juste une réflexion de la vie familiale, des enfants, des nous en tant que parents. Parce que finalement Dad ça peut être aussi bien moi que mon épouse, parce que c'est un peu la relation qu'on a avec nos enfants.

Selon les relations que l'on a avec eux, ça nourrit le personnage de Dad, parce que le propre de la série ce n'est pas "un père et ses filles", c'est la relation parent-enfant.
Il y a souvent plein de choses du quotidien qui se retrouvent de manière plus ou moins fortes dans la BD.
Il y a des gags, c'est très visible, j'imagine vraiment des choses très précises à mettre en scène de notre vie familiale, des fois c'est beaucoup plus lointain et parfois même ça m'échappe complètement. Je me rend compte après coup qu'un gag correspond à telle ou telle situation vécue. 
Mais ça se nourrit vraiment de notre quotidien, c'est certain.

Par contre si j'ai créé un personnage qui n'était pas moi, c'est parce que je ne voulais pas faire d'auto-fiction. Je n'avais pas envie de dessiner nos enfants tels qu'ils étaient, de les enfermer dans une image de bande dessinée, je trouvais ça un peu triste.
Au début leur modèle était plus présent que maintenant. Ils ont leur propre vie et les filles de Dad ont leur propre vie dans les albums et finalement tout ça est de plus en plus éloigné et ça influe de manière différente qu'au début de la série.

Vos enfants se retrouvent parfois dans les gags ? Du genre "Ah, ça c'est moi qui l'ai fait !"

N: Oui bien sûr. Et ça les amuse quand ils se reconnaissent.
Et parfois je leur fait lire un gag que je viens d'écrire parce que c'est un truc précis qui les concerne, mais finalement il n'y en a pas tant que ça. 
Et puis c'est le genre de truc, à la longue on n'en parle plus, parce que ça fait partie du quotidien. 
Par contre, dès que le Spirou arrive, ils veulent lire le gag qui est dedans. Ils ne veulent pas forcément le lire à la maison quand il est dessiné sur l'ordinateur, ils attendent qu'il soit publié dans le Spirou.
Après, on n'en parle pas tant que ça, sauf s'il y a vraiment un truc particulier.
Par contre ici ça faisait un petit moment qu'il n'y avait pas eu de Dad dans Spirou et ma fille m'a dit que ça lui manquait, alors qu'on n'en avait jamais vraiment parlé, du coup ça m'a fait plaisir qu'elle le dise.
Ca reste toujours un truc un peu compliqué pour les enfants d'auteurs je crois. Ils voient bien l'inspiration et ce que j'en prends pour la BD, mais je pense qu'ils préfèrent le laisser un peu de côté. 

Hé bien merci pour cette interview, c'était très sympa.

N: Merci à toi

Dad par Nob © Dupuis 2019

mercredi 27 mars 2019

Interview de Kid Noize


Lors de la dernière Foire du Livre de Bruxelles qui s'est déroulée du 14 au 17 février 2019, j'ai eu la chance de pouvoir rencontrer et interviewer plusieurs auteurices de chez Dupuis.
Outre le fait que j'étais plus excitée encore qu'un enfant la veille de Noël, j'ai passé de très bons moments en leur compagnie et j'ai pu apprendre pas mal de choses.

Voici la retranscription de mon interview de Kid Noize, que j'ai pu rencontrer quelques minutes avant son DJ set au Palais des Imaginaires.
Entre les divers préparatifs et arrangements techniques, j'ai pu lui poser quelques questions sur son projet BD.

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Comment t'es venue l'idée, l'envie de faire une BD ?

Kid Noize: Pour moi ça fait partie intégrante du projet. C'est une façon différente de pouvoir raconter des choses. Chaque média a sa façon de raconter des choses et finalement la BD a toujours été une évidence.

C'était donc une volonté de faire une BD avec le personnage de Kid Noize en tant que héros?

K: Oui, c'est un projet qui découle de tous les autres.

