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lundi 14 juin 2021

L'Instant Bulles #26


L'Atelier des sorciers, tome 7

Je me rends compte que je ne vous ai encore jamais parlé de ce manga sur le blog et je me demande bien pourquoi... Heureusement que l'Instant Bulles existe pour que je puisse pallier à ce manque.

Dans ce septième tome on en apprend un peu plus sur Maître Kieffrey et le moins que l'on puisse dire, c'est que je ne m'attendais vraiment pas à ça !
On sent que sous ses airs de prof calme et sans histoire se cache justement une part d'ombre qu'on n'aurait tout simplement pas soupçonné.
Et on comprend également mieux le caractère plutôt renfrogné d'Olugio.

Au niveau graphique c'est toujours aussi stupéfiant. Les dessins sont véritablement subliment et ils mettent parfaitement en valeur le récit et les différents personnages.
C'est un régal visuel de se plonger dans un tel manga et je suis plus qu'impatiente de lire le prochain tome, car si je me fie à celui-ci, la suite s'annonce de plus en plus sombre. Ce qui n'est évidemment pas pour me déplaire.

Fluff for the Flighless

J'ai emprunté ce manga à Mallou14 parce que la couverture m'attirait fortement et aussi parce qu'elle l'avait beaucoup apprécié.
Mais si je n'ai pas passé un moment désagréable avec cette lecture, cela n'a pas non plus été la révélation du siècle.

J'ai éprouvé beaucoup d'empathie à l'égard de Shin, surtout au vu des brimades qu'il subit jour après jour à cause de ses petites ailes qui ne le portent pas. Les autres anges sont très loin d'en être finalement...
J'ai aussi plutôt bien apprécié cette divinité "boule de poils" même si j'ai souvent eu du mal à suivre ses intérêts.

Dans l'ensemble, c'est une petite lecture agréable et mignonne. Les dessins sont vraiment très beaux et on s'attache facilement à Shin.
Cependant je n'ai pas eu de très grande surprise. L'histoire suit son cours mais cela reste tout de même assez banal.

Alerte 5

Je connais Max de Radiguès par ses BD pour ados 520 km et Un été en apnée. J'aime son style graphique particulier et j'étais curieuse de le découvrir dans un registre plus adulte.
Avec Alerte 5 j'ai été plutôt servie, même si je ne pense pas qu'elle restera inoubliable.

Dans cette BD nous allons suivre deux huis-clos particulier. A la suite d'une menace terroriste les activités sur la Station Spatiale Internationale sont interrompues, tout comme la mission martienne où vivent cinq astronautes.

L'auteur nous dissémine des indices au fur et à mesure des planches; des indices qui nous font nous poser des questions tout au long de notre lecture, mais dont les réponses ne nous sont données qu'à la toute fin.
Et pourtant quand on y repense, c'était tout de même limpide. Mais apparemment le cerveau humain a tendance à chercher des explications plus complexes que celles qui nous sont présentées.

On s'attache donc peu à peu à Amir, Vlad, Kim, Ellen et Madd' et on suit leur quotidien dans leur base. Entre petits secrets et véritable danger, ce récit nous emmène dans une toute autre sphère que celle que nous connaissons.

Au fur et à mesure que les pages se tournaient, je me demandais ce que cachait se récit, sans jamais pouvoir mettre la main dessus. Il m'aura fallu lire les dernières pages pour rassembler toutes les pièces d puzzle et comprendre de quoi il retournait. En ce sens, Max de Radiguès a vraiment réussi à me surprendre.

Nuit couleur larme

Quand j'ai vu passer cette couverture, elle m'a tout de suite attirée et j'ai eu très envie de découvrir cette BD. Malheureusement, si le style graphique était effectivement au rendez-vous, je n'ai pas su entrer dans l'histoire suffisamment longtemps pour m'y intéresser.
J'ai d'ailleurs assez vite abandonné ma lecture, pour passer les planches en diagonale et me faire une idée globale de ce qu'il s'y passait.
Mais même comme ça je n'ai pas réussi à comprendre de quoi il retournait.

