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lundi 2 août 2021

Vampyria, tome 2: La Cour des Miracles - Victor Dixen


Aux yeux de Versailles, Diane de Gastefriche est l'écuyère favorite de Louis XIV l'Immuable, le vampyre suprême qui depuis trois cents ans impose son joug sanglant à la France et à l'Europe. 
En réalité, elle se nomme Jeanne Froidelac : elle appartient à la Fronde, organisation secrète œuvrant au démantèlement de l'empire du Roy des Ténèbres. 
Dans le ventre de Paris apparaît une mystérieuse vampyre renégate, régnant sur une cour souterraine peuplée de goules et d'abominations. Louis charge ses meilleurs écuyers de capturer cette rivale insaisissable et de s'approprier son armée : celle-ci le rendrait plus puissant que jamais. 
Jeanne parviendra-t-elle à éliminer la Dame des Miracles avant que les autres écuyers la livrent au Roy des Ténèbres ?

Après avoir énormément apprécié le premier tome, je ne pouvais pas passer à côté de celui-ci. Je l'ai donc acheté lors de ma dernière virée en librairie et aussitôt payé, aussitôt lu ! Pour une fois que je ne fais pas attendre éternellement un livre dans ma PAL, ça vaut le coup d'être souligné.

Nous retrouvons donc Jeanne (ou Diane si vous préférez) peu après la cérémonie de la Gorgée du Roy, dans son tout nouveau rôle d'Ecuyère. Malheureusement les humeurs de l'Immuable sont aussi changeantes que la météo belge et notre héroïne se retrouve impliquée dans une mission périlleuse en compagnie de Suraj et Athénaïs.

Ensemble iels doivent trouver la nouvelle Cour des Miracles où se cache la bien nommée Dame des Miracles ainsi que son armée de goules afin de les mettre hors d'état de nuire, tout en découvrant comme cette nouvelle vampyre parvient à contrôler ces effroyables créatures.
Jeanne va donc une nouvelle fois devoir jouer un double jeu, puisqu'il est hors de question que le Roy des Ténèbres jouisse d'un tel pouvoir.

Comme dans le premier tome, le rythme du roman ne souffre d'aucun temps mort. Les pages s'enchaînent les unes après les autres sans que l'on s'en rende vraiment compte, tout comme les différents événements qui s'y déroulent.

Si précédemment je trouvais Jeanne un peu trop prompte à prendre des décisions hâtives, dans cet opus je l'ai trouvée un peu trop naïve, surtout compte tenu du nid de serpents dans lequel elle évolue quotidiennement.
J'ai vu venir avant elle certains éléments-clé, mais cela ne m'a tout de même pas empêchée de trouver du plaisir à ma lecture.

Je suis cependant bien curieuse de savoir ce que Victor Dixen mijote la concernant. Par rapport à son rôle à venir, mais aussi et surtout par rapport à ses origines. Il y a là un mystère plus complexe qu'il n'y paraît et j'ai vraiment hâte d'avoir le fin mot de l'histoire.

En conclusion, ce deuxième tome de Vampyria se situe dans l'exacte lignée du premier et ne m'a absolument pas déçue. Je suis maintenant impatiente de pouvoir lire la suite et de découvrir ce que l'auteur nous réserve. Cela promet des choses intéressantes, j'en suis sûre !


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Parution: 17 juin 2021 - Robert Laffont

lundi 14 décembre 2020

Vampyria, tome 1 : La cour des ténèbres - Victor Dixen


« Tu vas t’épanouir à Versailles telle une fleur exotique. Les vampyres du palais raffolent de tout ce qui sort de l’ordinaire. Mais attention: la Cour des Ténèbres a ses codes, ses pièges mortels, et le moindre faux pas s’y paye au prix du sang… 
En l'an de Grâce 1715, le Roy-Soleil s’est transmuté en vampyre pour devenir le Roy des Ténèbres. Depuis, il règne en despote absolu sur la Vampyria : une vaste coalition à jamais figée dans un âge sombre, rassemblant la France et ses royaumes vassaux. Un joug de fer est imposé au peuple, maintenu dans la terreur et littéralement saigné pour nourrir l’aristocratie vampyrique. 
Trois siècles plus tard,, Jeanne est arrachée à sa famille de roturiers et catapultée à l’école formant les jeunes nobles avant leur entrée à la Cour. Entre les intrigues des morts-vivants du palais, les trahisons des autres élèves et les abominations grouillant sous les ors de Versailles, combien de temps Jeanne survivra-t-elle ?

Alors que j'adore la plume de Victor Dixen depuis ma découverte d'Animale, je l'avais un peu délaissée depuis la publication de Cogito et Extincta qui ne me tentaient pas plus que ça.
Mais quand j'ai vu que monsieur Dixen s'attaquait au mythe du vampire, là je n'ai plus hésité: il me fallait absolument lire ce roman !

Autant vous dire que ce dernier commence sur les chapeaux de roues ! En à peine vingt pages j'étais déjà passée par mille émotions, tant la mise en place de l'intrigue est puissante. C'est certes un poil déstabilisant, mais cela permet également de tout de suite s'attacher à Jeanne, notre jeune héroïne pleine de fougue.

Introduite à Versailles à l'école de la Grande Écurie sous une fausse identité, notre héroïne va devoir déjouer les pièges qui se profileront devant elle et éviter d'éveiller les soupçons sur elle-même.
C'est donc un jeu de cour dangereux qui se déroule durant les quelques 500 pages du roman, mais diablement excitant !

En alliant le mythe du vampire au faste de Versailles et de sa noblesse, Victor Dixen a mis dans le mille en ce qui me concerne. Moi qui adore les livres historiques prenant place dans ces riches contextes historiques, j'ai été servie !

Suivre Jeanne dans sa découverte des jeux de dupes de la cour, la voir lier des amitiés sincères ou au contraire se débattre pour démêler le vrai du faux était un vrai plaisir. Si j'avais un bémol à souligner, ce serait son tempérament peut-être un peu trop sanguin ahaha quel jeu de mots habile et imprudent, qui lui fait parfois commettre des erreurs de jugement.
Mais je chipote.

