Affichage des articles dont le libellé est Glénat. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Glénat. Afficher tous les articles

vendredi 3 septembre 2021

George Sand: ma vie à Nohant - Nina Jacqmin et Chantal Van Den Heuvel


Un refuge pour vivre et créer. 
Les frasques de George Sand sont fameuses : ses liaisons hors mariages, son rejet de la bienséance hypocrite, son accoutrement masculin, son retentissant et passionné combat en faveur de l’émancipation et des droits de la femme… L’autrice fait parler d’elle, résonner sa voix et, en s’adressant par l’écriture au monde, elle est aussi et avant tout célébrée pour son œuvre prolifique. 
Dans ses textes, la campagne berrichonne a une place primordiale. Ses livres décrivent l’atmosphère campagnarde d’un monde qui n’existe plus mais qui fut le sien. George Sand, si elle a fréquenté Paris, a passé la majorité de son existence dans sa demeure de Nohant. Ce domaine familial, où elle a grandi et vécu à partir de ses quatre ans, lui a donné l’amour des grands espaces et de la liberté. C’est dans cette maison qu’elle s’est passionnée pour les histoires, c’est dans cette maison qu’elle a fait son éducation mondaine et paysanne. C’est là-bas qu’elle a vu mourir tant de ses proches, et c’est là-bas qu’elle-même, elle mourra. 
Lieu isolé, paradis rupestre, cette bâtisse accueillera Liszt, Balzac, Delacroix, Flaubert ou même Chopin pendant presque dix ans. Nohant est, pour George Sand et ses invités, un lieu où peut fleurir la créativité.

On a déjà tous et toutes entendu parler de George Sand, très souvent en raison de ses relations avec Musset et Chopin, de son de s'habiller en homme, de ses nombreux écrits (quand même) mais on connaît finalement assez peu de choses sur elle et sur la manière dont elle a vécu sa vie, et notamment dans son domaine de Nohant.

Nina Jacqmin et Chantal Van Den Heuvel nous offre ici un album qui retrace de façon assez fidèle la vie de l'autrice, avec ses moments de bonheur mais également ses moments de douleurs et de doutes.
Cependant, tout est fait de manière très respectueuse et très sensible, sans essayer d'aller chercher le scandale dans chaque chose, comme cela a souvent été fait à son égard.
Ici le scénario de Chantal Van Den Heuvel nous montre George Sand dans son ensemble: son enfance, sa vie de femme, d'épouse, de mère, d'écrivaine, de muse, de féministe avant l'heure... Bref sa vie dans son glorieux ensemble, et de laquelle aucun aspect n'est mis de côté au profit d'une certaine bienséance.

Tout ceci mis en valeur par les fabuleux dessins de Nina Jacqmin, qui donnent vie autant aux différents personnages qu'au domaine de Nohant, qui donne l'impression d'être un protagoniste à part entière.
Les traits et les couleurs s'harmonisent parfaitement et nous offre des planches tout simplement sublimes.
Cet album permet de se familiariser de manière très intime avec cette célèbre et prolifique autrice et plaira autant aux passionné·es qu'à celleux qui sont moins renseignés sur sa trépidante vie.
C'est l'avantage de la BD: cela parle au plus grand nombre et quand en plus la qualité est au rendez-vous, cela ne peut faire que des adeptes.

En tout cas une chose est sûre: maintenant que j'ai parcouru cette BD, j'ai très envie de me plonger dans les écrits de l'autrice, chose que je repousse depuis une bonne décennie. Et ça tombe bien, parce que j'en ai justement deux qui traînent dans ma bibliothèque depuis très longtemps, c'est l'occasion de les en sortir.


Les infos utiles

La page Facebook de Nina Jacqmin
L'Instagram de Chantal Van Den Heuvel
Parution: 14 avril 2021 - Glénat
Illustrations: George Sand: ma vie à Nohant par Nina Jacqmin et Chantal Van Den Heuvel © Glénat 2021

mercredi 21 juillet 2021

L'Instant Bulles #28

Moriarty, tomes 7 et 8

Je continue ma lecture de la saga Moriarty avec les tomes 7 et 8 et qui m'ont énormément plu ! Les frères Moriarty et leur équipe continue donc de combattre le crime et dans ces deux tomes ils s'attaquent à Jack l'Eventreur.
C'est à cette occasion qu'un nouveau personnage fait son apparition et qu'on en apprend un peu plus sur l'enfance de nos trois frères.

Parallèlement à cela, le personnage de James Bond (anciennement Irène Adler) est introduit dans l'équipe et est amené à rapidement faire ses preuves.
L'histoire de Jack l'Eventreur est finalement plus complexe qu'il n'y paraît et on suit tout ce petit monde dans le plan pensé pour déjouer ce complot.

Sherlock est évidemment toujours de la partie, mais cette fois-ci il est plutôt présent en tant "qu'allié" même s'il joue ce rôle à la suite d'une idée et d'un plan de William.
J'ai aimé que cette fois il ne soit pas totalement le dindon de la farce et qu'on puisse mieux appréhender la relation qui se noue entre William et lui.
Je ne sais toujours pas vers quoi cela nous mène, mais en tout cas c'est hyper prenant.

J'ai également apprécié les petites touches d'humour présentes dans ces deux tomes, qui contribuent parfois à alléger l'atmosphère de l'histoire.
J'ai hâte de pouvoir continuer ma lecture et de découvrir la suite des aventures de tout ce petit monde.