J'ai eu énormément de mal à m'attacher à Teresa qui a juste l'air de se laisser porter par la vie et par les événements en général. Pareil pour Laura qui m'a laissée complètement de marbre.
J'ai également eu de la peine à me rattacher aux dialogues, que j'ai trouvé très lunaires et presque jamais en rapport avec les événements.

Pourtant l'idée de base était plutôt sympa: une BD très graphique avec des personnages sans visage, ça a de quoi intriguer. Malheureusement dans réalisation ça ne l'a pas fait.
C'est dommage parce que l'intrigue était prometteuse.

Yasmina, tome 2: Un potager pour l'humanité

Souvenez-vous, je vous ai déjà parlé à deux reprises de Yasmina cette héroïne au tempérament de feu qui oeuvre pour que tout le monde s'alimente de manière plus saine et réfléchie.
J'ai déjà salué deux fois le travail original de Wauter Mannaert qui arrive à allier cause écologique et humour avec beaucoup de talent.

Cependant, j'ai trouve ce tome en-dessous de ce qui nous a été proposé précédemment. J'ai été assez dubitative par rapport à l'angle abordé ici, notamment par rapport à ces gags incessants qui m'ont fait penser au déroulement d'un mauvais Tex Avery.

En effet, alors que Yasmina essaie de mobiliser le plus de monde possible autour de son projet, on dirait que l'univers fait tout son possible pour lui mettre des bâtons dans les roues. Quand ce n'est pas la cuisinière de l'école - qui soit dit en passant est une vraie caricature - qui se sent vexée ou encore Amaryllis qui noie son désespoir dans l'alcool à longueur de temps, voilà qu'on se retrouve avec une invasion de lapin sur les bras.

Non seulement cela a un air de déjà-vu, mais en plus ça frise totalement le ridicule.
C'est bien dommage, car l'idée de base de cette BD était vraiment très bonne, mais avec ce tome, j'ai peine à voir où l'auteur veut nous emmener.
J'espère vraiment que le prochain tome rattrapera le coup.

mercredi 19 août 2020

L'Instant Bulles #13

Dragon Ball Super, tomes 9 et 10

Je suis une grand fan de Dragon Ball et je dois bien avouer que j'aime assez ce nouvel arc. En tout cas, la partie concernant le Tournoi des Super Combattants.
J'ai plutôt bien aimé le dénouement de celui-ci, proposé dans le tome 9. Je n'ai pas été grandement surprise par le dénouement, mais la manière d'y arriver était tout de même plutôt originale et c'était agréable à lire.
Bon, j'avoue que lorsque Vegeta est de la partie, je suis d'office plus attentive.

Concernant la nouvelle intrigue qui introduit Moro comme nouvel antagoniste, j'avoue être assez blasée. J'ai l'impression qu'Akira Toriyama essaie de continuer à faire vivre sa saga par tous les moyens possibles, même si cela paraît redondant.
Nous voilà de nouveau avec un super méchant sur les bras, que Goku et Vegeta essaient de mettre hors d'état de nuire.
Les voir combattre en équipe a tout de même quelque chose de plaisant à regarder, je ne le nie pas.

Cela dit, Moro est plutôt charismatique comme ennemi, il faut bien le reconnaître. J'espère que l'intrigue à venir ne reposera pas seulement sur l'augmentation des pouvoirs des divers protagonistes et qu'on aura droit un quelque chose en plus.

Good bye, red beryl, tome 3
J'ai beaucoup aimé les deux premiers tomes de Good bye, red beryl et j'étais impatiente de connaître le dénouement de cette trilogie fort sympathique.

Le duo formé par Hakihiko et Kazushige est encore renforcé dans ce troisième tome et nos deux protagonistes semblent avoir trouvé leur vitesse de croisière. Kazushige accepte les sentiments d'Akihiko à son égard, ce qui facilite tout de suite les choses concernant leur relation.
Il reste cependant la question de la transformation qui reste très taboue.

Ainsi, j'ai aimé la dynamique du couple formé par Hakihiko et Kazushige, mais j'ai également nettement plus apprécié les personnages de Masakado et Moronatsu qui prennent ici toute leur importance.
En apprendre plus sur le passé de Moronatsu s'est avéré très pertinent, et même Masakado paraît plus humain et plus accessible dans ce tome.