L'écriture de l'auteur est aussi fluide que dans mon souvenir, ce qui fait que les cinq cents pages du livres m'ont parues presque trop courtes. Sans parler du final qui m'a laissée hors d'haleine et pressée de pouvoir lire la suite, qui s'annonce plus intrigante encore.

En conclusion, ce premier tome de la saga Vampyria a comblé tous mes espoirs et plus encore ! J'ai adoré retrouver la plume de cet auteur que j'apprécie énormément, tout comme j'ai apprécié sa réinterprétation originale du mythe vampirique. 


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Parution: 15 octobre 2020 - Robert Laffont

lundi 2 juillet 2018

Phobos, tome 3 - Victor Dixen


FIN DU PROGRAMME GENESIS DANS 
1 MOIS... 
1 JOUR... 
1 HEURE... 
ILS SONT PRÊTS A MENTIR POUR SAUVER LEUR PEAU 
Ils sont les douze naufragés de Mars. Ils sont aussi les complices d'un effroyable mensonge. Les spectateurs se passionnent pour leur plan de sauvetage, sans se douter du danger sans précédent qui menace la Terre. 
ELLE EST PRÊTE A MOURIR POUR SAUVER LE MONDE 
Au risque de sa vie, Léonor est déterminée à faire éclater la vérité. Mais en est-il encore temps ?
MÊME SI LE COMPTE À REBOURS EXPIRE, IL EST TROP TARD POUR RENONCER.

Comme je l'ai dit dans ma chronique sur le tome Origines, j'ai mis du temps à me décider à lire la suite de Phobos. Ce n'est pas tant que je n'en avais pas envie, c'est juste que l'occasion ne s'est pas présentée tout de suite, vu l'énormité de ma PAL.
Mais qu'à cela ne tienne, j'ai tout de même réussi à y revenir.

Ma lecture aura été bien différente de celle des lecteurs ayant lu le livre à sa sortie, tout simplement parce qu'en lisant ce livre, je savais qu'il y aurait une suite. Je ne m'attendais donc pas réellement à un dénouement définitif.
De plus, j'ai décidé de lire ce tome en parallèle avec Origines, le tome présentant un des garçon à chaque chapitre, ce qui fait que j'ai appris à les connaitre au fur et à mesure de ma lecture.

Durant les quelques premiers chapitre, j'ai eu un peu de mal à rentrer totalement dans l'histoire, car cela faisait quand même un moment que j'ai terminé le tome 2. Il m'a donc fallu un petit temps d'adaptation, le temps de raviver mes souvenirs.
Ensuite, la lecture s'est déroulée sans trop d'anicroches.

Pour une fois, j'ai été plus intriguée par ce qu'il se passait hors-champ que sur ce que les pionniers de Mars vivaient.
J'étais beaucoup plus passionnée par les déconvenues d'Andrew et Harmony et par les magouilles de Serena que par ce qu'il se déroulait au-dessus de tout cela.
En plus, il faut avouer que Victor Dixen réussit magnifiquement à jouer avec nos nerfs à ce niveau de l'histoire. Toutes les intrigues politiques proposées étaient drôlement bien ficelées et cruellement réalistes.

J'ai également eu un peu de mal avec les tergiversations de Léonor. Elle était beaucoup trop girouette à mon goût et avait tout de même une fâcheuse tendance à prendre de mauvaises décisions durant la presque totalité du bouquin.
Cependant, elle finit par se rattraper, ce qui n'est déjà pas si mal.

Au passage, Kris m'a elle aussi exaspérée avec sa candide naïveté, et j'ai également eu l'impression que Mozart n'était qu'un faire-valoir.
Par contre, j'ai été très intéressée par les personnages un peu plus secondaires, tels que Kenji, Samson ou encore Safia.
Ces personnages représentaient pour moi un vrai bol d'air frais dans l'ambiance martienne du récit.

Malgré tout, je trouve que Victor Dixen a encore réussi à bien ménager son suspens et ses différents effets sur le lecteur.
J'ai plus d'une fois été surprise par les choix scénaristiques qui ont été fait, et ça c'est un vrai plus dans une histoire qui aurait très vite pu virer sur la facilité. Heureusement pour moi, cela n'a pas été le cas.

Je suis maintenant vraiment curieuse de découvrir le tome 4, étant donné la conclusion donnée à ce troisième tome et comment l'auteur a su trouver de quoi écrire quelques 650 pages supplémentaires à une saga déjà bien développée.
Je suis impatiente de m'y mettre pour me faire mon propre avis !


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Parution: 23 novembre 2017 - Robert Laffont (Collection R)
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lundi 18 juin 2018

Phobos, tome 2,5: Origines - Victor Dixen


Ils incarnent l'avenir de l'Humanité. 
Six garçons doivent être sélectionnés pour le programme Genesis, l'émission de speed-dating la plus folle de l'Histoire, destinée à fonder la première colonie humaine sur Mars. 
Les élus seront choisis parmi des millions de candidats pour leurs compétences, leur courage et, bien sûr, leur potentiel de séduction. 
Ils dissimulent un lourd passé. 
Le courage suffit-il pour partir en aller simple vers un monde inconnu ? La peur, la culpabilité ou la folie ne sont-elles pas plus puissantes encore ? Le programme Genesis a-t-il dit toute la vérité aux spectateurs sur les " héros de l'espace " ? 
Ils doivent faire le choix de leur vie, avant qu'il ne soit trop tard.

Cela fait un peu plus d'une semaine que j'ai terminé de lire ce livre et le troisième tome de Phobos et que j'hésite sur la manière de les chroniquer.
En effet, il y a déjà presque deux ans que ces livres trainaient dans ma PAL et que je ne les en sortais pas, mais à l'approche des Imaginales j'ai décidé de me lancer.

C'est sur les conseils de Victor Dixen lui-même que j'ai décidé de lire ces deux tomes en parallèle. Si vous avez déjà lu le tome 3, vous savez que dans le corps du texte ont été glissées des "coupure pub" permettant au programme Genesis de se mettre sur pause. Chacune de ces pauses étant dédiée à l'un des six prétendants masculins.
C'est là que le tome Origines entre en scène.

