vendredi 26 novembre 2021

My other Addictions #83

    



Comme d'habitude pour ce rendez-vous mensuel, je vous parle des films et séries que j'ai récemment bingés 😉

Les films que j'ai vus au cinéma

The Eternals

Appartenant à une ancienne race d'êtres humains, les Eternels, qui peuvent manipuler l'énergie cosmique, ont été créés par les Célestes afin de protéger la Terre contre leurs homologues, les Déviants.

On a repris les bonnes habitudes avec le frangin et on est allé voir le dernier Marvel au cinéma (après avoir loupé le coche pour Shang-Chi) et c'était vraiment très sympa.

En fait je dois bien avouer que je n'avais pas trop d'attentes pour ce film, car maintenant que le premier arc des Avengers est terminé et que beaucoup de personnages ne sont plus là, j'attendais simplement de voir ce que la suite allait nous proposer.
J'étais donc simplement contente d'aller voir ce film au ciné et de me laisser surprendre.

Et finalement j'ai été agréablement surprise par ce qui nous est proposé ici. J'ai super bien accroché à cette brochette de personnages (avec une préférence pour Makkari et Gilgamesh) qui change de ce qu'on avait l'habitude de voir dans les Marvel, mais qui du coup apporte un vrai vent de fraîcheur.

Les scènes de combats et celles se déroulant dans le passé sont visuellement très réussies, ainsi que tout ce qui concerne les costumes et la BO. 
Et moi qui n'était pas spécialement convaincue par l'arrivée d'Angelina Jolie dans cet univers, je dois bien avouer que son personnage a su me réconcilier avec l'idée.

Par contre, j'avais effectivement deviné les deux gros plot twist de fin, parce bon, on va pas se mentir, c'était assez prévisible.

Globalement je suis très satisfaite de ce film et j'ai hâte de voir où tout cela va nous emmener.


Les films que j'ai vus chez moi

Kaamelott, premier volet

La suite sur grand écran de la série culte d'Alexandre Astier, version décalée de la légende des Chevaliers de la Table Ronde. Réfugié à Rome, le Roi Arthur y fait son grand retour pour s'apposer à l'armée de son ancien ami Lancelot.  

Ça y est, j'ai enfin pu voir Kaamelott et j'ai adoré ce film !! Alors qu'il y a quelques mois je n'avais pas encore vu l'intégralité des saisons, j'ai enfin pu apprécier ce film à sa juste valeur et c'était génial.

Pour être honnête, me suis littéralement pissée dessus à certains moments du film, tant c'était drôle et stupide à la fois. Il y avait très longtemps que je n'avais pas eu autant de fou-rire durant un film, c'est dire.

S'il est vrai que j'aurais pu suivre et apprécier le film sans avoir vu toute la série, je dois dire que j'ai d'autant plus apprécié toutes les petites subtilités de celui-ci en les ayant bien en tête. Cela permet de suivre toutes les blagues et situation grotesques présentes dans le film. Et elles sont nombreuses !

Retrouver tous ces acteurs et leurs personnages des années après, c'était un vrai plaisir. Mais maintenant que c'est vu, j'ai d'autant plus hâte de savoir ce que va nous réserver la suite.
Les dernières minutes du film laissent présager de très bonnes choses et j'espère que cette fois, Alexandre Astier ne mettra pas dix ans à nous le présenter.

Shang-Chi and the Legend of the Ten Rings

Shang-Chi a été élevé pour devenir un assassin mortel et sa vie se complique lorsqu'il découvre que son père est impliqué dans des choses néfastes. Ainsi, Shang-Chi entreprend un voyage pour réparer les torts de son père, devenant le maître du Kung Fu.

Evidemment avant d'aller voir The Eternals je devais avoir vu Shang-Chi. Une chance que Disney+ l'ait ajouté à son catalogue quelques jours avant, pour me permettre de le voir, l'ayant loupé au cinéma.

Quelle réussite que ce film ! Je l'ai adoré du début à la fin et j'ai eu l'impression d'être revenue aux premiers films du MCU, grâce à l'ambiance qui était à la fois décalée par moments et sérieuse à d'autres.

Shang est un personnage super attachant, avec ses forces et ses faiblesses qu'il tente de dominer. Mais cela ne l'empêche pas d'être drôle par moment et d'avoir une très belle amitié avec Katy, qui est loin d'être là pour faire tapisserie.