Et à part ton personnage à tête de singe, tu as mis beaucoup de toi-même dans cette BD?

K: J'y ai mis tout le reste, tout ce qui l'entoure. Tout ce qui pour moi fait vivre le personnage est dans la BD. Parce que le personnage tout seul, sans rien d'autre autour, ça ne fonctionnerait pas.

Est-ce que le personnage de Sam s'inspire de toi ? De ton enfance ?

K: Oui tout à fait.


C'était une volonté de ne pas faire les dessins toi-même ? Parce que je sais que tu as une formation de graphiste.

K: Oui, je n'avais pas du tout envie de dessiner, parce que j'avais envie d'un truc vachement poussé graphiquement et je n'étais pas du tout capable de pouvoir l'assurer tout seul.
Je n'ai jamais eu envie de dessiner cette BD en tout cas. Ce n'était pas mon but.

Comment s'est déroulée la collaboration avec Kid Toussain et Otocto?

K: Kid Toussaint s'est vraiment attardé sur le scénario, il a écouté mes idées et les a mis en scène. Et Otocto a tout dessiné. C'est un trio qui roule bien, il y a une bonne cohésion d'équipe. 
Ici sur le tome 2 je travaille avec Lapuss'. On a terminé le scénario et Otocto est occupé sur les croquis et le storyboard.

Tu as déjà la finalité du projet de la BD en tête ? Tu sais jusqu'où tu veux aller ?

K: Heureusement, je ne sais pas exactement où je veux aller. Enfin si, je sais où je veux aller, mais je ne sait pas encore de quelle façon je vais raconter les choses.
J'essaie d'évoluer en même temps sur la BD, sur la musique et sur les clips, pour que tout reste cohérent, mais sans pour autant se dire que tout doit fonctionner en même temps.
Je pense qu'ici la BD raconte quelque chose, et le nouvel album raconte autre chose.
C'est important de rester cohérent, sans pour autant faire du copier-coller et devenir redondant. Il faut rester libre sur l'évolution de l'histoire.


Ce n'est pas trop difficile de tout concilier ? La BD, les concerts, les festivals...

K: Ça demande beaucoup de temps et d'énergie. Ce n'est pas toujours évident, mais quand on a la volonté d'y arriver, c'est déjà ça de gagné.

J'ai vu que c'était l'effervescence à côté: tout le monde t'attend. Ce n'est pas trop difficile à gérer ?

K: Non parce que je pense que ce serait plus difficile si personne n'était là. Se dire que tu es là et que personne ne t'attend, ça me fouterait un coup.

Est-ce que ça te stresse de voir que tu es autant attendu ou est-ce que tu t'y fais ?

K: En fait j'espère que je ne m'y ferai jamais.
Tu sais, le grand truc quand tu lances quelque chose, c'est que tu stresses à l'idée que ça ne fonctionne pas et après tu stresses à l'idée que ça ne fonctionne plus.
Donc au final il faut surtout arriver à gérer l'instant présent. C'est le plus important.

Merci d'avoir pris le temps de répondre à mes questions avant ton concert.

K: Avec plaisir.


Question bonus du petit frère:

Est-ce que tu tires ton inspiration de Charleroi ? Parce qu'en lisant la BD j'ai eu l'impression de reconnaître des endroits emblématiques, comme le terril.

K: Oui c'est tout à fait ça.
Sans pour autant vouloir le dire de manière physique, j'ai mis des petits clins d’œil par-ci par-là.


Kid Noize par Kid Noize Kid Toussaint Otocto © Dupuis 2019 
Photo: Antoine Dognaux

mercredi 20 mars 2019

Interview de Kid Toussaint

Lors de la dernière Foire du Livre de Bruxelles qui s'est déroulée du 14 au 17 février 2019, j'ai eu la chance de pouvoir rencontrer et interviewer plusieurs auteurices de chez Dupuis.
Outre le fait que j'étais plus excitée encore qu'un enfant la veille de Noël, j'ai passé de très bons moments en leur compagnie et j'ai pu apprendre pas mal de choses.

