vendredi 16 avril 2021

L'Épouvanteur, tome 9: Grimalkin et l'Epouvanteur - Joseph Delaney


Après avoir aidé Thomas Ward et l'Épouvanteur à entraver le démon, en Irlande, Grimalkin a regagné le comté. Elle doit à tout prix conserver, enfermée dans un sac, la tête coupée du Malin afin de garder sous contrôle son esprit maléfique. 
Grimalkin, la tueuse du clan Malkin, est puissante, et son seul nom suffit à inspirer la crainte. Mais les serviteurs de l'obscur sont à ses trousses. 
Pour lui reprendre son horrible et précieux fardeau, ils emploieront tous les moyens...

Plus je me plonge dans la saga de l'Epouvanteur, plus je tombe amoureuse. En la commençant il y a quelques années, je n'aurais jamais cru que j'allais autant accrocher. Et pourtant c'est le cas. Je dévore les tomes les uns après les autres et j'en redemande à chaque fois.

En commençant ce tome, j'étais assez surprise de ne pas retrouver Tom en tant que narrateur, puisque c'est ce à quoi l'auteur nous avait habitué jusqu'ici. Finalement, de Tom il ne sera presque pas question car ce tome se concentre essentiellement sur Grimalkin, et ce pour mon plus grand plaisir !

Nous l'avions déjà rencontrée dans les tomes précédents, mais avoir un tome entier qu'il lui soit consacré, ça promettait d'être intéressant. Et ça l'a été.
J'ai énormément apprécié entrer dans la tête de cette femme au caractère singulier. Car bien qu'elle soit une sorcière, Grimalkin est différente. Elle est certes une tueuse, mais c'est une sorcière qui a un code d'honneur et des principes. C'est aussi un femme forte - dans tous les sens du terme - et indépendante, qui a plus d'un tour dans son sac (et dans ses couteaux).

Dans ce tome, Joseph Delaney parvient aisément à nous faire apprécier ce personnage, qui est tout de même une antagoniste. Ce procédé avait déjà été entamé dans les tomes précédents, mais ici nous en sommes à l'apogée.
Nous suivons notre (anti)héroïne alors qu'elle lutte constamment pour protéger la tête du Malin de celleux qui veulent s'en emparer pour le ramener. C'est un sacré défi, une lutte de tout les instants.

J'ai également aimé le concours des quelques personnages secondaires de l'intrigue, telles que Thorne, Agnès Sowerbutts ou encore les deux lamias de la tour Malkin.
Elles ont toutes joué un rôle décisif dans cet opus et nous avons eu l'occasion de les découvrir sous un autre jour.

En bref, encore une fois j'ai été embarquée dans ce roman, dont la lecture ne m'aura pris qu'une journée. J'ai suivi le périple de Grimalkin avec énormément d'attention et j'ai plus d'une fois tremblé pour elle durant celui-ci.
J'ai hâte de découvrir ce que l'auteur nous réserve pour la suite, car l'étau se ressert peu à peu sur tous nos héros et héroïnes. 


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Parution VO: I am Grimalkin - 1er décembre 2011 - The Bodley Head
Parution VF: 24 janvier 2013 - Bayard Jeunesse

mercredi 14 avril 2021

Les Carnets de l'Apothicaire, tome 1 - Hyuga Natsu, Itsuki Nanao et Nekokurage


À 17 ans, Mao Mao a une vie compliquée. Formée dès son jeune âge par un apothicaire du quartier des plaisirs, elle se retrouve enlevée et vendue comme servante dans le quartier des femmes du palais impérial ! 
Entouré de hauts murs, il est coupé du monde extérieur. Afin de survivre dans cette prison de luxe grouillant de complots et de basses manœuvres, la jeune fille tente de cacher ses connaissances pour se fondre dans la masse. 
Mais, quand les morts suspectes de princes nouveau-nés mettent la cour en émoi, sa passion pour les poisons prend le dessus. Elle observe, enquête... et trouve la solution ! En voulant bien faire, la voilà repérée... Jinshi, haut fonctionnaire aussi beau que calculateur, devine son talent et la promeut goûteuse personnelle d'une des favorites de l'empereur. 
Au beau milieu de ce nid de serpents, le moindre faux pas peut lui être fatal !