Toute la mythologie autour des Dix Anneaux et de Ta Lo est super intéressante et amène vraiment une valeur ajoutée à l'histoire.

Et puis les dernières minutes du film laissent présager de très très bonne choses pour la suite de ce nouvel arc du MCU et j'ai vraiment très hâte de voir ce qu'on nous réserve !


Mystère à Saint-Tropez

Août 1970, en pleine période yéyé. Comme chaque année, le milliardaire Claude Tranchant et son épouse Eliane ont invité le gratin du show-business dans leur somptueuse villa tropézienne. Rien ne semble pouvoir gâcher les festivités, si ce n'est l'inquiétant sabotage de la décapotable du couple. 
Persuadé d'être victime d'une tentative de meurtre, Tranchant fait appel à son ami Chirac pour bénéficier des services du meilleur flic de Paris. 
Mais au cœur de l'été, seul le Commissaire Boulin, à quelques semaines de la retraite, est disponible. Aussi arrogant qu'incompétent, c'est avec des méthodes toutes personnelles que le policier va se lancer sur les traces du trouble-fête. 

Alors là par contre, je n'arrive pas à savoir comment j'ai pu tenir tout le film, tant il était à chier. Pourtant j'en ai vu des comédies françaises un peu bancales, mais néanmoins drôle, mais là franchement, y'a rien à garder.

L'intrigue repose sur une enquête pour tentative de meurtre, dans laquelle on s'embarque avec des péripéties toutes plus débiles les unes que les autres, pour en arriver à une résolution totalement bancale et absolument pas crédible.
Ce fil rouge était juste un prétexte à toutes les blagues beauf et réchauffées qui jalonnent le film et qui ne sont même plus drôles tant elles sont éculées.

Alors oui, le casting réunit des grands noms du cinéma, mais si c'est pour en arriver à un résultat pareil... Non merci.

Ah si, pardon, petit point positif: les décors et les costumes sont vachement sympa et sont bien dans le thème des seventies. 


Finch

Finch est le dernier homme sur Terre. Souffrant de sa condition de mortel, l'inventeur construit un robot afin de prendre soin de son chien bien-aimé. Le trio se lance dans un voyage à travers le pays. 
Le scientifique en profite pour apprendre à sa création le sens de l'amour et de l'amitié pour assumer la charge d'un animal et que ce dernier, en retour, puisse accepter ce nouveau maître 

Enooooorme coup de coeur pour ce film pour lequel on n'a clairement pas fait assez de pub ! Bon ok, Tom Hanks est - pratiquement - le seul acteur à caractère humain présent dans ce film, mais il n'en est pas moins attendrissant.

C'est un film où il n'y a pas énormément de grandes scènes d'action rocambolesque, avec force de catastrophe et d'explosions en tout genre, mais qui nous propose une histoire extrêmement touchante et humaine.

J'ai adoré Jeff et la candeur qui se dégage de lui. Il est comme un enfant à qui Finch doit tout expliquer, mais avec l'intelligence d'un robot et la sensibilité d'une belle personne.
Et puis y'a un chien quoi ! Les films avec les chiens, c'est forcément bien !

Dune

Après avoir été trahi par l'Empereur Shaddam IV, Paul Atreides va venger sa famille et reconquérir la planète Dune, afin de retrouver le contrôle de l'Epice. 

C'est drôle parce que j'ai regardé ce film avec un ami et alors que j'ai regardé tout le film avec attention, lui s'est endormi au bout de 45 minutes.
Deux salles (enfin, une salle pour le coup), deux ambiances.

J'ai beaucoup aimé ce film, mais je n'ai pas lu le livre dont il est tiré, donc je n'au aucun point de comparaison pour pouvoir dire si l'adaptation est qualitative ou non. En tout cas visuellement, c'était une grande réussite car j'ai été subjuguée par tous les paysages et décors proposés.

L'histoire n'est pas en reste et même si elle est longue à mettre en place, elle laisse présager de très bonnes choses pour la suite.

Je sais que beaucoup de personnes n'ont pas été convaincues par la prestation de Timothée Chalamet, mais moi je l'ai trouvé vraiment très bon dans ce rôle. En tout cas je me suis attachée au personnage, ce qui est un point positif.