La Sève

J'aime assez les BD érotiques et lorsque j'ai emprunté celle-ci je ne me doutais pas que j'étais face à un recueil de nouvelles sur un thème précis (la sève) plutôt que sur une histoire suivie.
Cela m'a quelque peu déstabilisé, car de manière générale je ne suis pas une grande fan de ce format, trouvant souvent les différents récits inégaux.

Cela a également été le cas ici, avec des histoires que j'ai appréciées et d'autres qui m'ont laissée franchement sceptique. Comme la première par exemple, qui était assez particulière.

Par contre, j'ai plutôt apprécié l'histoire de la boulangerie et celle de l'avion, même s'il faut bien avouer que c'était complètement farfelu, même pour une BD érotique où on est très très souvent face à du PWP (porn without plot pour les non-initiés).

Mais cela m'aura permis de découvrir le dessin et le style d'histoire de Chéri et je suis tout de même curieuse de lire ce qu'il aura produit d'autre.

Titeuf, tome 17: La grande aventure

Alors que le tome 16 m'avait particulièrement déçue, me voilà réconciliée avec Titeuf et Zep avec ce nouvel opus, où on renoue complètement avec la BD qui m'a suivie toute mon enfance.

Petite particularité pour cet album: si on est toujours face à des gags, on nous propose tout de même un fil conducteur, une petite histoire à laquelle se rattacher puisque Titeuf et Manu partent en colo en forêt.
Les autres personnages qu'on a l'habitude de croiser dans les albums sont donc absents, mais on en rencontre d'autres tous aussi barrés.

On renoue donc avec l'ambiance bon enfance de la série et avec les gags qui fonctionnent toujours, à savoir l'interprétation malheureuse des personnages sur des sujets divers et variés.
Franchement, à croire que ce petit monde n'a aucune culture générale ou n'a jamais ouvert un bouquin de sa vie (notez que c'est sûrement le cas en fait...).

En bref, si je n'ai pas ri aux éclats à chaque page, j'ai tout de même passé un très bon moment avec Titeuf et ses amis, et c'est le principal.

Sac à Diable, tome 1: La Bruja a disparu !

Je dois avouer que je suis plutôt dubitative face à cette BD. C'est le premier tome d'une nouvelle série et je n'arrive vraiment pas à savoir ce que j'en ai pensé. En fait je n'ai pas accroché tant que ça à l'héroïne et j'ai trouvé l'histoire plutôt brouillonne.

On commence par suivre une sorcière dont on n'apprend pas grand chose et qui disparaît du jour au lendemain pour laisser la place à sa nièce qui trouve sa maison vide et tous ses petits démons paniqués. Dont un familier qui a apparemment réussi - on ne sait comment - à évoquer la moitié du Diable.

On va donc suivre l'enquête de Norah pour retrouver sa tante, mais également pour aider le Diable à retrouver une apparence normale, dans tout un méli-mélo de lieux et d'intrigues différents.

Je pense que c'est cela qui m'a le plus perdue: je n'ai pas réussi à trouver un fil conducteur tangible à cette histoire. Oui on recherche la Bruja disparue, mais à côté de ça on se perd dans tout un tas d'intrigues secondaires - qui finiront certainement par se rejoindre, je suppose - qui ne m'ont pas l'air d'être d'une énorme utilité.

En plus de ça, les planches sont remplies de tout un tas de détails graphiques qu'on a l'impression de devoir analyser de fond en comble pour ne rien perdre de l'histoire. C'est assez contraignant.

En bref, jusqu'ici je ne suis pas hyper convaincue par cette BD, mais je lui laisse tout de même le bénéfice du doute et j'attends la sortie du deuxième tome pour me faire un avis plus tranché.

Filles Uniques, tome 1: Paloma

J'ai eu envie de découvrir cette BD avant tout parce qu'elle est scénarisée par les BeKa, un couple d'auteurices que j'affectionne beaucoup. Je n'ai donc pas eu envie d'en savoir plus avant d'ouvrir cette BD.

J'ai donc découvert l'histoire de Paloma et du groupe qu'elle va peu à peu former avec les autres filles un peu marginalisée du lycée. Il y a Apolline, Céleste, Chélonia et Sierra et chacune à un trait particulier qui fait qu'elle se retrouve toujours à l'écart de tous les groupes du lycée.
C'est un peu classique comme manière d'introduire une histoire, mais cela a souvent le mérite de fonctionner.

Dans ce tome nous nous concentrons donc sur l'histoire de Paloma et le moins que l'on puisse dire c'est que c'est loin d'être la fête et que c'est même franchement glauque par moment.
Et puis notre héroïne n'est pas du genre à vouloir entretenir des relations avec autrui, ce qui fait que les autres vont bien galèrera à percer sa carapace.

Cette BD s'intéresse donc à l'amitié et à la solidarité entre filles et c'est vraiment une très bonne idée. On apprend petit à petit à connaître chacune des filles du groupe et je pense que chaque tome se concentrera sur l'une d'entre elles en particulier, pour former une série complète. Celle-ci risque fort de nous apporter quelques surprises d'ailleurs.

J'ai hâte de pouvoir lire le prochain tome et je suis curieuse de savoir sur quelle fille il se concentrera.

mercredi 28 avril 2021

L'Instant Bulles #24

La petite faiseuse de livres, tome 7

C'est déjà le tome 7 pour cette saga et sincèrement j'ai l'impression que c'était hier que je lisais les deux premiers tomes. Je suis totalement accro à Maïn et à ses aventures et à chaque lecture je ne vois pas passer les pages.