J'étais plutôt sceptique quant à la pertinence d'avoir sorti un tome hors série se concentrant sur les garçons. Pour moi c'était avant tout un coup marketing de la maison d'édition.
Cependant, au fur et à mesure de ma lecture j'ai pris goût à la découverte du passé des pionniers de Mars et j'avais toujours envie d'en savoir plus.

Si nous avions déjà appris énormément de choses sur les filles dans le premier tome, il est vrai que l'on ne savait rien des garçons, si ce n'est ce qu'ils avaient bien voulu dire lors des speed-dating. C'était donc plutôt intelligent de revenir sur eux, et d'autant plus pertinent de se servir des coupures pub du tome 3 pour se plonger dedans.

Il faut vous avouer que les histoires qui m'intéressaient le plus étaient celles des "outsider" du programme, à savoir Kenji, Tao et Samson. Les trois autres me paraissant tout de même très stéréotypés.
Néanmoins, même les histoires du trio de tête ont fini par m'intriguer et par me faire éprouver de la sympathie pour ces derniers.
Mais ce sont tout de même les histoires de Kenji, Tao et Samson qui m'ont le plus bouleversée.

Ce tome Origines permet au lecteur d'avoir un aperçu un peu plus complet de la psychologie des personnages principaux, mais il met également en lumière les manigances de Serena dès le début du programme. Ce tome nous la rend encore moins sympathique, si tant est que cela soit possible.

En conclusion, je ne peux que vous inciter à lire ce tome de transition, et si vous en avez l'occasion de le lire en parallèle avec le tome 3.
Cela apporte vraiment un petit plus à l'histoire et permet d'avoir une vision globale des enjeux du programme spatial pour les protagonistes masculins qui y participent.


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Parution: 2 juin 2016 - Robert Laffont (Collection R)
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jeudi 7 juillet 2016

La Sélection, tome 5: La Couronne - Kiera Cass

 
Il ne doit en rester qu'un. 
Vingt ans après la Sélection d'America Singer, et malgré l'abolition des castes, la famille royale d'Illeá doit à nouveau faire face au mécontentement du peuple : l'heure est venue de lancer une nouvelle Sélection. 
Sa mère à l'article de la mort, son père dévasté, il est temps pour la princesse Eadlyn de passer à la vitesse supérieure dans le processus de la Sélection. Encore novice aux jeux de l'amour et du pouvoir, détestée par une partie de l'opinion publique, elle doit pourtant choisir au plus vite son Élite de six prétendants. 
Devenir femme, épouse et reine en l'espace de quelques semaines, telle est la lourde tâche qui repose sur les épaules de la princesse. Mais le cœur peut se révéler un précieux allié, pour qui sait l'écouter...

La Sélection c'est la saga que j'ai débuté presque en même temps que le blog, et à l'époque je la trouvais vraiment géniale, originale et tout le tralala.
Je suis persuadée que si je devais la commencer aujourd'hui, avec le nombre de bons livres que j'ai lu depuis, mon avis serait un peu plus nuancé.
En effet, je deviens vraiment difficile avec le temps, concernant mes lectures.

Mais il faut bien avouer que je me suis tout de même jetée sur le quatrième tome lors de sa sortie, et pareil pour celui-ci. Sauf qu'aujourd'hui je prends beaucoup plus de recul sur cette histoire.
Je l'apprécie toujours, tout en étant totalement consciente que c'est vraiment niais. Mais une fois que l'on sait ceci, on peut avancer.

En commençant ce dernier tome, j'avais une idée très précise du prétendant que je voulais voir Eadlyn épouser, et je n'ai pas été déçue de son choix (non ceci n'est pas du spoil étant donné que je ne cite aucun nom).

Cependant je me doutais que Kiera Cass allait vouloir "corser" l'histoire avec un événement imprévu et c'est exactement ce qu'elle a fait.
Je n'irai pas jusqu'à dire que tout est cousu de fil blanc, mais les différents rebondissements imaginés par l'auteure ne nous surprennent pas énormément.
D'ailleurs, comme pour l’Élue, la fin de ce tome est une nouvelle fois pliée en 20 pages et on n'en parle plus.

C'est véritablement quelque chose que je reproche à l'auteure: mettre ses personnages face à une difficulté politique -  en opposition à l'histoire d'amour qui domine le livre - et nous proposer une solution qui tombe du ciel. Pif, paf, pouf, c'est fini.
Le côté dystopique (si on peut l'appeler ainsi) n'est qu'un tout petit prétexte à l'histoire, et je trouve cela dommage, parce que mine de rien cette saga avait un certain potentiel.

Néanmoins je ne vais pas cracher dans la soupe; j'ai beaucoup apprécié ma lecture. Le style de Kiera Cass est simple, fluide (ma lecture était terminée en une soirée) et même si cela reste niais, on le lit en connaissance de cause.
Je me suis même surprise à soupirer d'aise et à pousser des petits "ooooh" de contentement au fur et à mesure que j'avançais dans ma lecture.

On a également pu en apprendre un peu plus sur les prétendants restants, ce qui a contribué à les rendre plus intéressants et attachants.
Et cerise sur le gâteau, Eadlyn parait moins autocentrée et prends enfin ses responsabilités dans ce tome, ce qui est un vrai soulagement !

En conclusion, je dirai que si vous avez lu et apprécié l'ensemble de la saga, avec ses qualités et ses défauts, vous apprécierez ce dernier opus, tout en regrettant que l'auteure ne nous ait pas proposé une trentaine de pages supplémentaires, histoire qu'on ne reste pas sur notre faim.
"La couronne" reste tout de même un agréable moment de lecture, qui fait du bien quand on n'a pas envie de se prendre la tête.

https://thenotebook14.wordpress.com/2016/07/07/la-couronne-la-selection-5/

Lu en LC avec Mallou14


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vendredi 15 janvier 2016

Phobos, tome 2 - Victor Dixen


ILS CROYAIENT MAITRISER LEUR DESTIN. 
Ils sont les douze pionniers du programme Genesis. 
Ils pensaient avoir tiré un trait sur leurs vies d’avant, pour devenir les héros de la plus fabuleuse des odyssées. 
En réalité, ils sont les victimes de la plus cruelle des machinations. 
ELLE CROYAIT MAITRISER SES SENTIMENTS 
Sur Mars, Léonor espérait trouver la gloire et, pourquoi pas, l’amour. 
Elle pensait pouvoir ouvrir son cœur sans danger. 
En réalité, elle a ouvert la boîte de Pandore du passé. 
MEME SI LES SOUVENIRS TOURNENT AU SUPPLICE, 
IL EST TROP TARD POUR OUBLIER.