J'ai hâte de voir la suite.

Toute première fois

Jérémie, 34 ans, émerge dans un appartement inconnu aux côtés d’Adna, une ravissante suédoise aussi drôle qu’attachante. 
Le début d'un conte de fées ? Rien n'est moins sûr car Jérémie est sur le point de se marier… avec Antoine. 

Là encore, un film français à mettre à la poubelle. 
Il n'y a strictement rien qui va dans ce film ! J'ai grincé des dents du début à la fin, tant c'est pénible à regarder.
Et puis c'est sexiste, homophobe et biphobe à souhait ce qui n'arrange rien.

Parce que pas une seule fois le mot "bisexualité" ne franchit les lèvres d'aucun personnage. Tout le monde parle d'un homo qui se réveille un matin hétéro, et jamais personne n'énonce la possibilité qu'il soit simplement bi.
On tourne en dérision et ridicule le coming out (puisqu'en fait il en fait un en tant qu'hétéro) et ça c'est totalement aberrant.

Et ne parlons pas du nombre de clichés véhiculés dans ce film, je pense qu'il y en a pour tous les goûts.

Forte

L’important, c’est d’être soi-même. Mais pour Nour, 20 kilos en trop et un bonnet en guise de coupe de cheveux, c’est compliqué ! Elle ne semble être une option pour aucun mec… 
Bien déterminée à enfin séduire, elle a trouvé la solution imparable : la Pole Dance. 
Avec l’aide d’une professeure un peu particulière et de ses deux meilleurs amis tout aussi paumés qu’elle, Nour va surtout essayer d'apprendre à s’accepter. 

A un moment il va vraiment falloir que j'arrête les films français, parce que sur trois visionnés en un mois, il n'y en a pas un qui sorte du lot.
Bon, honnêtement celui-ci est le moins pire (parce qu'il cumule moins de défauts) mais il ne casse pas trois pattes à un canard pour autant.

On reste dans ce cliché de la fille masculine et en surpoids qui ne sait pas prendre soin d'elle et qui lorsqu'elle croise un beau mec veut absolument changer pour lui plaire.
Ça devient vraiment lassant de voir cette situation mise à toutes les sauces au fil des films.

Ok la conclusion relève un peu le niveau, mais c'est parce que celui-ci était déjà très bas au commencement.

Et puis honnêtement, pour un film avec une affiche pareille, j'aurais tout de même aimé un peu plus de pole dance. Pour une fois, c'était l'occasion de parler de cette discipline encore peu connue et toujours à très forte connotation sexuelle. 
Ça aurait été sympa. Mais ça ne s'est pas fait.



Les séries que j'ai regardées

Squid Game
Saison 1

Tentés par un prix alléchant en cas de victoire, des centaines de joueurs désargentés acceptent de s'affronter lors de jeux pour enfants aux enjeux mortels. 

Quinze ans après tout le monde je me suis décidée à regarder Squid Game et je dois avouer que je n'ai pas été plus transcendée que ça. Honnêtement, je n'arrive pas vraiment à saisir toute la hype qu'il y a autour de cette série.
Il y a même des moments où je me suis ennuyée.

Ce n'est pas comme si le déroulement était une vraie surprise. Même la révélation finale était facile à deviner.
Donc oui, ça se regarde, mais ce n'est pas la série de l'année pour moi.

You
Saison 1
Saison 2

Joe Goldberg, le propriétaire d'une librairie new-yorkaise, devient obsédé par une de ses clientes, Beck, qui se trouve être une aspirante écrivaine. Il va alors se servir des réseaux sociaux pour nourrir son obsession, savoir où elle est et ce qu'elle fait à tout moment, et tenter de faire tomber tous les obstacles qui pourraient se dresser en travers du chemin de leur possible romance.  

Là encore je me lance après tout le monde, mais c'est simplement parce que lorsqu'une série a beaucoup de succès, j'ai tendance à me méfier et à laisser retomber la hype avant de me lancer (j'ai bien commencé Game of Thrones alors qu'il y avait déjà 3 saisons de sortie, alors bon...).

