samedi 19 novembre 2022

Ceci est un come back


Time to be myself again ♥️ 

Ça fait longtemps que vous n’aviez pas vu ma tête passer par ici, n’est-ce pas ? (Sauf si on excepte les stories de cette semaine dues à mon engouement pour le concert de Suzane, mais ça, c’est une autre histoire et une autre plateforme 😉)

Cela fait un moment que j’ai envie de revenir, mais que je trouve pas la force, l’envie ou la motivation de vous raconter tout ce qu’il s’est passé durant l’année qui vient de s’écouler. 
Parce que celle-ci a été vraiment très compliquée, professionnellement parlant.

Je ne rentrerai pas dans les détails, mais en substance, sachez que même si je suis toujours autant amoureuse des livres et de la lecture, j’ai réalisé que le monde des bibliothèques publiques n’avait plus grand chose de positif à m’offrir. 
J’ai donc eu envie et besoin de changer d’air. 

Un changement d’air qui a pris deux formes : d’abord celle d’une formation en ligne pour devenir assistante virtuelle et ensuite celle d’un nouvel emploi, très éloigné du domaine de la lecture publique, mais où mes compétences acquises ces neuf dernières années s’avèrent finalement très utiles.

Depuis le mois d’octobre dernier, je suis sortie de ma zone de confort pour entamer un nouveau défi : je suis maintenant chargée des réseaux sociaux et du secrétariat pour la Cité des Métiers de Charleroi.

En l’espace d’un mois, vous ne pouvez pas imaginer à quel point je me suis épanouie ! 
Je travaille maintenant à 10 minutes de chez moi, avec des horaires confortables et des possibilité de télétravail, mais surtout avec géniale et bienveillante qui reconnaît mes compétences à leur juste valeur. Et ça, ça n’a tout simplement pas de prix ! ♥️♥️ 

Alors, maintenant que j’ai réussi à plus ou moins prendre mes marques dans ce nouveau challenge (même s’il me faudra encore quelques mois pour être véritablement au top 😉), j’ai très envie de revenir par ici pour vous embêter avec mes lectures, mes partages queer et féministes, mes séances de sport, mes jolis vêtement, mes sorties et toutes les autres choses de ma vie que j’aurai envie de partager 😊

Du coup, vous êtes encore là ? 😉

jeudi 4 août 2022

Feminist in progress - Lauraine Meyer


Un guide fun et intelligent pour découvrir les bases du féminisme 2.0 ou enrichir ses connaissances. 
Aigries, poilues, agressives, moches, lesbiennes (ou pire, célibataires !), les clichés ont la vie dure en matière de féminisme. Mais qu’est-ce que ça veut dire aujourd’hui « être féministe » ? 
Sous forme d’essai graphique coloré, drôle et décomplexé, cet album invite à déconstruire, l’une après l’autre, les normes et les idées reçues afin de nous ouvrir les yeux à toustes ! 
Du sexisme ordinaire au mouvement #MeToo, de la charge mentale au consentement, du Body Positive à la réinvention de l’hétérosexualité, en passant par l’écoféminisme et la sororité, Lauraine Meyer s’emploie à revisiter quelques thèmes et concepts fondamentaux, au cœur du féminisme post #MeToo.

Vous connaissez mon intérêt pour le féminisme, la déconstruction et tout ce qui s’y rapporte, vous ne serez donc pas étonné•es de mon intérêt pour ce livre que j’ai reçu en SP de la part de Casterman. 
J’ai énormément apprécié cette lecture, même si je n’étais pas totalement le public cible. 
En effet, cette BD porte bien son nom, puisqu’elle s’adresse avant tout aux personnes qui commencent leur voyage au sein du féminisme. Féminist in Progress propose donc une initiation aux concepts du féminisme, de la déconstruction des concepts de genre, à l’éducation non-genrée et aux autres concepts connexes. 

Le ton employé par l’autrice est volontairement simple et accessible à toustes (sans pour autant prendre les lecteurices pour des navets), parsemés de dessins et schémas mettant en scène des exemples concrets et visuels afin que les concepts expliqués soient compris rapidement et efficacement. 
Petit bonus non-négligeable : chaque chapitre est agrémenté de petites punchlines en pleine pages, toujours très pertinentes ET percutantes destinées à interpeller les lecteurices. Certaines m’ont vraiment fait beaucoup rire, tant leurs formulations étaient bien trouvées. 