Comme tout le monde j'avais quitté le premier tome de Phobos dans une frustration extrême. Comment un auteur pouvait-il nous proposer une histoire aussi géniale avec des éléments justement dosés, pour nous balancer un cliffhanger aussi énorme à la fin, et nous laisser attendre cinq mois pour pouvoir connaitre enfin la suite ?

Je pensais que Victor Dixen avait démontré toute son ingéniosité (et son machiavélisme) dans ce premier tome, mais c'était avant de me plonger ce deuxième tome et tout ce qui en découle !

C'est avec avec un bonheur immense que nous retrouvons tous les personnages qui nous avaient tant marqués (de manière positive comme de manière négative) à l'endroit exact où nous les avions quittés. C'était comme si les cinq long mois qui séparaient la sortie de ces deux tomes n'avaient jamais existés !

On se balade toujours entre les quatre narrations présentes dans le roman (champ, contrechamp, hors-champ et Chaîne Genesis) et le rythme de celui-ci est toujours aussi haletant. Il n'y a pas une minute où on est capable d'entretenir une respiration normale et saine. C'est juste impossible ! J'avais toujours l'impression d'être à bout de souffle d'une page à l'autre, tant l'impression qu'il va se passer quelque chose est omniprésente.

De plus, on découvre plus en profondeur certains personnages que l'on avait à peine effleurés lors de notre première lecture, notamment les garçons, qui étaient presque totalement absents dans le premier tome (mis à part les scènes se déroulant dans le parloir).
Cela nous permet de nous attacher à des personnages que l'on aurait pas cru apprécier autant au premier abord, et au contraire de nous faire une idée plus précises de personnages qui avaient l'air un peu trop lisses pour être vrais
.
J'ai pour ma part eu un énorme coup de cœur pour le personnage énigmatique de Kenji, le candidat japonais devant faire face à ses psychoses. Plus on en sait et plus on a envie d'en connaitre plus à son sujet.

Du côté des filles, Léonor sort une nouvelle fois du lot. Elle qui était insensible à l'amour a trouvé en Marcus un partenaire et un allié, ce qui ne l'empêche pas de garder les pieds sur terre (ou plutôt sur Mars) et de toujours garder à l'esprit les enjeux du voyage, contrairement à certains personnages qui ont parfois trop tendance à se reposer sur leurs lauriers.

On fait également plus ample connaissance avec Elizabeth et Kelly, qui s'avèrent être beaucoup plus appréciables que ce qu'elles ne laissaient paraître auparavant.

Tous ces éléments mis ensembles, forment un second tome vraiment excellent qui se lit tout aussi rapidement (si pas plus rapidement) que son prédécesseur. 
Mais si la fin du premier tome vous avait laissée dans un état de frustration extrême, préparez-vous, car la fin de celui-ci est encore pire et vous donnera envie de vous rouler en boule sur votre lit pour les trois prochaines semaines (au bas mot !).

Victor Dixen prouve une nouvelle fois que son talent est immense, mais que sa cruauté envers ses lecteurs l'est tout autant. D'autant plus que nous ne connaissons toujours pas la date de sortie du troisième opus qui devrait -si tout va bien- clôturer la saga.

Heureusement que ce cher Monsieur Dixen compense largement la frustration qu'il nous occasionne par une gentillesse sans bornes lorsque nous avons la chance de le croiser au détour de l'un ou l'autre salon.


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samedi 1 août 2015

Phobos, tome 1 - Victor Dixen


Six prétendantes d’un côté. Six prétendants de l’autre. Six minutes pour se rencontrer. L’éternité pour s’aimer. 
Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d’un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’œil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars. Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l’une des six élues. 
Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l’amour. Elle a signé pour un aller sans retour. 
Même si le rêve vire au cauchemar, il est trop tard pour regretter.

Tout le monde en parle depuis des semaines sur la blogosphère et ailleurs. Même avant sa parution le nouveau livre de Victor Dixen faisait déjà des émules. Si bien qu'en fait, la lecture de ce livre m'a un peu mis la pression. Un tout petit peu.
En effet, j'avais peur que ce tome ne soit pas à la hauteur de mes attentes. C'est ça le problème avec les livres tels que celui-ci: on y met plein d'espoir et on a peur d'être déçus.
Cependant, détendez-vous, Phobos ne vous décevra pas.

Dès les premières pages le ton est donné et on retrouve avec délice la plume habile de Victor Dixen qui nous entraîne partout à la fois. Et quand je dis "partout", c'est bien partout étant donné que notre auteur nous offre quatre points de vue différents sur cette histoire.
Tout d'abord le point de vue de Léonor qui nous immerge intégralement dans l'histoire puisqu'elle nous narre son aventure à la première personne. Ainsi donc on est complètement dans l'émotion et dans le direct avec notre belle léoparde.

Ensuite on aborde également le déroulement de l'histoire en suivant tour à tour Serena McBee (productrice exécutive du programme Genesis) et Andrew Fisher (jeune homme rêvant depuis sa tendre enfance de se rendre dans l'espace et sur Mars mais dont la candidature à l'expérience à été rejetée.
Enfin, un quatrième point de vue nous place devant notre écran face à la chaîne Genesis pour suivre l'aventure des prétendantes comme un spectateur lambda.

Chacun de ces différents point de vue apporte son petit plus à l'histoire et nous permet de nous plonger intensément dans l'intrigue qui se joue dans l'espace, mais également sur Terre.

Le personnage de Léonor n'est pas à proprement parler le personnage principal de l'histoire, mais en tout cas il est l'un de ses personnages phare. Celle à travers qui tout se déroule
Il est impossible de ne pas s'attacher à elle et de l'apprécier. D'une part parce que la narration à la première personne la rend très proche de nous et d'autre part à cause de son histoire personnelle. En plus de son caractère bien trempé et de la force dont elle fait preuve tout au long du roman, on sent en elle que quelque chose est brisé, mais qu'elle tente d'y faire face malgré tout.