Dans ce septième tome, les choses prennent une nouvelle tournure, notamment à cause du Baptême de notre héroïne. Cette dernière va alors entrer dans un Temple pour la première fois et ce qu'elle va y découvrir risque bien de changer la donne.

On sent dans ce tome que les choses deviennent de plus en plus sérieuses et ce sous bien des aspects. Maintenant commence à comprendre les rouages qui régissent le monde des affaires et apprend à ne plus se faire manipuler aussi facilement. Cela va lui être très utile, notamment face à sa découverte du Temple et de son fonctionnement.

Du côté des personnages secondaires ça bouge également. On comprend de mieux en mieux le fonctionnement de Benno, mais aussi celui de Frida. Et puis Lutz est toujours aussi adorable, ce qui ne gâche rien.

Bref, je me régale avec cette série qui est finalement plus sérieuse qu'elle n'en a l'air au premier abord.


Shadows House, tomes 3 et 4

J'ai énormément aimé les deux premiers tomes de Shadows House, du coup je me suis précipitée rapidement en librairie pour me procurer les deux suivants, tant j'avais besoin de connaître la suite des aventures de Kate et Emlico.

Ces deux tomes sont donc consacré à l'Exhibition, l'épreuve qui détermine quelle(s) paires de Shadows et de poupées vivantes s'accordent parfaitement et peuvent continuer leur apprentissage. Ce qu'il advient des paires qui échouent... On ne le sait pas encore.

Là aussi les choses deviennent sérieuses et même plus dangereuses. On commence à voir comment les choses fonctionnent dans cet univers ainsi que les liens qui se tissent entre les différentes strates de "pouvoir".

Je pense que ce manga promet des choses très intéressantes pour la suite. En tout cas les mangakas savent ménager le suspense et entraîner les lecteurices, ce qui est déjà un très bon point.

Ajoutons à cela les dessins qui sont tout de même très esthétiques, notamment par rapport aux visages des personnages pour celleux qui en ont ahaha qui sont réellement très expressifs.

J'ai hâte de lire les prochains tomes et de voir comment Kate et Emilico vont évoluer dans leur nouvel environnement.

Fluide

J'ai reçu cette BD des éditions Dargaud et j'avoue ne plus me souvenir si je l'avais demandée ou non... Quoi qu'il en soit je l'ai lue et encore aujourd'hui je ne sais pas si je l'ai aimée ou non.
Ce n'est pas la première fois que je ressens cela face à une lecture, mais c'est toujours frustrant d'être dans cet entre-deux. J'aime avoir des positions claires sur ce que je lis, et là j'ai aimé certains aspects et j'ai eu quelques réserves sur d'autres.

Cette histoire est donc celle de deux potes, tous deux auteurs de BD qui vont faire de nouvelles expériences en matière de séduction et de sexe grâce à William, un personnage qu'ils ont inventé et qu'ils parviennent à incarner tous les deux lorsqu'ils sont ensemble.

Avec William ils vont donc découvrir énormément de nouvelles pratiques, comme le sexe à plusieurs, la non-monogamie, le BDSM ou encore le pegging.
Le tout dessiné avec énormément de créativité - à la limite du psychédélique - par les différents auteur, ce qui donne un aspect très libre à toute cette histoire.

Cependant là où j'émets des réserves, c'est par rapport au déclenchement de toute cette histoire et à l'attitude d'Hector. Sans vouloir trop vous spoiler, tout ceci démarre après que la compagne d'Hector lui parle de son envie d'explorer sa sexualité avec une autre femme, mais seule de son côté.

Ca aurait pu être un bon moyen d'explorer et d'expliquer la non-monogamie, mais de mon point de vue (de non-concernée) je trouve qu'on reste beaucoup trop en surface et que cette pratique est à chaque fois comparée à la monogamie, ce qui n'est pas pertinent puisque ce sont des choses totalement différentes.
Et puis, on oublie une donnée très essentielle dans ce type de relation: la communication. Aucun des protagonistes ne communique de manière claire et posée et c'est vraiment dommage.

De plus, Hector semble avoir du mal avec le concept de non-monogamie, uniquement lorsque cela concerne sa compagne, puisque de son côté lui ne se prive pas pour s'amuser grâce à William.

Bref, j'ai aimé certains aspects de la BD, mais je regrette le fait la celle-ci reste très hétérocentrée. Par contre, je serais curieuse de découvrir la mini-série créée à partir de la BD, qui est apparemment disponible sur Arte.

Le don de Rachel

J'étais très intriguée par cette BD et évidemment par le personnage de Rachel qui était très prometteur.
Par contre, si j'ai aimé l'ambiance du XIXe siècle qu'on y retrouve, j'ai trouvé les différentes scènes de la première partie de la BD très (trop ?) récurrentes.

En effet, Rachel enchaînes les "séances" où elle fait usage de son don, mais j'ai l'impression que c'est toujours plus pour se donner en spectacle que pour réellement faire bouger les choses (dans quelle mesure, on ne le sait même pas) qu'elle le fait.
De plus, le personnage de Page est beaucoup trop mystérieux et on ne sait pas vraiment si on doit lui accorder une existence tangible ou non.