Voici la retranscription de ma seconde interview, celle de Kid Toussaint, scénariste d'un grand nombre de BD chez Dupuis, notamment de Kid Noize, Animal Jack ou encore Magic 7 et personnage au débit de parole important (ce n'est pas moi qui le dis, c'est lui...).
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Comment est-ce que tu t'es retrouvé à travailler sur le projet BD de Kid Noize ?

Kid Toussaint: C'est Dupuis qui m'a contacté. Kid Noize était déjà en relation avec Dupuis et moi je travaillais déjà avec eux pour d'autres séries. Ils cherchaient un scénariste pour écrire l'histoire et ils m'ont contacté. J'ai rencontré l'Homme à la tête de singe, le contact est bien passé et voilà, on a travaillé ensemble. Je ne le connaissais pas avant.

Tu ne le connaissais pas, mais tu connaissais son travail ou pas du tout ?

K: Je connaissais sa musique et je le connaissais à travers son personnage puisque c'est une personne publique, mais lui personnellement non.
Si tu veux une réponse plus détaillée, j'ai regardé ses clips et je voyais bien qu'il y avait un univers intéressant derrière. En discutant avec lui je voyais ce qu'il voulait faire et j'ai trouvé ça intéressant. Ça m'a plu et voilà comment je suis arrivé sur ce projet.

Vous êtes deux sur le scénario en fait ?

K: C'est ça oui. En fait les idées principales viennent de lui. D'ailleurs si tu as vu ses clips, tu vois qu'il y a un écho entre la BD et l'univers présenté dans les clips. 
Donc il est venu avec son personnage à la tête de singe, avec Sam le gamin... Tout ça, ça vient de lui et on a essayé de trouver une structure, de donner de la cohérence à l'ensemble. J'ai géré les dialogues aussi.


Ok, donc ton job c'était de gérer la cohérence de l'histoire.

K: Donner de la cohérence, de la structure et puis faire une histoire. Parce que finalement un clip, c'est deux minutes, tu n'as pas le temps de raconter une vraie histoire suivie, donc il faut gérer ça.
Et en même temps, il fallait lui poser des questions pour voir jusqu'où il voulait aller. C'est lui qui a donné l'histoire dans sa globalité. 

Comment se passe la collaboration entre Kid Noize, Otocto et toi ?

K: Pour le coup, Otocto je le connaissais un petit peu avant. Il est venu sur le projet parce que je l'ai présenté à Dupuis.
Avec Kid Noize, c'était beaucoup de réunions. On s'est vu pal mal de fois, on a beaucoup discuté.  Après j'envoyais le scénario à l'éditrice qui me donnait ses retours.
Et puis Otocto - malheureusement pour lui - il arrive après nous tous et il est obligé de faire ce qu'on lui demande *rire*
En plus, c'était son premier album, donc il était un peu plus timide, il osait moins donner son avis. Ce qui est normal puisqu'il y avait déjà énormément de travail qui était fait en amont.
Mais c'est une très bonne collaboration. On a eu beaucoup d'échanges avec Kid Noize et Otocto à merveilleusement bien suivi nos indications.

Est-ce qu'il y'a déjà un tome 2 de prévu? Vous êtes déjà en train de bosser dessus?

K: Alors je peux le dire parce que tout le monde le dit, mais sur le tome 2 ce ne sera plus moi au scénario, mais Stéphane Lapuss'.
Lapuss' qui a donc fait Les Minions et qui fait beaucoup d'humour. Il a aussi fait Putain de chat notamment.
C'est un scénariste intelligent et doué, mais au-delà de ça il a très bien compris ce qu'on avait fait sur le tome 1 et il se l'est approprié avec plus d'humour. Je trouve qu'il a fait un super boulot. Le peu que j'en ai lu, je trouve ça super, donc je suis vraiment ravi que ce soit lui.
J'ai quitté le projet parce que j'ai beaucoup trop de choses sur le côté et ce n'était pas possible pour moi de continuer Kid Noize. Mais la BD est sur de bons rails donc je peux la confier à quelqu'un. 