En plus de Léonor, Victor Dixen nous offre un large éventail de personnages tous plus intéressants les uns que les autres. Il y a tout d'abord Kris, l'amie fidèle - bien qu'un peu naïve - de Léonor, celle qui est la bonne humeur incarnée. Il y a également Safia qui essaie de garder la tête sous les épaules, le mystérieux Marcus, l'adorable Mozart, mais également tant d'autres personnages qu'il est impossible de les citer.

Néanmoins, malgré ce nombre important de protagonistes Victor Dixen n'a pas bâclé son travail d'auteur. Chaque personnage est parfaitement travaillé, de son caractère à son histoire personnelle, si bien qu'ils nous apparaissent presque réels.

Sans trop en révéler, je peux vous dire que l'histoire se hisse bien au-delà de mes attentes. Les événements s’enchaînent, la tension monte et l'histoire est des plus captivante si bien qu'on a du mal à reprendre notre souffle et à lâcher ce fameux bouquin.
Une fois arrivé à la fin on ne peut qu'en redemander !

A vous qui n'avez pas encore succombé aux charmes de Phobos, foncez ! Envolez-vous avec ce roman d'une exceptionnelle intensité ! Vous ne pourrez qu'être conquis par ce premier tome où science-fiction, romance et thriller se mêlent avec une habilité rare.
La seule chose que l'on peut reprocher à ce premier tome c'est d'être trop court et de nous offrir un suspens de fin digne de l'ensemble du roman.
Que l'attente va être longue d'ici novembre et la parution du tome 2 !


Livre lu en LC avec Parole de Léa


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La sortie du tome 2 est prévue pour le mois de novembre 2015

jeudi 4 juin 2015

La Sélection, tome 4: l'Héritière - Kiera Cass



Il y a vingt ans, America Singer est entrée dans la sélection et a gagné le cœur du prince Maxon. Maintenant le temps est venu pour la princesse Eadlyn de suivre les traces de ses parents en ayant sa propre sélection. Eadlyn ne s'attend pas à ce que sa sélection soit aussi belle que celle de ses parents. Mais, alors que la compétition commence, elle découvre que trouver son propre bonheur n'est peut être pas aussi difficile qu'elle le croyait.


Attention risque de spoiler pour ceux qui n'ont pas lu le tome 3

Bien que ce n'avait pas été un coup de cœur, j'avais énormément apprécié la trilogie de la Sélection. C'était donc logique que je me jette sur ce quatrième tome dès sa sortie - ou presque.

Dans l'ensemble j'ai apprécié ma lecture de ce livre. Au départ j'avais peur de me retrouver dans un simple copier-coller des trois premiers tomes, avec pour seule différence la nature des sélectionnés. Heureusement ce n'est - presque - pas le cas.

Le point positif du roman c'est que cette fois-ci on se retrouve de l'autre côté de la barrière et qu'on suit l'aventure de la Sélection du point de vue de la sélectionneuse. On se rend compte de toute l'organisation que cela demande et de tout ce que ça implique pour la famille royale.

J'ai également aimé le fait de me retrouver en terrain connu et de revoir les personnages qui m'avaient touchée lors de ma lecture de la première trilogie. C'est donc avec grand plaisir que l'on côtoie de nouveau America et Maxon, mais également Marlee, Lucy, Aspen et bien d'autres.

Par contre en ce qui concerne ma Princesse Eadlyn, c'est là que ça se complique. Cette fille est l'archétype de la princesse chérie et pourrie-gâtée. Au début du roman elle m'a vraiment horripilée. Elle est égoïste, imbue d'elle-même et elle ne prend pas suffisamment en compte l'avis des autres, ce qui fait qu'elle prend très souvent de mauvaise décisions. J'ai eu plusieurs fois envie de la baffer tellement ces décisions m'ont parues débiles.

Heureusement qu'elle se rattrape au niveau de ses relations avec ses frère - en particulier avec Arhen - et qu'au fur et à mesure de ses rencontres avec les sélectionnés elle évolue et se rend compte que son comportement n'est pas toujours des plus appropriés.

D'ailleurs en parlant des sélectionnés, je trouve assez dommage qu'on les balaie aussi facilement. Dès le départ on se doute de ceux qui vont rester et de ceux qui seront éliminés (principalement parce qu'on ne connait pas leurs noms) et de ceux qui parviendront à tirer leur épingle du jeu.
Selon moi, les sélectionnés ne sont pas assez présents, ni assez développés par Kiera Cass, même si malgré cela j'ai tout de même réussi à avoir mon petit coup de cœur pour Henry.

Cependant, au vu de la trame de l'histoire, j'ai bien peur d'en avoir rapidement deviné le dénouement, tellement celui-ci me parait limpide. Reste à savoir si à la lecture du dernier tome mes soupçons se confirmeront.

Par rapport à la fin du roman et au cliffhanger qui en découle, je pense qu'il n'était pas nécessaire d'en arriver jusque là, étant donné qu'on est tellement avancé dans l'histoire qu'on souhaitera tout de même en connaitre la fin. Je pense que l'auteure a, avant tout, voulu terminer son roman sur une note un peu spectaculaire et stressante afin de ne pas provoquer l'ennui de son lectorat.

Dans l’ensemble, l'Héritière est un roman agréable - si on excepte certains comportement d'Eadlyn - qui se lit rapidement et facilement mais qui n'apporte pas réellement de plus à la trilogie d'origine. Cependant, il risque fort de plaire aux fans de la saga originale, car il remplit tout de même son rôle.


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jeudi 11 septembre 2014

La sélection, tome 3: l’Élue - Kiera Cass



Une seule candidate sera couronnée.
Trois cents ans ont passé et les États-Unis ont sombré dans l’oubli. De leurs ruines est née Illeá, une monarchie de castes. Mais un jeu de téléréalité pourrait bien changer la donne.
La Sélection a bouleversé la vie de trente-cinq jeunes filles. Déchirées entre amitié et rivalité, les quatre candidates encore en lice resteront liées par les épreuves qu’elles ont dû surmonter ensemble. Entre les intrigues amoureuses et celles de la cour, c’est une lutte de tous les instants pour demeurer fidèles à leurs idéaux. America n’aurait jamais pensé être si près de la couronne, ni du coeur du Prince Maxon. À quelques jours du terme de la compétition, tandis que l’insurrection fait rage aux portes du Palais, l’heure du choix a sonné.
Car il ne doit en rester qu’une…

SPOILER ALERT

Je disais dans le tome 1 que La sélection était une dystopie gentillette et je changeais ensuite d'avis dans le tome 2 où on avait un nouvel aperçu de la vie à Illéa. Maintenant que j'ai lu les trois tomes, je peux le dire: La sélection ce n'est pas franchement de la dystopie.