En ce qui concerne les deux autres parties de la BD, je ne leur ai pas vraiment trouvé d'intérêt. J'aurais aimé en savoir plus sur Rachel, sur sa vie, sur les circonstances et les raisons de sa disparition plutôt que de partir sur ces sujets qui s'en éloignent.

Malgré cela, les dessins de Terkel Risbjerg sont vraiment très beaux et apportent une ambiance particulière à la BD, notamment dans toute la première partie. La palette de couleurs utilisée n'est pas énorme, mais suffit amplement à créer cette ambiance mystique particulière.

Ce n'est donc pas une lecture inoubliable, mais elle aura au moins eu le mérite de me faire découvrir ce duo d'auteurices et de me donner envie de lire leurs autres titres.

Orgeuil et Préjugés, tome 1: Les Cinq Filles de Mrs Bennet

Cette BD me faisait très envie depuis sa sortie et j'ai pu la découvrir grâce à ma copine Mallou14 qui me l'a gentiment prêtée.
Je n'ai jamais lu le roman de Jane Austen, mais je pense avoir vu l'adaptation ciné avec Keira Knightley une bonne centaine de fois. Je l'ai d'ailleurs revue juste après ma lecture de cette BD, tant j'avais envie de revoir les cinq soeurs Bennet.

J'ai déjà pu apprécié le travail d'Aurore avec sa BD Elinor Jones, je savais donc que son style graphique allait me plaire. Et effectivement toutes les planches sont d'une formidable beauté ! Que ce soit les personnages ou les décor, tout est absolument sublime.

Pour ce qui est de l'adaptation, comme je l'ai dit je n'ai pas lu le roman original, mais jusque maintenant cela ressemble beaucoup au film que j'ai vu.
Les caractères de chacune des soeurs sont très bien représentés et la trame de l'histoire paraît respectée.

J'ai aimé la manière dont Aurore imagine les différents personnages et la manière dont elle leur donne vie. On est complètement immergé dans la campagne anglaise du XVIIIe siècle, avec ses décors somptueux et ses élégantes tenues.

Tout est absolument parfait et j'ai hâte de pouvoir me plonger dans le prochain tome.

lundi 5 avril 2021

Shadows House - Sômatô


Emilico est une poupée vivante au service de Kate, une jeune fille appartenant aux Shadows, famille d’ombres sans visage. Dans le vaste manoir familial, le travail d’Emilico se limite pour le moment à nettoyer la suie projetée par sa maîtresse… 
Mais au fil des rencontres, elle découvrira le monde dans lequel elle vit, commencera à s’interroger sur le sens de son existence et se liera d’amitié avec son entourage… 
Cependant, une poupée doit-elle avoir une conscience ?

Il y a des mangas comme ça, qui vous attire dès le premier regard sur la couverture. Cela a été le cas pour Shadows House, qui m'a intrigué dès sa sortie, mais que j'ai attendu avant d'acheter car le prix me semblait tout de même exagéré par rapport à l'épaisseur du tome. J'ai donc attendu de trouver les deux premiers tomes en seconde main pour me les procurer.
Le premier tome est purement introductif. On y découvre le quotidien d'Emilico, la poupée vivante de Mademoiselle Kate Shadows et les différentes tâches qui lui sont assignées. On en apprend assez peu sur Kate, qui reste un personnage très énigmatique étant donné qu'elle n'a pas de visage - tout comme le reste des Shadows.

C'est dans le deuxième tome que tout se met peu à peu en place. On rencontre d'autres poupées vivantes ainsi que d'autre membre de la famille Shadows et on commence à appréhender un peu mieux cet environnement particulier qu'est le manoir des Shadows.
Emilico est extrêmement candide et attachante. Elle est toujours de bonne humeur et prête à aider tout le monde: sa maîtresse mais aussi ses camarades poupées. On la sent très attachée à tout ce petit monde. Elle est prête à tout pour elleux, même s'il semble qu'elle ait encore beaucoup à apprendre.

Kate de son côté est évidemment énigmatique, mais elle semble différente de ses homologues. On ne comprend pas encore dans quelles mesures elle se démarque et c'est justement ce qui rend ce manga si addictif: les mangakas nous distillent juste assez d'informations pour qu'on ait envie de se plonger dans le tome suivant à chaque fois qu'on en termine un.
En tout cas je me suis facilement laissée embarquer par cet univers singulier. La construction des personnages, leurs particularités, les propriétés de la suie, tellement omniprésente que c'est presque un personnage à part entière... tout cela forme un ensemble aussi cohérent qu'intrigant.
En tant que lecteurices on a envie de percer les mystères de cet endroit et de protéger Emilico et Kate de se qui s'y cache.

J'ai hâte de pouvoir me procurer les tomes suivants afin de me familiariser encore plus avec cet environnement impalpable et de suivre Emilico dans le reste de ses aventures. Cela promet d'être extrêmement prenant.


Les infos utiles

Tome 1: 17 juin 2020 - Glénat
Tome 2: 17 juin 2020 - Glénat
Illustrations: Shadows House par Sômatô © Editions Glénat 2020

mercredi 23 décembre 2020

Radium Girls - Cy


New Jersey, 1918. Edna Bolz entre comme ouvrière à l’United State Radium Corporation, une usine qui fournit l’armée en montres. Aux côtés de Katherine, Mollie, Albina, Quinta et les autres, elle va apprendre le métier qui consiste à peindre des cadrans à l’aide de la peinture Undark (une substance luminescente très précieuse et très chère) à un rythme constant. 
Mais bien que la charge de travail soit soutenue, l’ambiance à l’usine est assez bonne. Les filles s’entendent bien et sortent même ensemble le soir. Elles se surnomment les « Ghost Girls » : par jeu, elles se peignent les ongles, les dents ou le visage afin d’éblouir (littéralement) les autres une fois la nuit tombée. Mais elles ignorent que, derrière ses propriétés étonnantes, le Radium, cette substance qu’elles manipulent toute la journée et avec laquelle elles jouent, est en réalité mortelle. 
Et alors que certaines d’entre elles commencent à souffrir d’anémie, de fractures voire de tumeur, des voix s’élèvent pour comprendre. 
D’autres pour étouffer l’affaire...