Je sais aussi que tu as plusieurs autres projets chez Dupuis.

K: Mes plus grosses séries chez Dupuis sont Magic 7 et Télémaque. Pour Magic 7 ça fait déjà un petit temps qu'on a commencé, on en est déjà au tome 7 et pour Télémaque au tome 2. Animal Jack vient d'arriver, donc pour celui-là on verra.
Je fais aussi de la BD adulte chez Casterman avec Holly Ann et A l'ombre du convoi et je suis chez Grand Angle avec 40 éléphants, donc oui je fais beaucoup de choses.
Du coup, c'était quoi la question ? *rire*


Est-ce que tu as le temps de dormir ? *rire*

K: Non très peu. Mais je dors très peu de base, donc ça va j'arrive à m'occuper. En fait je rêve en écrivant, ça fait gagner du temps. *rire*
Non mais plus sérieusement, ça fait plus de dix ans que je suis dans le métier, j'ai accumulé beaucoup de projets, beaucoup de scénarios, j'ai toujours beaucoup d'avance. Mais de toute façon, j'ai toujours le temps d'écrire de nouvelles choses. Et puis ce sont des envies. On a beau se dire "C'est bon, j'ai assez de séries, je vais m'arrêter là", tu as d'un coup envie d'écrire sur un autre sujet, un autre thème et tu te dis que tu peux essayer de le faire rentrer au chausse-pied dans ton agenda et voilà.

Tu fonctionnes aussi aux coups de cœur ?

K: Oui aux coups de cœur et aux opportunités aussi. Parfois des dessinateurs me contactent pour des projets. Comme pour le projet Kid Noize, quand tu es contacté par Dupuis tu te dis que tu n'as peut-être pas envie de refuser une telle opportunité, même si tu as déjà plein de projets.
Je sais que je suis déjà bien occupé, mais tu sais, choisir c'est renoncer et j'ai du mal à renoncer, tout simplement. 

C'est marrant, "choisir c'est renoncer" c'est aussi une de mes phrases fétiches *rire*

K: On est bien obligé des fois, mais là je t'avoue j'ai toujours eu du mal à renoncer. J'ai trop d'envies, je suis trop généreux *rire*

En parlant de ça, pour Animal Jack, le projet venait de Dupuis ou c'était une idée à Miss Prickly et toi?

K: En fait avec Miss Prickly on s'est connu en salon, en dédicaces et elle me disait "Ce serait bien que tu écrives quelque chose pour moi, plus adulte, plus mature que ce que je fais d'habitude." Et moi j'étais un peu surpris parce que je ne voyais pas trop ce qu'elle voulait faire en adultes. Donc j'ai regardé ce qu'elle faisait, j'ai vu qu'elle faisait Mortelle Adèle qui est génial et hyper drôle, j'ai vu Le cochon dingue, A cheval, etc.
Je me suis dit "Apparemment elle aime les animaux, elle a déjà fait les cochons d'Inde et les chevaux, qu'est-ce que je peux faire d'autre?", du coup j'ai fait tous les autres.
Mais c'est quand même un projet jeunesse, parce que j'ai trouvé que c'était ce qui lui correspond le mieux. Et quand je lui ai proposé le projet, elle a aimé le personnage et elle a adhéré à l'histoire.
Du coup on l'a fait et on l'a proposé à Laurence Van Tricht, la même éditrice que Kid Noize et ça a marché.
Par contre, ce n'est pas du gag, donc je l'ai quand même emmenée vers quelque chose de différent.