Le côté dystopique est présent dans le sens où l'action se passe bien dans un monde qui a été ravagé par des Guerres Mondiales et où tout a changé depuis. Mais ça se limite à ça.
En fait La sélection, c'est plus une romance qu'autre chose.

Lorsque j'avais terminé le tome 2, je me demandais comment allait faire Kiera Cass pour terminer cette histoire en un seul tome, car il y avait d'un côté La sélection avec le choix du Prince, et de l'autre le problème des Renégats (du Sud, puisque ceux du Nord sont en fait les gentils...)
Et bien en fait tout se passe royalement en dix pages, et j'avoue avoir déçue par cet aspect-là du roman. A mon avis l'auteure elle-même ne savait pas comment venir à bout de cela, et elle a donc ingénieusement mis tout cela de côté et a tout terminé "derrière les pages". C'est-à-dire qu'on a quelques infos, mais que cela donne plutôt l'impression d'avoir été réglé d'un coup de baguette magique.

Sinon, au niveau de l'histoire on retombe à nouveau dans ce triangle amoureux Maxon-America-Aspen avec lequel on a du mal, car on en revient à peu près à ce qu'il se passe dans le tome 2. Un coup c'est Maxon  et cinq minutes après c'est de nouveau Aspen... C'est à devenir fou ! 

Et puis il y a un moment où America mérite vraiment une palme d'or, parce que faire aussi fort je ne pensais pas que c'était possible ! J'ai juste eu envie de la baffer sur le moment. D'ailleurs les gens qui me suivent sur Facebook doivent encore s'en souvenir... 

Il y a cependant une chose qui n'a pas changé: je fais toujours partie de la team Maxon, même si Aspen m'est apparu comme beaucoup plus sympathique dans ce tome-ci.

En bref, je vous conseille de lire cette trilogie plus comme une romance que comme une dystopie. Si vous voulez vraiment lire un vraie bonne dystopie qui en a vraiment les qualités, allez plutôt vers Hunger Games.

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samedi 6 septembre 2014

La sélection, tome 2: L'Elite - Kiera Cass



La Sélection de trente-cinq candidates s'est réduite comme peau de chagrin, et désormais l'Élite restante n'est plus composée que de six prétendantes. L'enjeu pour ces jeunes filles ? Convaincre le Prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu'elles sont les mieux à même de monter sur le trône d'Illeá, alors que deux factions de rebelles veulent faire tomber la monarchie. 

Pour America Singer, demeurer au palais est encore plus compliqué : ses sentiments envers Maxon viennent se heurter à l'amour qu'elle éprouve depuis l'enfance pour Aspen, garde royal qu'elle croise tous les jours dans les galeries, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales... 
Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête du déclic qui changera à jamais le cours de sa vie...

SPOILER ALERT

Moi qui disait dans ma chronique du tome 1 que cette dystopie était gentillette, je me rends compte dans ce deuxième tome qu'on rentre beaucoup plus dans le vif du sujet et surtout dans les sujets qui fâchent: les fondements de la monarchie d'Illéa, les vrais visages de certains personnages et surtout les châtiments infligés à ceux qui ne respectent pas la loi.

J'ai énormément aimé ce tome ! Peut-être pas plus que le premier, mais au moins autant. Je me suis plongée dans ce livre avec un réel régal et je n'ai pas vu le temps passer en sa compagnie. Et vu que c'est ce que je demande à un livre, pour lui c'est gagné !

Je vais tout de même apporter mon petit bémol en évoquant le personnage d'America. Je l'aime beaucoup c'est vrai, mais elle a ce petit côté indécis que je reprochais déjà à Triss dans Divergente.
Un fois elle est sûre de ses sentiments et dix pages après tout est remis en question à cause d'un mini-détail qui échapperait à n'importe qui d'autre... Et comme je ne suis pas un fan des "je t'aime, moi non plus" il y a eu des moments où elle m'a vraiment énervé.

Cependant il y avait quand même des moments où je la comprenais et où j'avais énormément de sympathie pour elle, notamment lors des Bulletins. A sa place j'aurai également été morte d'angoisse et je ne pouvais que compatir avec elle. Avoir peur de faire le moindre faux pas, j'ai ressentis ça durant toute mon adolescence lorsque je devais moi-même passer devant tout le monde lors d'un exposé. Dans ces moments-là je me sentais très proche d'elle.

Passons maintenant à mon personnage coup de cœur de ce roman (mais également de la saga), j'ai nommé Maxon ! Oui, oui, vous pouvez me traiter de petite midinette en chaleur... C'est exactement comme ça que je me sentais lorsqu'il apparaissait au détour d'une scène.
Non seulement les descriptions physiques le flattent comme c'est pas permis, mais en plus il a des qualités que j'apprécie chez un personnage masculin.
Oui il est beau et fort, mais on se rend compte qu'il a également des faiblesses et des secrets et qu'il est difficile pour lui de se livrer complètement.
Si parfois cet aspect de lui prenait America de court, moi j'ai trouvé ça très touchant. Parfois j'avais juste envie de le prendre dans mes bras pour le consoler. (Oui juste pour ça ! Bande de petites perverses !)

Par contre pour ce qui est du personnage d'Aspen, c'est une autre paire de manche. Ce qui m'énerve chez lui c'est qu'il revient comme une fleur, un peu par hasard, qu'il dit deux ou trois petites phrases gentilles et mignonnes et BAM tout le monde lui tombe dans les bras, America la première. Non ! Non, non, non et non ! Je ne suis pas d'accord.
Je ne sais pas pour vous les filles, mais moi le mec qui m'a laissé tomber comme une vieille chaussette à cause de son égo mal placé, il peut revenir me supplier il ira se faire voir !
Oui bon ok, sans lui et sans ça il n'y aurait pas eu d'histoire, mais tout de même.