Depuis que Cy a commencé à parler de cette BD sur ses réseaux, j'étais très impatiente de la lire. Déjà parce que j'adore les dessins et les autres BD de l'autrice (Le vrai sexe de la vraie vie, notamment) et parce que je ne connaissais absolument pas l'histoire du radium et de ces femmes.

L'autrice nous présente donc cinq jeunes femmes travaillant dans une usine de montres. Leur travail consiste à peindre les cadrans des montres avec de la peinture à base de radium. Ce qu'elles font toute la journée, s'exposant à cette substance à longueur de temps..
Personne ne leur a jamais dit que c'était dangereux - bien au contraire - jusqu'à ce qu'elles tombent malade les unes après les autres. 
J'ai beaucoup aimé la manière dont Cy aborde cette histoire. Elle a pris le pli de nous montrer la vie quotidienne de ces femmes, de se concentrer sur ce qui les liaient les unes aux autres, leur amitié, leur complicité, mais aussi leurs déboires et leurs disputes.
Une vie presque banale, s'il n'y avait pas le radium.

Si la BD ne fait qu'effleurer le sujet du procès qui se déroulera suite à tout cela, c'est tout de même bien suffisant pour s'intéresser au sort de toutes ces femmes qui ont été sciemment sacrifiées pour le profit.
En lisant cette BD on ne peut qu'être outré·e de la manière dont ces femmes ont été traitées et mises en danger. Mettre en lumière leur histoire est réellement très important, encore plus aujourd'hui où les mouvements féministes sont très présents, mais malheureusement souvent critiqués sans raison pertinente.

Et puis, on en parle de la beauté et de la qualité de ces dessins ? Faire un album avec seulement quelques couleurs bien précises, c'est un sacré travail, mais quand on voit le rendu, on est encore plus impressionné·e. 
Toutes ces nuances de violets sont utilisées à la perfection et la touche de "vert radium" met tout de suite en valeur ce que Cy veut nous montrer.
En conclusion, Radium Girls est une BD à lire absolument, qu'on soit déjà fan du travail de Cy ou non. Cette histoire ne peut laisser personne indifférent·e et elle est magnifiquement mise en dessin par l'autrice. 
En plus, j'ai oublié de vous dire: la couverture brille dans le noir.


Les infos utiles

Le site de Cy
Parution: 26 août 2020 - Glénat
Illustrations: Radium Girls par Cy © Glénat 2020

vendredi 4 décembre 2020

L'Instant Bulles #18

Magus of the Library, tome 3

Ça y est, on va enfin entrer dans le vif du sujet puisque Shio a réussi l'examen pour devenir apprenti Kahuna et commence sa formation en compagnie des autres élèves de sa promo.
Nous suivons donc leur installation au sein de la Bibliothèque Centrale et leurs premiers cours.
Mais c'est aussi l'occasion pour nous (et pour Shio aussi quand même...) de revoir Sedona et d'en apprendre un peu plus sur ce personnage plus qu'atypique.

Comme d'habitude, je suis absolument fan de ce manga. Le simple fait de lire une histoire qui traite de livres et du métier de bibliothécaire (même si le mien est loin de ressembler à ça malheureusement), je suis déjà conquise.
Mais il faut dire aussi que l'univers est vraiment très très bien pensé et les dessins sont à couper le souffle. Encore plus dans ce tome où l'autrice met énormément l'accent sur les paysages et les bâtiments. On en prend plein les yeux !

Après, il est vrai que l'histoire avance lentement et prend bien le temps de se mettre en place. Il y a un petit effet contemplatif qui est voulu et pour une fois cela ne me dérange pas. J'aime suivre Shio et ses comparses, tous et toutes plus différent·es les un·es des autres et les voir simplement vaquer à leurs occupations. C'est limite reposant.

Mais pour les amateurices d'aventures, je pense que vous trouverez également votre compte dans les prochains tomes, si j'en crois les indices laissés dans les dernières pages.
Il me tarde de pouvoir lire la suite en tout cas !

La boîte de petits pois

Je ne sais plus vraiment où (ni quand) j'ai vu passer cette BD, mais elle m'avait assez bien intriguée, surtout sachant qu'elle était scénarisée par GiedRé et j'avais donc très envie de la lire.
Encore une fois, c'est grâce à mon boulot que j'ai pu le faire.

On suit donc l'histoire de la famille de l'autrice alors qu'iels vivent en URSS. On suit l'enfance de ses parents, puis la sienne et celle de son frère dans un état totalitaire qui n'hésitait pas à faire disparaître les personnes qui s'y opposaient.

L'autrice a choisi de raconter ses événements du point de vue de l'enfant qu'elle était, et donc avec beaucoup de candeur et de naïveté, ce qui donne un résultat assez surprenant.
J'ai d'ailleurs été un peu déstabilisée par ce parti-pris, car à certains moments j'aurais souhaité un ton un peu plus "sérieux".