Je dois avouer que cette série me plaît tout en me mettant par moment très mal à l'aise - oui je sais que c'est le but.
J'ai beau détester tout ce que Joe fait et représente, je m'attache quand même à son personnage. C'est parfaitement horrible d'éprouver de l'empathie pour un tel personnage, mais c'est pourtant le cas.
Et ça me fait cogiter sur énormément de choses, évidemment.

Tout ça pour dire que j'ai bouffé les deux premières saisons en un temps record et que je sens que la troisième ne fera pas long feu non plus.

Superstore
Saison 5

Les drôles de mésaventures des employés d'un grand magasin. 
Des débutants aux yeux qui brillent aux vétérans ayant déjà tout vécu, en passant par les employés d'été paumés et les managers déterminés, ils affrontent "en famille" les soucis du quotidien inhérents à la gestion d'une grande surface.   

J'ai fait une petite pause dans Superstore car je me suis un peu lassée à force d'enchaîner quatre saisons d'affilée, mais j'ai finalement repris et regardé la saison 5 qui est plutôt sympa et qui aborde des sujets plutôt intéressant.

C'est la série "sans prise de tête" que je lance quand j'ai vingt minutes à tuer sur ma journée est que je n'ai pas le temps ou pas l'envie de lancer un truc plus long.
Ça fait très bien le job, car c'est souvent drôle et ça a également le mérite de faire réfléchir à certains moments.

mercredi 24 novembre 2021

L'Instant Bulle #30

Créatures fantastiques, tome 5

Ça y est, c'était le dernier tome de Créatures Fantastiques et le moins que je puisse dire, c'est que je reste un peu sur ma fin.
Effectivement, l'intrigue entamée dans le tome 4 trouve une issue grâce à Ziska et Nico, mais je dois bien avouer qu"il m'en aurait fallu un peu plus pour vraiment clôturer cette saga.
Là j'ai l'impression qu'on pourrait encore nous proposer quelques tomes sans que cela ne soit de trop, afin de voir où nos deux protagonistes principaux en sont dans leurs différents cheminements.

Mis à part cela, je n'ai évidemment pas boudé mon plaisir durant ma lecture de ce dernier tome. J'apprécie toujours autant les dessins de Kaziya ainsi que les diverses créatures fantastiques qu'il met habilement en scène. Le mélange de tout ceci donne un manga très agréable à parcourir, avec un ton plutôt bon enfant.

BL Métamorphose, tome 5

C'es également au tour de BL Métamorphose de se clôturer au bout de cinq tomes et là je dois dire que je suis très satisfaite de la fin proposée par l'autrice.
Car c'est un manga très contemplatif qui nous a été proposé durant ces cinq tomes, avec un ton extrêmement doux et chaleureux, comme un petit cocon ouaté.

La relation entre Urara et Madame Ichinoi s'est donc construite au fil des tomes, pour nous donner une très jolie amitié qui ne se laisse pas définir par une différence d'âge.
L'une comme l'autre ont appris beaucoup de chose et ont su trouver un bel équilibre, même si finalement Urara reste une jeune fille encore très taciturne. Cependant, l'influence de Madame Ichinoi lui aura permis d'avoir un peu plus confiance en elle par rapport à ses compétence en dessin et on peut espérer un avenir prometteur à cette ado.

En bref, un manga tout doux qui se termine au bout de cinq tomes, c'est exactement ce dont on en besoin en cette période propice au cocooning.

Bianca, Little Lost Lamb

Cette BD est vraiment particulière puisqu’elle nous emmène sur une Terre dépeuplée de ses humains et où les animaux ont eu tout le loisir de prospérer et d’évoluer mais où les carnivores dominent tout, chassant à la fois pour se nourrir et le plaisir de tuer.   
C’est dans ce monde que vit Bianca, une brebis qui a échappé de peu à la mort et qui depuis est devenue une guerrière experte, tuant tous les fauves sur son passage afin d’assouvir sa vengeance.  

J’ai beaucoup aimé cette BD qui questionne les rapports de force qui peuvent exister dans notre société, mais qui explore également le côté sombre des divers personnages, que ce soit celui des fauves ou celui de Bianca. 
Mais ce qui m’a fait craquer en premier sur cette BD, ce sont évidemment les subîmes illustrations de Francesca Perrone. Elles sont d’une beauté à couper le souffle, même si certaines scènes sont parfois assez gores.