Ensuite il y a toute une panoplie de personnage qu'on aime beaucoup ! Bien sûr il y a les cinq autres sélectionnées (Marlee étant ma préférée), mais il y a aussi les trois femmes de chambre d'America pour qui j'ai énormément d'affection, la famille d'America qui n'est pas commune mais qu'on adore, et puis il y a des personnages qu'on adore détester. Je ne les citerai pas, vous aurez compris de quoi je parle.

Tout ça pour conclure ma chronique en disant que j'ai énormément apprécié ce deuxième tome et qu'il ne m'a pas laissé indifférente.

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lundi 1 septembre 2014

La Sélection, tome 1 - Kiera Cass



Elles sont trente-cinq jeunes filles : la «Sélection» s'annonce comme l'opportunité de leur vie. L'unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L'unique occasion d'habiter dans un palais et de conquérir le coeur du prince Maxon, l'héritier du trône. 
Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Entrer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l'oeil des caméras... 
Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu'elle avait échafaudés s'en trouvent bouleversés...

J'écris ma chronique à chaud; je viens juste de terminer ce premier tome de La Sélection et j'ai envie d'écrire ma chronique tant que tout est encore frais dans ma petite tête.

Bien évidemment j'ai énormément entendu parler de cette saga. Qui n'a pas croisé au détour de l'un ou l'autre blog une chronique sur l'un ou l'autre de ces livres ?
Mais je voulais me faire ma propre opinion sur le sujet. Et aussi ajouter ces livres aux couvertures magnifiques à ma bibliothèque...

Tout d'abord j'ai rapidement été séduite par le personnage d'America. C'est une fille toute en simplicité, d'une gentillesse extrême, même si - comme elle le dit si justement - elle a un sale caractère. Mais c'est ce qui ajoute à la crédibilité de ce personnage. Je n'aime pas quand les héros des sagas sont tous lisses et sans défauts.

Ensuite, bien que dit dystopique, l'univers ne ressemble pas tellement aux autres livres du même genre que j'ai lu jusque maintenant. Bien sûr il y a une lutte pour la survie de la part des castes les plus défavorisées et la présence récurrente des renégats, mais ce n'est pas le même genre de lutte que l'on retrouve dans Hunger Games ou Divergente. 
Cette dystopie me parait - à première vue - plus gentillette.
Cependant je peux me tromper. Après tout je n'ai encore lu que le premier tome, et j'avoue que j'attends un regain d'action dans les prochains.

J'ai tout de même beaucoup aimé les lieux où se déroule le roman. Que ce soit dans la famille d'America pour qui j'ai tout de suite éprouvé beaucoup de sympathie ou dans l'enceinte du palais royal.
On sent bien évidemment la différence de milieu, mais les personnes vivant au palais ne sont pas aussi snob et antipathique que leur rang pourrait laisser penser. 
J'ai même trouvé le couple royal plutôt attachant.

En parlant de couple royal, passons directement aux choses sérieuses et parlons du Prince Maxon. Tout comme America, j'avoue qu'il m'a tout de suite semblé sympathique.
Un peu coincé et distant au départ, comme le demande son rôle de prince, mais on le voit ensuite évoluer, s'ouvrir et s'épanouir.

Les autres candidates sont elles aussi assez intéressantes. Que ce soit les filles avec qui America se lie d'amitié, comme Marlee, Kriss et Tiny ou bien les pestes de service comme Céleste et Bariel. Mais que serait un roman sans ennemis et personnages détestables, je vous le demande !

Par contre, pour ce qui est d'Aspen je suis un peu plus réservée. Dès le départ son comportement et plus particulièrement son orgueil m'ont dérangé. Bien que ce soit quelqu'un de serviable qui n'hésite pas à faire passer sa famille en premier soit une qualité que j'apprécie, je trouve qu'il n'est pas toujours juste et honnête envers America.

Vous l'aurez compris, dans le triangle amoureux de ce premier tome mon choix est déjà fait. J'attends cependant la suite de tout ceci. Peut-être que la tendance sera inversée dans le prochain roman... Qui sait ?

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lundi 4 août 2014

Belle époque - Elizabeth Ross



Depuis que j'avais eu un aperçu de la couverture, Belle époque me faisait énormément envie ! Et comme je l'ai acheté pour mon boulot, je me suis dit que j'allais en profiter pour le lire.

Belle époque raconte l'histoire de Maude Pichon, une jeune bretonne qui débarque à Paris pour échapper à un mariage arrangé et qui répond à une annonce sur laquelle on peut lire "On demande des jeunes femmes pour faire un ouvrage facile".
Cependant, un mot manque sur l'affiche, et celui-ci a son importance: "On demande des jeunes femmes laides"
Et voilà Maude engagée comme repoussoir pour les femmes de la haute bourgeoisie de Paris, et plus particulièrement pour la Comtesse Dubern et sa fille Isabelle. Cependant celle-ci ignore que Maude est un repoussoir que sa mère a engagé pour la mettre en valeur et donc lui trouver rapidement un mari.

J'avoue que le résumé m'avait intrigué au plus haut point ! Je me demandais comment des jeunes femmes en arrivaient à se faire engager comme repoussoir. Au niveau de la fierté personnelle, ce n'est pas vraiment ce qu'il y a de mieux...
Et comme si cela ne suffisait pas, il faut qu'en plus leur employeur (ce cher Durandeau) leur rabâche toute la sainte journée à quelle point elles sont laides (pour les habituer aux remarques des clientes parait-il) ainsi que son employée Mme Girard qui "forme" les jeunes femmes afin qu'elles sachent se comporter en société et encaisser les remarques désobligeante sur leur physique que leurs clientes ne manqueront pas de leur faire.
Inutile de préciser à quel point leurs journées doivent être pénibles n'est-ce pas ?
Mais le métier paie bien, et nombre de ces femmes n'ont d'autres choix que de rester, de baisser les yeux et d'encaisser. Et puis selon leurs employeurs c'est également une chance unique qui leur est offerte, car elles auront accès à des activités de la haute bourgeoisie (opéra, théâtre, bals, etc.). Chose que leur pauvre condition n'aurait jamais permis en temps normal. C'est un peu pervers comme argument, mais cela fait son petit effet auprès de certaines.