Cela ne m'a cependant pas empêché de passer un bon moment de lecture, qui a été renforcé par la qualité des dessins de Holly R. J'ai beaucoup aimé l'aspect de ceux-ci, ils donnent l'impression d'avoir été faits aux crayons gras, ce qui est plutôt original.

Paola Crusoé, tome 3

Ça y est, j'ai enfin pu lire la conclusion de Paola Crusoé, alors que ma lecture des deux premiers tomes date déjà de l'été dernier.
J'ai été contente de lire ce dernier tome, même si j'ai trouvé que tome tournait un peu en rond.

En effet, ce troisième tome nous propose un interminable chasse-croisé entre tous les membres de cette famille (et ils sont quand même 5 !). Lorsqu'on retrouve un personnage, mais c'est pour mieux perdre la trace d'un autre deux cases plus loin, et ainsi de suite durant les cent pages de la BD.

Cependant, les dessins et les couleurs utilisées sont toujours aussi belles, ce qui rend tout de même la lecture agréable. 
Et puis, la BD s'adresse surtout à un jeune public, qui je pense ne s'attardera pas sur ce genre de détails et appréciera très certainement l'histoire dans son ensemble.
Pour des enfants de 6-8 ans, la BD est clairement très adaptée.

Aristophania, tome 3: La Source Aurore

J'ai découvert les deux premiers tomes de cette saga il n'y a pas si longtemps et j'avais bien accroché à l'histoire et aux personnages. J'étais donc impatiente de lire la suite et quand j'ai reçu ce tome 3 en service presse je me suis jetée dessus.

On n'en est pas encore au dénouement puisqu'il y aura un quatrième tome, mais ici les événement s’enchaînent quand même pas mal et des révélations nous sont faites dans les dernières pages. Bon, je vous avoue que je les avais vues venir, mais cela n'enlève rien à la qualité de la BD. 

En matière de dessin on continue à osciller entre des ambiances très lumineuses, parfois presque aveuglantes et d'autres sombres et angoissantes. Cela permet de très bien représenter les deux camps qui s'affrontent pour l'obtention de la Source Aurore. 

J'avoue que même si j'ai apprécié ma lecture, ce tome m'a laissée perplexe car je ne sais toujours pas où les auteurs veulent nous amener, surtout sachant qu'il ne reste qu'un seul tome à paraître.
Je ne sais pas du tout vers où on se dirige et cela a tendance à me laisser un petit arrière-goût de frustration.

Cela dit, je lirai évidemment le quatrième tome avec plaisir, en espérant qu'il éclaircira toutes les zones d'ombres que ses prédécesseurs ont laissées.

Holly Ann, tomes 1 et 2

Après avoir interviewé Kid Toussaint lors de la Foire du Livre de Bruxelles en 2019, j'ai eu envie de découvrir ses autres BD et notamment ses BD pour le public adulte. Je me suis donc tournée vers la saga Holly Ann, en y allant complètement à l'aveugle, juste en faisant confiance au nom du scénariste.

Bien m'en a pris, car j'ai découvert une saga originale et très bien amenée, avec une héroïne plutôt mystérieuse et téméraire.
L'intrigue se déroule en Louisiane vers la fin du XIXe siècle, avec tout ce que cela implique en terme de mœurs, de coutumes et de folklore.
C'est donc dans une ambiance vaudoue que l'on évolue aux côté de Holly, alors qu'elle mène ses enquêtes au nez et à la barbe de la police.

Alors que je ne suis pas une amatrice de roman policier, j'ai apprécié suivre Holly dans ses enquêtes. Ses raisonnements et ses déductions ont parfois de quoi laisser pantois (je n'avais pas du tout vu venir la fin du premier tome), tout comme ses étranges aptitudes, presque surnaturelles.

Je ne vous en dirai pas plus à ce sujet, déjà parce que je n'ai pas toutes les cartes en main, ensuite parce que cela vous gâcherait le plaisir de la découverte.

Quoi qu'il en soit, Holly Ann est une BD à découvrir absolument car elle est originale dans sa construction. Les dessins ne sont pas en reste non plus et sont très agréables à parcourir. 
J'ai hâte de pouvoir lire les deux tomes suivants.

mercredi 7 octobre 2020

L'Instant Bulles #16

 

Duellistes, tomes 3 à 5
J'ai enfin pris le temps de terminer la saga Duellistes alors que cela faisait déjà un bon moment que j'avais emprunté ces trois tomes au boulot.
J'appréhendais que ce manga ne soit pas à la hauteur de mes espérances, mais c'est justement tout le contraire qui s'est passé: j'ai adoré cette conclusion !

Au fil de ces trois tomes, l'autrice nous fait de plus en plus de révélations, mais c'est toujours justement dosé et extrêmement bien pensé.
Ran et Sei ont toujours cette relation particulière, qui tient plus de la relation fraternelle que professionnelle. C'est touchant de voir à quel point iels se soucient l'un· de l'autre.

D'autres personnages prennent de l'importance au fur et à mesure de l'histoire. Ibara est bien sûr toujours présent - et ce pour notre plus grand plaisir - mais à ce trio déjà formé vont s'ajouter Momokawa, Rin, Sôda et Isaji.