Le seul bémol que j’ai à formuler concerne la traduction, qui est parfois extrêmement bancale Si je peux être indulgente pour une faute de frappe ou une erreur d’accord qui serait passée à la trappe, j’ai énormément de mal lorsque cela concerne plusieurs planches de la BD (au moins 4 ou 5 dans mes souvenirs).
Cela ne m’a pas empêchée d’apprécier cet album et ses illustrations, mais ça m’a tout de même freiné dans ma lecture et les répétitions de celles-ci m’ont exaspérée.   

Mais si l’on met de côté cet aspect technique qui incombe à l’éditeur, Little Lost Lamb reste une vraie réussite graphique que je vous recommande chaudement

Raven, tome 2: Les contrées infernales

J'avais énormément apprécié le premier tome de Raven et j'étais très impatiente de lire ce deuxième tome. Malheureusement, celui-ci ne m'a pas autant convaincue que son prédécesseur et je me suis passablement ennuyée durant cette lecture.

En effet, j'ai trouvé que ce deuxième tome manquait de rythme et de rebondissements, ou en tout cas d'un minimum de surprise, car j'ai rapidement vu venir tous les gros événements de celui-ci.
De plus, le duo Raven/Lady Darksee peine à me convaincre, car je le trouve cliché dans sa construction. On a l'habitude de ce genre de déroulé, d'autant plus dans le monde de la piraterie.

D'ailleurs parlons-en de piraterie, puisque finalement ce tome se déroule entièrement sur l'île du Morne-au-Diable. J'aurais tout de même apprécié plus de scène en mer, car jusqu'ici sur deux tomes, ce n'est pas vraiment concluant.

En bref, je suis déçue par ce tome, mais je pense que je lirai tout de même le troisième s'il s'avère être le dernier. On n'est jamais à l'abris d'une surprise, même si j'y crois assez peu.

Spirou ou l'espoir malgré tout, tome 3

Là par contre, je dois avouer que chaque tome de cette série est meilleur que le précédent ! Pour moi L'espoir malgré tout est une des meilleures réécritures de Spirou que j'aie lue jusqu'ici et qui me réconcilie presque avec le personnage de Fantasio, que je trouve très souvent affreusement pénible.

Attention, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit: Fantasio est tout de même pénible dans cette saga, mais beaucoup moins que dans d'autres ou dans la série originale. J'ai parfois envie de le secouer un peu, car globalement je trouve que son personnage tient la route.

Spirou de son côté est toujours aussi candide, mais c'est finalement ce qui fait tout son charme. Un peu plus de prudence par moment ne le tuerait pas (que du contraire !) mais globalement son personnage est très attachant et investi.

Le contexte de la Seconde Guerre Mondiale est toujours aussi bien amené par l'auteur et certaines scènes font tout de même froid dans le dos.
J'ai vraiment hâte de savoir ce que nous réserve la suite.

lundi 22 novembre 2021

My Dear F***ing Prince - Casey McQuiston


Quand sa mère a été élue présidente des États-Unis, Alex Claremont-Diaz s'est aussitôt retrouvé propulsé au rang de prince de la nation. Charismatique, intelligent, charmeur... son potentiel de séduction auprès des millennials est un atout majeur aux yeux de la Maison-Blanche. Seul problème : Alex est l'ennemi personnel du vrai prince, Henry – celui dont la grand-mère règne de l'autre côté de l'Atlantique. Et, quand la presse met la main sur la photo d'une altercation entre les deux jeunes gens, les relations anglo-américaines s'enveniment... en pleine campagne de la présidente pour sa réélection ! 
Chefs de famille et chefs d'État – assistés d'une armée de conseillers aux abois – échafaudent à la hâte un stratagème pour réparer cet incident diplomatique : les deux rivaux sont donc contraints de feindre la réconciliation à longueur de mises en scène sur les réseaux sociaux. Mais cette fausse amitié ne tarde pas à se faire plus problématique que tout ce qu'ils auraient pu imaginer. 
Un secret bien gardé qui, s'il était révélé à la face du monde, pourrait faire dérailler la campagne de la présidente et compromettre l'image soigneusement lisse de la famille royale...