Comme d'habitude en matière de manga - et en matière de lecture en général - je me suis laissée tenter par ce titre en raison de sa couverture aux couleurs vives. Bon, il faut dire que le titre était également prometteur, moi qui suis friande de ce type de lectures.
Nous suivons ici le quotidien de Mao Mao, une jeune fille de 17 ans devenue servante du palais impérial et plus particulièrement de la cour intérieur, là où loge les concubines de l'Empereur.
Alors qu'elle n'est pas là depuis très longtemps, notre héroïne attire rapidement l'attention sur sa personne et sur ses compétences d'apothicaire, ce qui ne lui amènera sûrement pas que des choses positives.

Mao Mao est de ces héroïnes que j'apprécie beaucoup: intelligente et débrouillarde, elle semble avoir appris énormément de choses par elle-même. Son passé reste pour le moment assez flou, mais on se doute que des choses vont nous être révélées petit à petit.
C'était très agréable de suivre son quotidien, de la voir évoluer dans cet univers qui n'est pas le sien, mais qui l'intrigue beaucoup.
Pour ce qui est de Jinshi, c'est le protagoniste intrigant par excellence. Il débarque toujours quand on s'y attend le moins - souvent dans les pires moments - nous abreuve de paroles énigmatiques et disparaît comme par enchantement au détour d'une page.
Avec lui, on ne sait pas vraiment à quoi s'attendre, on ne peut qu'essayer de deviner ses intentions, sans savoir si on peut lui faire confiance. Je sens qu'il va nous en faire baver, ainsi qu'à Mao Mao.

Dans l'ensemble, j'ai bien aimé ce premier tome, même s'il reste très introductif. Cela n'a rien de dérangeant, puisqu'il faut bien planter le décor de l'histoire. On reste assez en surface en nous présentant les différent·es personnages, mais c'est sûrement pour mieux nous faire entrer dans l'histoire et appréhender les prochains tomes.
Pour terminer, je ne peux que saluer le travail graphique des mangakas. Les pages sont toutes très agréables à parcourir et les traits des personnages sont très travaillés. On parcourt aisément ce manga et on se surprend à voir les dernières pages arriver alors qu'on ne s'y attendait pas vraiment.
 
J'ai hâte de pouvoir me procurer le tome suivant et je suis également très intriguée depuis que j'ai appris que ce manga était l'adaptation graphique d'un light novel. Je n'en lis pas beaucoup, mais jusque maintenant c'est un genre que j'apprécie. Je serai curieuse de découvrir celui-ci.


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Parution: 21 janvier 2021 - Ki-oon
Illustrations: Les Carnets de l'Apothicaire par Hyuga Natsu, Itsuki Nanao et Nekokurage © Ki-oon 2020

lundi 12 avril 2021

Moi les hommes, je les déteste - Pauline Harmange


Et si les femmes avaient de bonnes raisons de détester les hommes ? Et si la haine des hommes était un chemin joyeux et émancipateur ? 
Dans ce court essai, Pauline Harmange défend la misandrie et entend lui redonner ses lettres de noblesse. 
Un livre féministe et iconoclaste.

Si vous n'avez pas vu passer ce livres sur les divers réseaux sociaux depuis six mois, c'est que vous vivez dans une grotte... Ce livre, il a fait beaucoup de bruit à sa sortie, mais pas vraiment pour les "bonnes"raisons.  Ce n'est pas tellement son contenu qui a été critiqué (surtout parce que la majorité des  hommes* qui l'ont critiqué n'ont sûrement pas dépassé la première page) mais son titre.