L'intrigue se fait également plus dense et plus intéressante, jusqu'aux révélations finales qui sont extrêmement bien trouvées et qui nous laisse parfois pantois.
Je suis donc ravie d'avoir pu lire cette saga, même si à mon sens, on aurait pu y ajouter un tome ou deux, histoire de bien boucler la boucle, car cette fin ouverte me laisse un peu sur ma faim.

La petite faiseuse de livres, tome 4
Tout se bouscule pour Maïn et Lutz, puisqu'ils commencent enfin la confection du papier, grâce au contrat passé avec le marchant Benno. Les deux ami·es doivent donc s'atteler à la tâche, en plus de continuer à effectuer leurs diverses corvées pour leurs familles respectives.

En tant que lecteur, on pénètre encore plus profond au sein de la société dans laquelle évoluent les différents personnages et c'est toujours aussi prenant. On commence à mieux comprendre comment fonctionne le commerce et comment la magie vient s'y glisser.

Cependant, la relation de Maïn et Lutz prend un autre tournant, puisque le jeune garçon commence à se poser de sérieuses questions concernant son amie et ses facilités concernant la lecture et l'écriture.

C'est toujours un vrai plaisir de se plonger dans ce manga. Les choses commencent à devenir un peu plus complexe et à prendre plus d'ampleur, tandis que les dessins sont toujours scotchant.
Je pense que je ne me lasserai jamais de cette saga !  

Melvina
J'ai reçu cette BD en service presse car la couverture et le résumé m'avaient intrigués. J'ai été touchée par le style de dessin de Rachele Aragno, mais malheureusement au niveau de l'intrigue, cela ne l'a pas faut du tout.

Pour être tout à fait honnête, je ne suis même pas allée au bout de cette lecture, tant j'ai eu du mal à m'immerger totalement dans l'histoire.
Si je pense en avoir compris le principe, je n'ai pas du tout adhéré à la manière dont l'autrice à amener l'histoire. J'ai trouvé ça trop brouillon, trop rapide et beaucoup trop perché.
Je n'ai pas non plus accroché avec le caractère de l'héroïne principale. Je ne l'ai pas détestée, mais elle ne m'a pas donné envie de l'apprécier pour autant.

Dommage pour cette fois, mais je pourrais tout de même retenter l'expérience avec l'autrice, car ses dessins m'ont tout de même tapé dans l’œil.
A suivre.

Titeuf, tome 16: Petites poésies de saisons
Habituellement, je suis une grande fan de Titeuf, essentiellement parce que j'ai grandi avec ces BD (celle-là et de nombreuses autres) et parce que j'aime son humour potache et son côté très naïf malgré les grands airs que lui et ses amis essaient de se donner.

Malheureusement, je n'ai pas tellement accroché à ce dernier tome paru, qui est en fait la réédition d'un ancien hors-série paru en 2005. Deux ans pour seulement nous rééditer un truc qui était déjà paru avant, je trouve ça un peu gros.

Et bizarrement, ce tome m'a moins amusé que les précédents. Evidemment je ne rigole pas à tous les gags, mais sur un album, j'arrive toujours à en trouver des drôles, ou tout du moins qui arrivent à me faire esquisser un sourire.
Là c'était l'encéphalogramme plat. Espérons que le prochain tome soit meilleur. 

Le petit Spirou, tomes 18: La vérité sur tout !
Là encore, j'ai grandi avec les BD du Petit Spirou et je possède la collection complète. C'est une BD qui a bercé mon enfance et dont j'attendais toujours le prochain tome avec impatience.

Mais là encore, il semble que le soufflé soit retombé. Si j'ai tout de même apprécié ma lecture de ce tome, il me semble qu'il me manque quelque chose pour vraiment être à fond dedans.
Peut-être est-ce le fait qu'on invite la technologie dans ces BD qui me gêne ? J'aimais beaucoup le côté insouciant de Spirou et ses amis qui faisaient des bêtises sans jamais se faire de souci. 

Après, comme je le disais, cela se laisse tout de même lire sans aucun problème et nous fait passer un bon moment de détente, c'est ce qui est le plus important.
Il faut probablement que j'apprenne à lâcher prise par rapport aux BD que je lis depuis longtemps.

mercredi 19 août 2020

L'Instant Bulles #13

Dragon Ball Super, tomes 9 et 10

Je suis une grand fan de Dragon Ball et je dois bien avouer que j'aime assez ce nouvel arc. En tout cas, la partie concernant le Tournoi des Super Combattants.
J'ai plutôt bien aimé le dénouement de celui-ci, proposé dans le tome 9. Je n'ai pas été grandement surprise par le dénouement, mais la manière d'y arriver était tout de même plutôt originale et c'était agréable à lire.
Bon, j'avoue que lorsque Vegeta est de la partie, je suis d'office plus attentive.

Concernant la nouvelle intrigue qui introduit Moro comme nouvel antagoniste, j'avoue être assez blasée. J'ai l'impression qu'Akira Toriyama essaie de continuer à faire vivre sa saga par tous les moyens possibles, même si cela paraît redondant.
Nous voilà de nouveau avec un super méchant sur les bras, que Goku et Vegeta essaient de mettre hors d'état de nuire.
Les voir combattre en équipe a tout de même quelque chose de plaisant à regarder, je ne le nie pas.

Cela dit, Moro est plutôt charismatique comme ennemi, il faut bien le reconnaître. J'espère que l'intrigue à venir ne reposera pas seulement sur l'augmentation des pouvoirs des divers protagonistes et qu'on aura droit un quelque chose en plus.