Oui, surtout à la fin du tome, on sent qu'il y a quelque chose de plus profond

K: Oui c'est vrai. Et là il y aura un tome 2 et ce sera toujours moi au scénario. Comme quoi, je n'abandonne pas tout en cours de route *rire*
Donc il y aura un tome 2 et sûrement un tome 3. Une vraie histoire sur le long terme. C'est ce que je sais faire de mieux. Je suis pas drôle en vrai, je ne sais pas faire de gags, donc je me contente de faire des histoires.

Par contre, je t'avoue que je n'ai pas encore lu Magic 7. J'ai une amie qui est hyper fan, mais je ne me suis pas encore penchée sur le sujet.

K: C'est dur de prendre la série en cours de route. C'est quasi impossible, tu es obligée de suivre depuis le début. Après l'histoire est très différente. Elle évolue complètement au fil des tomes. Les premiers sont plus naïfs mais c'était voulu et il y a une évolution de l'histoire. Quelqu'un qui est fan ne décrochera pas, parce que tu suis les personnages depuis le début, comme dans une série télé.
En tout cas c'est une série qui marche bien, qui est un peu mon bébé parce que je l'ai emmenée vraiment loin. Je m'arrêterai au tome 10, c'était prévu depuis le début, mais c'est une saga dont je suis très fier et je suis content d'avoir emmené mes personnages aussi loin.

Et en ce qui concerne Télémaque, tu as déjà deux tomes sortis. D'autres sont prévus?

K: Oui ça continue, il y a vraiment de quoi raconter, on s'amuse bien. C'est plus facile de rentrer dedans que dans Magic 7. Je pense que Magic 7 il faut faire un effort au début et adhérer aux personnages alors que Télémaque ça se suit tout de suite.

En plus je suis un fan de mythologie grecque, donc déjà ça me parle.

K: Ah oui tu vas aimer tout de suite alors. En fait c'est un truc qui ne se fait quasiment pas: c'est de la mythologie, donc on donne des vraies infos mais c'est vraiment pour la jeunesse. Je veux dire, c'est drôle, ça se suit comme une saga, mais c'est pas rébarbatif.
L'Odyssée je l'ai lu 40 fois, donc je connais et je l'ai digérée. L'ennui c'est que certaines collections prennent plan-plan la mythologie et te racontant l'histoire telle qu'elle est écrite. Nous on est parti de tout ça, mais on a digéré. Par conte tu retrouveras quand même tout ce qu'il y a dans l'Iliade et l'Odyssée, mais à notre sauce.

Donc ça fait à peu près dix ans que tu fais de la BD, c'était dans ta formation de base ou pas du tout ?

K: J'ai fait journalisme à l'ULB à la base. Et puis finalement j'avais envie d'écrire mes propres histoires depuis le début, donc finalement le journalisme je ne m'en suis jamais servi.

Donc tu es belge ?

K: Oui je suis belge. Ici je peux l'avouer, mais en France je mens, évidemment *rire*

Tu es en terrain ami ici.

K: Oui c'est ça. Je peux dire "des nonante" et des "septante".

Redevenons sérieux: qu'est-ce qui te plait le plus dans ton métier de scénariste?

K: Ce moment. J'adore ce moment. Parler avec toi c'est le meilleur moment... Non c'est pas vrai *rire* Je disais ça juste pour te flatter.


Ah mais ça marche, continue *rire*

K: Ah oui j'ai vu, t'as souri. Je me suis dit "c'est bien, elle y croit". La naïveté c'est essentiel. 
Je pense que ce qui me plait le plus, c'est tout: écrire ça me plait énormément, le fait de voir mes œuvres dessinées, avoir des feed-back... tout ça c'est génial. 
Et puis, voir l'album fini, voir les lecteurs. Toutes les étapes me plaisent en fait.
J'aime bien quand ça jaillit et j'aime bien façonner ce qui jaillit. Quand tu as des idées il faut les travailler, et c'est ça qui est important. Parce qu'avoir une idée ça ne veut rien dire, tout le monde à des idées. Mais les travailler c'est passionnant. 
En fait, l'art ce n'est pas créer, c'est délimiter. Créer, tout le monde peut le faire, mais donner une forme à ta création c'est ce qu'il y a de plus dur. Et l'art pour moi, c'est ça. 
Donc j'aime toute les étapes. Rencontrer les lecteurs c'est passionnant aussi, parce qu'ils ont toujours un regard neuf, un regard différent sur ton oeuvre, et c'est génial. 
C'est génial d'échanger avec eux, surtout en jeunesse. 