Cependant, parmi les repoussoirs se trouvent des femmes tout à fait charmantes et qu'on ne peut s'empêcher d'adorer. C'est le cas de Marie-Josée, une femme très ronde qui prend Maude sous son aile dès son arrivée à l'agence. Cette femme est pleine d'humour, d'autodérision et de bonne humeur, ce qui allège hautement l'atmosphère pesante de l'agence.

Bien évidemment, Maude le personnage principal m'a également plu. A son arrivée à Paris c'est une jeune femme très naïve (peut-être même trop), mais elle s'affirme tout de même rapidement. Jusqu'à devenir un peu hautaine parfois vis-à-vis des autres repoussoirs. De plus, sa place chez les Dubern finit également par lui monter à la tête.

J'ai également beaucoup apprécié le personnage d'Isabelle Dubern. Au départ elle parait (et est) froide et hautaine, mais au fur et à mesure du récit on découvre une jeune femme aimable, très intelligente et qui accorde peu d'importance à son titre. Contrairement à sa mère, qui elle est une comtesse telle qu'on en trouve dans les contes pour enfants. Un peu belle-mère de Cendrillon, mais en beaucoup plus subtile.

Ce roman est vraiment très beau et donne vraiment une leçon sur ce que nous pensons du physique des personnes que nous côtoyons. Qui sont ces gens pour se permettre de juger de la beauté ou de la laideur ? L'argent leur donne-t-il tous les droits? Apparemment oui étant donné tous ce qu'on peut lire ici.
Tout cela donne vraiment à réfléchir.

Ce livre est également une belle leçon d'amitié, qui prouve que l'apparence ne fait pas tout dans la vie.

On peut également saluer le talent de l'auteure pour avoir su écrire un roman entier à partir d'une simple nouvelle d'Emile Zola. Sa plume est agréable et se laisse lire facilement. J'ai été totalement transportée, si bien que j'ai parfois eu du mal à poser le livre.

Livre lu en LC avec Mallou
http://thenotebook14.wordpress.com/2014/08/04/chronique-livre-belle-epoque/






lundi 13 janvier 2014

Revanche - Cat Clarke



Et voilà, j'ai enfin terminé Revanche de Cat Clarke ! En même temps, je l'ai laissé trainer, il aurait pu être terminé en deux jours, mais j'ai eu un emploi du temps assez chargé, du coup... Voilà ^^

Alors, le pitch c'est quoi ?

Jem et Kai sont les meilleurs amis du monde depuis ce qui leur semble une éternité. Jem est amoureuse de Kai, mais le problème c'est que Kai est gay. Du coup ils restent juste amis, meilleurs amis.
Alors que Jem est une fille assez renfermée, Kai est tout son contraire. Il est plein de joie de vivre, limite exubérant, mais c'est ce qui fait son charme.
Seulement un jour tout bascule. Une vidéo très suggestive de Kai (et d'un autre mec inconnu) est filmée pendant une soirée et est diffusée à tous les élèves du lycée.
Cette vidéo dévaste totalement Kai, qui met fin à ses jours en sautant du haut d'un pont. Et Jem en est très dévastée, si bien qu'elle pense elle aussi au suicide.
Mais une pile de lettres écrites par Kai avant sa mort, et un mot anonyme désignant les responsables de sa mort vont inciter Jem à se venger. A se venger, quoi qu'il arrive...

Alors sincèrement, je suis encore assez dubitative quant à ce livre. Je l'ai refermé et je me suis dit "Wouaw, c'est hard !".

Cependant, j'ai vraiment beaucoup apprécié la lecture de ce bouquin. Le style est assez simple, ça se lit rapidement et les personnages ont tous un "petit quelque chose".

Je n'arrive toujours pas à savoir si j'apprécie Jem ou non. J'ai très bien compris son point de vue, son envie de vengeance et tout le reste, maintenant je n'arrive pas vraiment à le "cautionner". (Bon, on est d'accord, cela reste un livre, mais quand même...).
Mais parfois, j'avais juste envie de lui mettre trois claques et de lui dire "Ressaisis toi bordel ! La vie continue ! C'est dur mais c'est comme ça !".
J'avais vraiment l'impression qu'elle se laissait abattre trop facilement et qu'elle se perdait dans son envie de revanche. Cela dit, cela ne l'empêchait pas d'être un personnage attachant.

Ensuite il y a Kai. Lui on ne le perçoit qu'à travers les lettres qu'il écrit à Jem. Et je le trouve un peu hypocrite de lui donner tout un tas de conseils pour surmonter sa perte. Lui dire de continuer à vivre, de ne pas chercher les responsables de tout ça... Je pense qu'il la connait suffisamment bien (étant son meilleur ami) pour savoir qu'elle fera tout le contraire. Enfin moi, c'est comme ça que je l'envisage.

Et puis il y a les membres du Groupes Populaire: Sasha, Lucas, Stu, Bugs, Amber et Nina. Chacun avec son caractère, mais je les ai trouvé tous attachants à leur manière. Même s'ils ont chacun leurs défauts, ils ne sont pas tout blanc non plus. Mon préféré restant Lucas... Oui je suis une grande romantique.

Mais sinon, la trame de l'histoire est vraiment top. Je trouve que cette histoire est recherchée, qu'elle est originale (dans le sens où je n'avais jamais lu de livre similaire) et qu'elle garde le suspense jusqu'à la fin. (Oui bon, moi quand j'ai eu terminé je n'ai pas pu m'empêcher de m'exclamer "Je le savais !" en entamant une petite danse de la joie, mais bon...)

Et puis la fin... Quelle fin ! Sans vous en dire trop, je dirai que le livre ne pouvait pas se terminer autrement !

Pour conclure, je dirai que c'est un livre que je conseille plus que vivement ! Si vous ne l'avez pas lu, dépêchez-vous de vous le procurer et de commencer à le lire ! Allez allez ! Go go go !

Ce live entre dans le cadre de ma participation au Challenge Jeunesse-Young Adult