En ce qui concerne la conclusion, elle est sans surprise. C'est typiquement ce que l'on attend d'une telle lecture, j'étais juste curieuse de savoir comment l'autrice allait amener tout ça sur le tapis.
C'est attendu, mais finalement ça fait le job.

Les fantaisies du roi
Je suis tombée sur ce manga lors de mon dernier passage en librairie. Il était mis en évidence parmi les nouveautés et je dois bien avouer que sa couverture aux couleurs punchy m'a tout de suite tapée dans l’œil.
Après une première incursion dans le yaoï avec Good bye, red beryl, j'avais envie de me frotter de nouveau au genre, même si ici on a clairement à faire à un PWP  - Porn Without Plot (porno sans intrigue) pour les non-initiés.
Mais finalement, une fois qu'on a cela en tête et qu'on sait à quoi s'attendre, cette lecture s'avère plutôt divertissante.

Dans ce manga nous suivons Fati, un prince royal très imbu de sa personne ayant un sens aigu des affaires mais également grand adepte d'orgies. C'est dans le cadre d'un rendez-vous professionnel qu'il va faire la rencontre de Kadrii, un jeune restaurateur et qu'il va lui lancer un défi dans le but de préserver son restaurant.
S'ensuivront alors des rencontres très très charnelles entre les deux jeunes hommes - et oui, l'intrigue se concentre essentiellement là-dessus.

Si vous n'aimez pas les scènes de fesses, passez votre chemin, parce qu'il y en a littéralement à toutes les pages ! Et elles sont on ne peut plus explicites et détaillées.
Je vous aurai prévenu.


Heartstopper, tomes 2 et 3
Sans transition, passons à beaucoup plus de douceur et de choupitude avec les tomes 2 et 3 de Heartstopper, le roman graphique d'Alice Oseman.
Souvenez-vous, j'avais littéralement dévoré le premier tome lors d'un moment d'attente sur le SLPJ de Montreuil et j'attendais avec impatience de pouvoir lire la suite.

Nous retrouvons donc Nick et Charlie là où nous les avions laissés dans le tome 1, et l'histoire reprend pile à cet endroit, évitant au lecteur une attente supplémentaire.

Comment vous dire à quel point cette saga est un déluge de douceur et de bienveillance ? Je suis encore plus tombée amoureuse de Nick et Charlie dans ces deux tomes, car leur relation évolue d'une manière tellement naturelle que cela fait plaisir à voir.
Ils sont tous les deux tellement mignons et innocents, tellement tendres. C'est bien simple: il n'y a pas une once de méchanceté en eux.
Et que dire de leurs ami·es respectif·ves qui sont d'une extrême bienveillance et font montre d'un soutien à toute épreuve.

A travers Heartstopper Alice Oseman aborde une kyrielle de sujets importants, tels que les différentes orientations sexuelles, les notions de genre, le consentement, le harcèlement, les TCA et bien d'autres encore que je ne cite pas, et elle le fait avec tellement de pédagogie et de sincérité qu'on ne peut rester de marbre face à une telle lecture.

En bref, Heartstopper est réellement en train de devenir ma lecture doudou préférée et je sens que je n'ai pas fini de les lire et de les relire, tant ils rendent mon petit cœur tout mou et tout chaud.

Sacrées Sorcières
Honte à moi, je n'ai jamais lu le roman éponyme de Roald Dahl. Mais lorsque j'ai vu que Pénélope Bagieu l'adaptait sous format de bande dessinée, je n'ai pas pu résister et je l'ai achetée.
Il est donc évident que je ne me prononcerai pas sur la fidélité de l'adaptation, mais j'avais tout de même envie de vous parler de cette lecture que j'ai plutôt bien appréciée.

Et même si je n'ai pas lu ce roman de Roald Dahl, je peux tout de même vous dire qu'on retrouve très fortement la patte de l'auteur dans les cases de cette BD. L'autrice a parfaitement su rendre justice au style loufoque de ce dernier et il m'a semblé que ses dessins collaient parfaitement avec l'univers de l'histoire.
Ils avaient même un je-ne-sais-quoi qui m'a rappelé les illustrations de Quentin Blake, ce qui était très plaisant à remarquer.