Parce que c'est un public un peu plus naïf?

K: Pas tant que ça. Plus spontané ça c'est sûr. Mais comme je dis toujours, je dis plus de choses en jeunesse qu'en adulte. Mes œuvres adultes sont plus historiques ou alors ce sont des polars. Tout est frontal, tout est dit. Alors qu'un jeune va lire et lire et relire et comprendre plein de choses qui ne sont pas dites et je trouve ça très fort. Les jeunes me sidèrent, ce sont de supers lecteurs.

Et parfois ils voient ou comprennent des choses qui n'étaient même pas là au départ.

K: Oui c'est ça. Ils voient des relations entre les personnages et disent qu'il y a un truc entre eux. Et quand tu réétudies le projet toi-même tu te dis "ah, c'est vrai que ça m'avait échappé, mais il y a un truc entre eux.". Ils sont très forts les jeunes, ce sont de supers lecteurs. Je pense qu'ils sont même meilleurs lecteurs que moi à leur âge. Non, en fait c'est pas que je le pense, j'en suis sûr.

Merci d'avoir pris le temps de me répondre, c'était très chouette.

K: Avec plaisir.

Kid Noize par Kid Noize Kid Toussaint Otocto © Dupuis 2019 
Animal Jack par Kid Toussaint Miss Prickly © Dupuis 2019 
Magic 7 par Collectif Kenny Ruiz Kid Toussaint La Barbera Quattrocchi RAAPACK Ruiz © Dupuis 2019 
Télémaque par Kenny Ruiz Kid Toussaint © Dupuis 2019
Photo: Antoine Dognaux

mercredi 20 février 2019

Foire du Livre de Bruxelles 2019 - Que d'émotions !


Cette année encore je me suis rendue à la Foire du Livre de Bruxelles à Tour & Taxis et le moins que l'on puisse dire c'est que cette édition était vraiment exceptionnelle !

Vendredi

Départ vers 10h ce vendredi avec le frérot. Nous prenons le train pour la deuxième année consécutive, car force est de constater que c'est quand même beaucoup moins stressant que de prendre la voiture ! Surtout que je déteste conduire dans Bruxelles...

Dès l'entrée nous sommes sur le stand de Kennes Editions, qui a bien grandi depuis sa première venue sur la Foire ! Et ça tombe bien que l'on soit là, car je peux directement aller dire bonjour à Marie Potvin, que j'avais eu l'occasion de rencontrer en 2016. Trois ans déjà !
Mais Marie est toujours aussi sympa et c'est un vrai plaisir de la revoir et de papoter un peu, tout en lui faisant dédicacer le dernier tome des Filles modèles paru chez nous. J'ai d'ailleurs hâte de pouvoir lire la suite !


Après cette petite séance de papotage, je file sur le stand de Livr'S pour retrouver ma copine Caladhiel qui est cette fois de l'autre côté de la table sous le nom d'Ellen McNett, puisqu'elle dédicace son premier album jeunesse Kalila le koala a le vertige, illustré par Crystèle Lim.
Je suis tellement contente pour elle, car cet album est vraiment superbe ! Ce qui est encore plus cool, c'est le succès que Kalila va avoir tout au long du week-end, car on a plutôt bien fait la pub de cet album autour de nous ! C'est top de voir que les gens s'y intéressent !