Parce que oui, un titre tel que Moi les hommes, je les déteste ça choque. Ça choque plus que les féminicides, les violences conjugales, le harcèlement de rue et j'en passe... L'ego masculin est-il à ce point fragile qu'un simple titre fasse tant de bruit ? Qu'on menace d'en interdire la publication ?
Avant de juger un lire sur son titre, peut-être faudrait-il se pencher sur son contenu.

Parce que plus qu'un essai sur la misandrie, ce livre est une vraie bouffée d'oxygène ! Cet essai, à l'instar de Sorcières de Mona Chollet ou de King Kong Théorie de Virginie Despentes, met des mots justes et pertinents sur ce que les femmes vivent au quotidien. Et c'est peut-être ça qui dérange, finalement.

A travers cet essai, Pauline Harmange revient sur des problématiques dont on parle beaucoup depuis quelques années et qui commencent - heureusement - à interpeller. On parle charge mentale, différence d'éducation entre les hommes et les femmes (ou plutôt entre les garçons et les filles, puisque c'est aussi à ce moment que cela se joue), sexisme ordinaire et autres joyeusetés.

J'ai lu ce livre d'une traite, mais alors que ma lecture ne date que de deux semaines, je me surprends à le reprendre régulièrement et à en relire des passages. Autant pour approfondir et mieux appréhender ce que j'ai lu la première fois que pour garder ce livre en mémoire.

J'aime beaucoup la manière dont l'autrice aborde la question de la misandrie et la définit. Tout ce qu'elle dit sonne vraiment très juste et j'estime que tout le monde devrait lire ce livre au moins une fois dans sa vie, tant il est d'utilité publique.


*Au début j'avais écrit "les personnes qui l'ont critiqué" mais soyons réalistes: les critiques négatives sont essentiellement venues des hommes. En ce sens j'applique donc l'accord de majorité.

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Le site de Pauline Harmange
Son Instagram 
Parution: 30 septembre 2020 - Editions Seuil

dimanche 11 avril 2021

Sunday's Books #328

       


Blabla

Hello les amis !

C'est une semaine plutôt sympa qui s'achève, puisque j'ai pu passer quelques petits moments en famille, notamment parce que ma filleule est venue passer deux jours à la maison 😊
C'était chouette, on a papoté, regardé des bêtises à la TV, papouillé les chats et battu des records à Mario Kart 😁
Bref, deux jours où on a dû un peu improviser vu qu'on ne peut pratiquement rien faire en extérieur, mais qui nous ont permis de passer de bons moments ensemble 😉

Sinon cette semaine j'ai aussi fait un saut à la librairie en allant conduire mon frère à son job étudiant. Et je vais encore être de corvée taxi cette semaine, tout de moins mardi et mercredi... J'vous jure, j'suis trop gentille 😜

Sinon ce dimanche risque fort d'être placé sous le signe de la flemme, vu la nuit peu reposante que j'ai passé 😅 On n'a plus vingt ans comme dirait l'autre 😂😂
Mais avant de me vautrer dans le canap' avec un bouquin ou une série (le choix n'est pas encore définitif) il faut que j'aille faire à manger, puisque j'ai promis un tourte poulet-champignons à la familia... 
Là-dessus je vous laisse, j'ai 5oog de champignons à découper et à faire cuire 😅😉

Et vous, qu'y a-t-il au programme de ce dimanche ? Dites-moi tout 😁

Des bisous 😘😘


Mes lectures

Ce que j'ai lu cette semaine

Je suis plutôt satisfaite de ma semaine de lecture, même si j'aurais clairement pu lire plus si je n'avais pas fait 36.000 autres choses 😅
Du coup j'ai continué ma découverte du manga The Ancient Magus Bride avec le tome 5, j'ai lu le premier tome des Carnets de l'apothicaire et j'ai été totalement séduite 😊
Par contre, j'ai rapidement abandonné ma lecture du Roi Singe (vous avez ma chronique dans L'Instant Bulles de cette semaine), mais j'ai terminé en beauté en bouffant Grimalkin et l'Epouvanteur en deux jours 😉