Voici donc mon dernier coup de coeur en date et pour une fois, c'est une romance. Oui bon, c'est une romance LGBT et en fait ça change tout.
J'avais déjà voulu lire ce roman en VO, mais j'avais rapidement décroché à cause de tous les termes techniques sur la politique. Du coup quand j'ai appris sa publication en français chez Lumen, c'était sûr que j'allais me jeter dessus.

Nous sommes donc face à une romance qui a pour trope principal celui du "ennemies to lovers" et si c'est quelque chose qui a parfois tendance à m'énerver dans les romances classiques, ici j'ai été rapidement conquise.
Car la relation d'Alex et Henry se construit petit à petit et on les suit sur presque une année. On a donc tout le loisir de voir leur relation évoluer et s'étoffer au fil des pages.

Mais plus que la romance, ce sont aussi les relations qu'entretiennent tous les personnages qui m'ont énormément plu. J'ai beaucoup aimé la dynamique de groupe qui existe entre Alex, June et Nora qui est  pleine de complicité et de bienveillance. Et cela se confirme lorsque Henry, sa soeur Béa et son meilleur ami Pez se joignent à celui-ci.

Une chose est sûre, Casey McQuiston sait construire ses personnages et leur donner du caractère, tout en nous offrant un roman plus complexe qu'une simple histoire d'amour.
Car elle nous propose également une réflexion sur la façon de gouverner un pays, en opposant deux modèles que l'on connait bien, mais qui sortent également de notre propre réalité.

Ainsi, entre la rigidité et le procoloe britannique et l'ouverture d'une présidence exercée par une femme, on explore des univers qui nous sont - pour la plupart - étrangers. On en apprend un peu plus sur la politique américaine avec sa manière bien à elle de fonctionner et cela donne un peu plus d'épaisseur au roman (au propre comme au figuré).

J'ai donc littéralement dévoré ce roman, totalement sous le charme d'Alex et Henry et de leurs personnalités si différentes, mais pourtant complémentaires. Les voir d'abord se débattre avec leurs sentiments, pour finalement les assumer et se retrouver confronter à la problématique de l'acceptation de celle-ci par leurs famille respectives mais aussi par l'opinion publique, cela soulève des tas de questions très actuelles.

En bref, j'ai été totalement séduite par tous les aspects ce roman, si bien que j'aurais presque voulu que tout soit réel. Alex et Henry forment un couple très attachant et agréable à suivre, mais les personnages secondaires ne sont pas en reste, que ce soit leur famille et ami·es ou leur personnel.
Je n'ai qu'une chose à dire: foncez, vous ne le regretterez pas !


Les infos utiles

Le site de Casey McQuiston
Parution VO: Red, White and Royal Blue - St. Martin's Griffin - 14 mai 2019
Parution VF: 23 septembre 2021 - Lumen

lundi 1 novembre 2021

Fille, femme autre - Bernardine Evaristo


Amma, Dominique, Yazz, Shirley, Carole, Bummi, LaTisha, Morgan, Hattie, Penelope, Winsome, Grace. 
La plus jeune a dix-neuf ans, la plus âgée, quatre-vingt-treize. Elles sont douze femmes puissantes, apôtres du féminisme et de la liberté, chacune à sa manière, d'un bout de siècle à l'autre. Leurs vies s'épaulent, s'opposent et font la ronde. 
Chacune est en quête, de place, de classe, d’un avenir, d’une identité, du bonheur. Elles sont un chœur, un tableau vibrant et foisonnant, une ode à la différence et à la soif « d’être ensemble ».

C'est ma copine Mère Sauvage qui m'a donné envie de découvrir ce roman, avec son avis plus qu'élogieux à son propos. Alors quand je l'ai vu dans la dernière sélection de la Masse Critique de Babelio, je l'ai coché en croisant très fort les doigts. Et je l'ai reçu.

Si au départ j’ai été un peu déstabilisée par la narration de l’autrice et la construction de ses phrases (il n'y a jamais de point), une fois mes premières appréhensions passées, j’étais complètement plongée dans ce roman polyphonique.

Bernardine Evaristo nous emmène dans le quotidien de douze femmes noires. Douze femmes très différentes, reliées entre elles par des liens divers. Parfois ils sont épais, comme celui qui relie une mère et sa fille ou deux meilleures amies. Parfois ils sont bien plus ténus, comme celui reliant des collègues ou de vagues connaissances. 
Mais ces liens sont bien là et ils les relient les unes au autre d’une manière très particulière, que l’autrice nous présente au fur et à mesure.