Mais pas le temps de traîner car j'ai rendez-vous à 14h sur le stand Dupuis pour ma première interview du week-end: celle de Carbone et Justine Cunha.
Celle-ci se fera finalement dans le salons des auteurices qui est un petit endroit très sympa pour se poser et faire une interview.
J'ai déjà eu l'occasion de rencontrer Carbone lors de la Fête de la BD en septembre dernier, mais c'est la première fois que je vois Justine, ce qui n'empêche pas le courant de tout de suite passer entre nous. La preuve, on se retrouve rapidement à parler Harry Potter, livres et films confondus.
Cependant, il faut aussi passer aux choses sérieuses et réaliser cette interview. Je ne vous en dit évidemment pas plus, vu que celle-ci sera rapidement disponible sur le blog.


Après ce très chouette moment passé avec les deux autrices, nous attendons Kid Toussaint en papotant avec Jocelyne, l'une des attachées de presse de chez Dupuis, que j'ai déjà eu l'occasion de voir quelques fois et qui est vraiment très sympa.
J'aurais d'ailleurs plein d'occasion de la revoir durant ce week-end de folie.
Kid Toussaint arrive peu après et me précise que je fais bien de l'enregistrer, car il dit qu'il parle vite. Et effectivement, son débit de parole est assez soutenu et je suis plutôt contente de ne pas devoir prendre de notes.
Nous parlons de la BD Kid Noize dont il a scénario le premier tome, mais également d'Animal Jack et Télémaque en passant par Magic 7. Tout cela en... Quinze minutes top chrono !

Après cela, il est temps de faire une petite pause et de retrouver Ellen sur son stand, où je retrouve également Cindy ! 
On fait également un peu le tour du salon avec mon frère, étant donné qu'on n'en a pas encore vraiment eu l'occasion.

Cependant le temps passe vite et il est déjà 17h30 !
Je me rends au Palais de l'Imaginaire car j'ai une inerview de prévue avec Kid Noize à 17h40. J'ai vingt minutes pour le rencontrer car il dédicace à 18h. Et je peux vous dire qu'il est attendu !
Le stand Dupuis se trouve juste en face du Palais de l'Imaginaire, et il y a une telle effervescence autour du stand et une telle tension dans l'air ! C'est impressionnant !
Moi-même, je n'en mène pas large j'avoue.
Mais quand il arrive en compagnie de Sophie, elle aussi attachée de presse chez Dupuis, et qu'on se retrouve dans la loge, c'est tout de suite beaucoup plus calme et plus détendu.
Kid Noize est vraiment très sympa, il prend le temps de répondre à mes questions, même s'il doit aussi régler certains détails avec les régisseurs pour son set de 20h.
Mais le courant passe bien, il répond à toutes mes questions, ainsi qu'à celles de mon frère, prends le temps de faire des photos avec nous et de me dédicacer ma BD.
Bref, c'est un moment vraiment génial et unique !

C'est là-dessus que se termine ce premier jour à la FLB. On reprend le train pour rentrer à la maison se reposer, car samedi on sera de nouveau sur place. Enfin moi, le frérot m'abandonne... 


Samedi


Samedi matin je prends le train à Gembloux en compagnie de Mallou14 et c'est chouette de pouvoir papoter un peu, même s'il n'y a pas très longtemps qu'on s'est vues.
On arrive sur la Foire vers 11h30 et là encore, notre première halte est le stand Livr'S pour aller faire un coucou à Ellen et récupérer d'autres exemplaires de Kalila.
C'est aussi là que le reste de la Drama Police nous rejoint: Robin, Gilwen et l'Ogre Charmant sont là et déjà cela dégénère... On parle fort et on rit beaucoup.
Nous décidons d'aller retrouver Cindy qui dédicace sur le stand de Dilibel pour lui faire un petit coucou, puis on se retrouve très vite installé à une table de la Halte Gourmande pour manger un peu.