Good bye, red beryl, tome 3
J'ai beaucoup aimé les deux premiers tomes de Good bye, red beryl et j'étais impatiente de connaître le dénouement de cette trilogie fort sympathique.

Le duo formé par Hakihiko et Kazushige est encore renforcé dans ce troisième tome et nos deux protagonistes semblent avoir trouvé leur vitesse de croisière. Kazushige accepte les sentiments d'Akihiko à son égard, ce qui facilite tout de suite les choses concernant leur relation.
Il reste cependant la question de la transformation qui reste très taboue.

Ainsi, j'ai aimé la dynamique du couple formé par Hakihiko et Kazushige, mais j'ai également nettement plus apprécié les personnages de Masakado et Moronatsu qui prennent ici toute leur importance.
En apprendre plus sur le passé de Moronatsu s'est avéré très pertinent, et même Masakado paraît plus humain et plus accessible dans ce tome.

En ce qui concerne la conclusion, elle est sans surprise. C'est typiquement ce que l'on attend d'une telle lecture, j'étais juste curieuse de savoir comment l'autrice allait amener tout ça sur le tapis.
C'est attendu, mais finalement ça fait le job.

Les fantaisies du roi
Je suis tombée sur ce manga lors de mon dernier passage en librairie. Il était mis en évidence parmi les nouveautés et je dois bien avouer que sa couverture aux couleurs punchy m'a tout de suite tapée dans l’œil.
Après une première incursion dans le yaoï avec Good bye, red beryl, j'avais envie de me frotter de nouveau au genre, même si ici on a clairement à faire à un PWP  - Porn Without Plot (porno sans intrigue) pour les non-initiés.
Mais finalement, une fois qu'on a cela en tête et qu'on sait à quoi s'attendre, cette lecture s'avère plutôt divertissante.

Dans ce manga nous suivons Fati, un prince royal très imbu de sa personne ayant un sens aigu des affaires mais également grand adepte d'orgies. C'est dans le cadre d'un rendez-vous professionnel qu'il va faire la rencontre de Kadrii, un jeune restaurateur et qu'il va lui lancer un défi dans le but de préserver son restaurant.
S'ensuivront alors des rencontres très très charnelles entre les deux jeunes hommes - et oui, l'intrigue se concentre essentiellement là-dessus.

Si vous n'aimez pas les scènes de fesses, passez votre chemin, parce qu'il y en a littéralement à toutes les pages ! Et elles sont on ne peut plus explicites et détaillées.
Je vous aurai prévenu.


Heartstopper, tomes 2 et 3
Sans transition, passons à beaucoup plus de douceur et de choupitude avec les tomes 2 et 3 de Heartstopper, le roman graphique d'Alice Oseman.
Souvenez-vous, j'avais littéralement dévoré le premier tome lors d'un moment d'attente sur le SLPJ de Montreuil et j'attendais avec impatience de pouvoir lire la suite.

Nous retrouvons donc Nick et Charlie là où nous les avions laissés dans le tome 1, et l'histoire reprend pile à cet endroit, évitant au lecteur une attente supplémentaire.

Comment vous dire à quel point cette saga est un déluge de douceur et de bienveillance ? Je suis encore plus tombée amoureuse de Nick et Charlie dans ces deux tomes, car leur relation évolue d'une manière tellement naturelle que cela fait plaisir à voir.
Ils sont tous les deux tellement mignons et innocents, tellement tendres. C'est bien simple: il n'y a pas une once de méchanceté en eux.
Et que dire de leurs ami·es respectif·ves qui sont d'une extrême bienveillance et font montre d'un soutien à toute épreuve.

A travers Heartstopper Alice Oseman aborde une kyrielle de sujets importants, tels que les différentes orientations sexuelles, les notions de genre, le consentement, le harcèlement, les TCA et bien d'autres encore que je ne cite pas, et elle le fait avec tellement de pédagogie et de sincérité qu'on ne peut rester de marbre face à une telle lecture.

En bref, Heartstopper est réellement en train de devenir ma lecture doudou préférée et je sens que je n'ai pas fini de les lire et de les relire, tant ils rendent mon petit cœur tout mou et tout chaud.

Sacrées Sorcières
Honte à moi, je n'ai jamais lu le roman éponyme de Roald Dahl. Mais lorsque j'ai vu que Pénélope Bagieu l'adaptait sous format de bande dessinée, je n'ai pas pu résister et je l'ai achetée.
Il est donc évident que je ne me prononcerai pas sur la fidélité de l'adaptation, mais j'avais tout de même envie de vous parler de cette lecture que j'ai plutôt bien appréciée.

Et même si je n'ai pas lu ce roman de Roald Dahl, je peux tout de même vous dire qu'on retrouve très fortement la patte de l'auteur dans les cases de cette BD. L'autrice a parfaitement su rendre justice au style loufoque de ce dernier et il m'a semblé que ses dessins collaient parfaitement avec l'univers de l'histoire.
Ils avaient même un je-ne-sais-quoi qui m'a rappelé les illustrations de Quentin Blake, ce qui était très plaisant à remarquer.

Les dessins de Pénélope Bagieu sont toujours aussi percutant et colorés. J'ai adoré le look qu'elle donne à la grand-mère du héros, ainsi que sa vision des sorcières.
Et puis l'histoire est à la fois drôle et glaçante, un mélange détonnant mais qui fonctionne à la perfection.

En bref, cette BD est à lire absolument.