Les dessins de Pénélope Bagieu sont toujours aussi percutant et colorés. J'ai adoré le look qu'elle donne à la grand-mère du héros, ainsi que sa vision des sorcières.
Et puis l'histoire est à la fois drôle et glaçante, un mélange détonnant mais qui fonctionne à la perfection.

En bref, cette BD est à lire absolument.

mercredi 17 juin 2020

Good bye, red beryl - Atami Michinoku


Akihiko est un orphelin n'ayant jamais été utile à personne. Au moment où il renonce à la vie, Kazushige, un vampire qui vit seul depuis longtemps, le sauve. Cherchant un moyen de le remercier, Akihiko lui rend visite tous les jours, mais ce dernier le repousse froidement. 
Kazushige finit toutefois par être touché par sa gentillesse maladroite, avoir envie de mieux le connaître et ne plus pouvoir résister à son attirance.

Voilà la lecture qui signe ma première incursion dans le domaine du yaoï. Ne m'intéressant aux mangas seulement depuis quelques années, il me reste encore bien des choses à découvrir, mais dans l'ensemble j'ai plutôt fait de bonnes découvertes, comme en ce qui concerne Good bye, red beryl.
Et tant qu'à découvrir le boy's love, autant le faire à travers une histoire de vampire qui, je le rappelle, est tout de même le personnage le plus queer de la littérature.
Dans ce manga, nous suivons donc Akihiko, un orphelin à qui l'enfance et la vie en généal n'ont pas fait de cadeau. Alors qu'il se trouve dans une très mauvaise passe et qu'il envisage même de mettre fin à ses jours, il est sauvé in extremis d'un accident par Kazushige qui s'avère être un vampire.

Une relation complexe va alors se tisser entre les deux hommes. Akihiko va peu à peu s'imposer dans le quotidien de son sauveur dans le but premier de le remercier, mais cette relation va assez rapidement évoluer et prendre de plus en plus d'ampleur pour les deux protagonistes.
Cependant, comme rien n'est jamais simple, Kazushige va d'abord se refermer et tenter de dissuader son jeune ami de le fréquenter, ne faisant que renforcer encore plus l'attraction qu'il exerce sur ce dernier.
C'est le jeu du chat et de la souris. Sauf qu'en l’occurrence, le chat est un vampire.

L'autrice a parfaitement sur rendre justice à ses deux héros en les présentant dans leur entièreté, avec leurs qualités mais aussi avec leurs défauts.
Elle arrive à faire transparaître leurs émotions de façon très juste à travers ses traits fins et délicats, mais qui recèlent aussi une part brute et torturée - notamment lorsqu'elle évoque le passé de Kazushige.

Le rythme de l'histoire est plutôt lent dans le premier tome. On prend le temps de poser les bases de l'histoire, d'introduire les différents personnages et leurs relations (passées ou à venir).
Ensuite, tout devient nettement plus intense dans le deuxième tome, avec l'arrivée de scènes beaucoup plus sensuelles mettant en scène nos deux héros.
Mais cela ne représente finalement qu'une partie minime de l'histoire, l'autrice souhaitant que l'on se focalise plus sur la psychologie des personnages que sur les scènes de fesses - même si elles sont nettement présentes et détaillées.
En bref Good bye, red beryl est un manga très intéressant à parcourir et assez percutant. On explore de manière pertinente le côté vampirique de Kazushige, en nous montrant autant les côtés positifs que négatifs et on apporte de la candeur et de la naïveté au récit avec le personnage d'Akihiko.
Le mélange des deux genres donnent finalement une histoire très nuancées qui promet une conclusion intéressante à la parution du prochain tome. Il me tarde d'ailleurs de le lire.


Les infos utiles

Tome 1: 26 septembre 2019 - Taifu Comics
Tome 2: 28 février 2020 - Taifu Comics
Illustrations: Good bye, red beryl par Atami Michinoku © Taifu Comics 2020