Je m'éclipse à 13h30 pour retrouver Nob dans le salon des auteurices pour ma dernière interview du week-end.
Là encore, je fais vraiment une chouette rencontre. Nob est vraiment très sympa et on sent que c'est quelqu'un de simple et de très ouvert. On échange un petit moment et il prend le temps de dédicacer ma BD. Par contre, il sera un peu en retard à sa séance de dédicaces... Sorry

Et moi je suis un tantinet en retard pour la conférence à laquelle participe Cindy: "L'avenir de la littérature est-il féminin ?"
Malgré un titre un peu fourre-tout, la conférence est vraiment très intéressante ! La seconde intervenante a des propos très pertinents et c'est comique de voir à quel point je finis par connaître Cindy, car je connais déjà ses réactions face à certaines questions avant qu'elle n'y réponde.

Après cette conférence, je retrouve Isabelle avec qui j'ai fait mes études, et on décide de faire un tour du salon. En chemin, j'arrive à la faire craquer sur le premier tome des Soeurs Carmines qu'elle peut faire dédicacer à Ariel Holzl puisqu'il est présent sur le stand des Indés de l'Imaginaires. C'est sur ce stand que je revois aussi Katia Lanero-Zamora avec qui on échange un peu. Je l'avais déjà revue à Montreuil, mais c'est toujours un plaisir de parler avec elle ! Il faut d'ailleurs que je continue ma lecture de ses livres...

On refait un tour chez Dilibel pour qu'Isabelle puisse acheter et faire dédicacer Terre de Brume. J'en profite pour faire dédicacer mon propre exemplaire, que je n'avais pas avec moi aux Halliénnales, car je l'avais prêté.
Et ça tombe bien, puisque juste à côté de Cindy, il y a Geneviève Guilbaut qui dédicace Textos et Cie. J'en profite donc pour prendre le tome 3 et le lui faire dédicacer.

Un dernier petit tour chez Kennes, afin que je puisse également revoir Rose-Line Brasset que je n'avais plus revue depuis 2016 et où Isabelle craque sur le premier tome de Gamer de Pierre-Yves Villeneuve et il est déjà temps de se dire au revoir.


Je décide donc de retourner une dernière fois chez Livr'S pour revoir Ellen et je suis surprise d'y rencontrer Virginie, sa meilleure amie venue lui faire une surprise. C'était vraiment drôle, car j'ai eu un moment de bug quand elle m'a tapoté l'épaule pour le dire bonjour.
Et que dire de l'émotion d'Ellen lorsqu'elle la vue... Bref, j'ai bien failli verser ma petite larmichette. 
Et sur le même stand c'est une autre Virginie que je revois. Nous l'avions rencontré aux Halliénnales en 2018 alors qu'elle était sur le point d'accoucher, et la voilà venue acheter Kalila en compagnie de sa petite Gaïa... C'est vraiment trop chou de les revoir !

Après cela, je passe faire un petit craquage chez MxM Bookmark (2 livres ça va, c'est raisonnable !) sous les bons conseils de Gilwen, puis il est déjà temps de dire au revoir à tout le monde, car la journée se termine et que Mallou14 et moi repartons en train.


Et voilà comment se termine cette édition 2019 de la Foire du Livre de Bruxelles !
Celle-ci aura donc été remplie d'émotion et d'excitation ! C'était génial de voir Ellen sortir son premier livre et que celui-ci rencontre autant de succès durant un week-end !
Revoir la Drama Police est toujours du pur bonheur, assaisonné de rire et de thé ! Quelle team de folie nous formons !
Et enfin, réaliser ces interview aura été une très chouette expérience ! Les attachées de presse des éditions Dupuis se coupent toujours en quatre pour tout plannifier et faire en sorte que tout se passe bien et je les remercie vraiment pour ces opportunités !
J'ai hâte de pouvoir vous proposer ces interviews car j'ai passé de très bons moments en compagnies de ces auteurs et autrices.

Et puis finalement, j'aurais été plutôt raisonnable ce week-end 😉