   Ce que je suis en train de lire
Je commence le nouveau roman de Silène Edgar 😁💖

In My Mailbox

Un petit craquage mangas et ésotérisme chez Molière 😇📚

Lifetime

Ce que j'ai lu sur les autres blogs

De nouveaux avis mangas chez Mallou14
La chronique de Marinette sur Féminisme et pop culture
L'avis de Scarlett sur The Good Place

Sur le blog 

vendredi 9 avril 2021

L'Odeur de la Pluie - Gwendoline Vervel


Cette année, c’est la rentrée en seconde tant attendue pour Fred, Mélodie et sa meilleure amie Faustine. Pour les deux jeunes filles, c’est le moment ou jamais de se faire une place dans la bande des frères Colin qu’elles cherchent à intégrer depuis des années. 
Pour Fred, c’est un nouveau départ, loin du collège où il s’est fait harceler pendant plus d’un an. Mais ce qui devait être une année de rêve se transforme en cauchemar… 
Au milieu de la tempête, c’est la force de leur amitié qui leur permettra de rester debout.

J'ai reçu L'Odeur de la pluie via Babelio dans le cadre de la rencontre zoom qui aura lieu le 6 avril (au moment où j'écris cette chronique cette rencontre n'a pas encore eu lieu). Etant donné que j'en ai pas mal entendu parler sur les réseaux, j'ai eu envie de me faire mon propre avis sur ce roman.

Avant de commencer ce livre, sachez qu'il y a des TW assez importants. La liste se trouve au début du roman. Si vous ne vous sentez pas à l'aise avec ces sujets ou si cela risque de réveiller chez vous des traumatismes, je vous invite à ne pas lire ce livre, car les scènes sont très explicites. L'autrice n'y va pas par quatre chemins et cela peut choquer.

Nous suivons donc Faustine et Mélodie à l'aube de leur entrée au lycée. Les deux adolescentes sont amies depuis des années, mais force est de constater que dans cette amitié, c'est clairement Mélodie qui mène la danse. Très souvent au détriment de son amie.

Le troisième point de vue de ce roman nous est offert par Fred, un nouvel élève qui vient d'emménager dans le quartier après avoir subi harcèlement et agression. Après ces événements, Fred souhaite avant tout passer inaperçu, ne pas se faire remarquer afin que l'histoire ne se répète pas.

Pour tout vous dire, pendant une bonne partie du roman j'ai eu beaucoup de mal avec Mélodie. J'ai trouvé que sa relation avec Faustine était vraiment toxique. Et c'est en partie ce qui rend la suite du roman si dure, car en tant que lecteurice on pourrait très facilement se laisser aller au victim blaming.

Je pense que c'est en partie ce que l'autrice a voulu dénoncer dans son roman. A travers le personnage de Mélodie, Gwendoline Vervel nous montre qu'il est très facile de juger les gens sur leur comportement et que les dynamiques de groupe peuvent être très destructrices.

C'est donc un roman très fort que nous livre ici Gwendoline Vervel. Un roman qui aborde des sujets très durs, tels que le harcèlement, la transphobie, les agressions sexuelles et le viol mais il nous montre également l'impact que peuvent avoir la solidarité, la sororité et l'amitié dans un groupe.

Ce roman n'est peut-être pas parfait, mais il a le mérite de montrer les choses telles qu'elles sont, sans les enjoliver ni en minimiser leur impact. J'ai été chamboulée par cette lecture, mais je tiens à redire qu'elle n'est pas accessible à tous·tes au vu des thèmes abordés.


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Le site Gwendoline Vervel
Parution: 1er avril 2021 - Scrineo