Je me suis littéralement plongée dans le vécu de ses femmes et j’ai vécu milles émotions en leur compagnie. Je me suis attachée à toutes, même à celles que j'avais pu croiser dans un chapitre précédent et qui ne m'avait pas marquée sur le moment.

J’ai aimé, souri, pleuré, pesté, souffert, ri avec elles durant les 500 pages de ce roman et en le finissant je n’avais qu’une seule envie: qu’il continue encore et encore, car il m’a fait vibrer et vivre mille émotions en abordant une telle diversité de sujets - de la lutte des classes au racisme, en passant par l'identité de genre - qu’il est impossible de tous les citer. 
Il devrait exister plus de livre d’une

Ce roman fait sans aucun doute partie de ceux qui me resteront longtemps en mémoire et qui ne quittera plus jamais ma bibliothèque personnelle. J'ai rarement lu un roman contemporain d'une telle intensité et je pense pouvoir dire sans me tromper que ce roman sera mon plus gros coup de coeur de 2021.


Les infos utiles

Le site de Bernardine Evaristo
Parution VO: Girl, Woman, Other - 5 novembre 2019 - Black Cat
Parution: 19 août 2021 - Pocket

dimanche 31 octobre 2021

Sunday's Books #349

  


Blabla

Hello les amis !

Ça y est, je peux vous l'annoncer car c'est maintenant officiel: j'ai quitté mon ancien emploi et j'ai signé un nouveau contrat dans une nouvelle bibliothèque ! 😁🎉🎉
C'est une décision qui n'a pas été facile, surtout vu les derniers mois qui viennent de s'écouler, mais au final c'était ce qu'il fallait faire et je suis contente de l'avoir fait.
J'ai donc signé mon contrat vendredi et je commence à travailler mercredi, juste après les deux jours fériés de la Toussaint.

Je suis à la fois excitée et stressée, car je change totalement de réseau, je vais devoir tout réapprendre et surtout faire plus de trajets qu'avant puisque d'un emploi à 5 kilomètres de chez moi, je passe à 40 😅
Mais bon, l'important c'est de se plaire dans son environnement de travail, ce qui n'était plus le cas pour moi depuis un bon moment maintenant.
J'avais tenu bon, jusqu'à ce que je craque en février dernier et que je tombe en burnout.
Autant dire que ce n'était pas la meilleure période de ma vie, même si cela m'a permis de me recentrer et de savoir ce que je voulais et ne voulais plus.

J'entame donc cette nouvelle aventure dans une nouvelle bibliothèque, avec de nouveaux collègues et où je vais également être responsable adjointe.
Ça va en fait des choses à apprendre et de nouveaux challenges à relever 😉

Bref, avec tout cela, peut-être que le blog va être un peu au ralenti au début, cela dépendra de comment je m'adapte et comment je reprends un rythme de travail après 10 mois d'inactivité.
Je sens que ça va être sportif 😅😅

Des bisous 😘😘


Mes lectures

Ce que j'ai lu cette semaine

J'ai terminé Fille, femme, autre qui était juste sublime 😍😍
Ensuite je n'ai pas pu résister et j'ai lu les BD achetées ce mardi: Un corps pour deux de Masha Sexplique qui était vraiment bouleversant, Marinette une BD à destination de la jeunesse, qui était plutôt bien tournée, même si je lui ai trouvé quelques défauts et enfin le premier tome de Ténébreuse dont l'histoire est à la fois prenante et mystérieuse 😉

   Ce que je suis en train de lire
Je commence enfin ce roman qui m'attendais depuis un petit bout de temps 😊😊

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Cette semaine j'ai fait un gros craquage en librairie avec essais, BD et roman pour fêter mon nouveau contrat et j'ai aussi trouvé Joséphine Baker sur Vinted 😁📚📚📚
Et j'ai aussi reçu de très chouette chose de chez Dargaud et Bayard 😉


Lifetime

Ce que j'ai lu sur les autres blogs

L'avis de Saiwhisper sur Nos jours brûlés
La chronique de Scarlett sur La Brigade des Souvenirs
L'avis de Lou lit là sur Blue Flag

Sur le blog