Honnêtement Feminist in Progress est un must-have à avoir dans sa bibliothèque pour débuter son chemin de déconstruction. 
Et même si je disais en préambule que je n’étais pas forcément la cible privilégiée par ce bouquin, j’ai tout de même appris de nouvelles choses (notamment sur la question de l’épilation des poils « féminins »). 
C’était donc un vrai plaisir de lire ce titre de Lauraine Meyer dont j’ai découvert avec plaisir le style graphique. 
J’ai hâte de voir quel sera son prochain projet et il est certain que je serai au rendez-vous pour le lire.

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L'Instagram de Lauraine Meyer
Parution : 4 mai 2022 - Casterman
Illustrations : Feminist in progress par Lauraine Meyer © Casterman 2022

vendredi 29 juillet 2022

BFF - Thomas Cadène, Joseph Safieddine et Clément C. Fabre

Gro est un artiste, du genre qui galère et vit dans un studio miteux. C'est ce que croient ses potes... En réalité, il est un pianiste classique à succès. 
Dans son groupe d'amis, c'est le raté sympa dont l'échec rassure, ils l'aiment comme ça et il ne veut pas que ça change. Mais tous ont des secrets... 
Et la préparation du mariage d'Oscar et Claire va faire vaciller cet édifice de mensonges.

J'ai reçu ce livre de la part de Babelio et j'avoue que le résumé présenté m'avait intriguée. Une histoire d'amitié et de secrets, c'était plutôt attirant et la couverture promettait un style de dessin qui me parlait.

Malheureusement, entre BFF et moi ça ne l'a pas fait du tout. Dès les premières planches, j'ai éprouvé un sentiment de malaise, qui ne m'a pas quittée tout au long des 250 pages que durent l'histoire. Car là où je m'attendais à trouver une histoire d'amitié sympa, teintée d'une part de mystère, j'ai trouvé un récit sur une amitié toxique qui dure depuis dix ans.
Alors, peut-être que c'était justement ce que les auteurs voulaient dénoncer, mais pour ma part, j'ai eu beaucoup de mal à y adhérer. J'ai détesté toute la dynamique qui existe entre ces six "ami·es" que j'ai trouvée extrêmement malaisante.

Olivier, surnommé Gro (déjà, pardon mais ce surnom) est continuellement la cible de remarques désagréable de la part de son groupe de potes. 
Cela fait dix ans que cela dure, sans qu'il ne fasse aucune remarque, de peur de les vexer et de les perdre - ce qui serait, si vous voulez mon avis, la meilleure chose qui puisse lui arriver.
De plus, son faux rôle de "raté du groupe" agit comme une sorte de comparaison rassurante pour tous les autres. Ca en dit assez long sur la qualité de cette amitié, qui flirte d'ailleurs dangereusement avec le harcèlement.
Ajoutez à cela les mensonges et non-dits qui jalonnent les différentes rencontres du groupe, les discours grossophobes, sexistes et autres des protagonistes et enfin les histoires de tromperies entre Camille et Oscar, toustes deux en couple avec d'autres personnes du groupe (dont Oscar qui est même sur le point de se marier), on est tout de même sur un fonctionnement très toxique.

J'ai tout de même lu la BD jusqu'au bout, espérant que la fin me satisferait ou m'apporterait un autre éclairage sur les impressions que j'avais eues tout au long de ma lecture, mais cela n'a pas été le cas. A mon sens, rien n'est réglé et tout reste dans un entre-deux très inconfortable.
En bref, je n'ai absolument pas adhéré à cet récit et aux personnages qui le composent. Je n'ai éprouvé aucune empathie à leur égard et cette lecture m'a de nombreuse fois mise mal à l'aise, tant les situations ou propos émis étaient aux antipodes de mes propres valeurs.


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Parution : 8 juin 2022 - Delcourt
Illustrations : BFF par Thomas Cadène, Joseph Safieddine et Clément C. Fabre © Editions Delcourt 2022

dimanche 24 juillet 2022

Genre Queer - Maia Kobabe


Dans Genre Queer, Maia Kobabe offre le récit intense et cathartique de son chemin vers l'identification en tant que personne genderqueer (ou non binaire, c'est-à-dire qui déroge aux normes de genre et de sexualité) et asexuelle, et celui de son coming out auprès de sa famille et de la société. 
Parce qu'elle traite d'identité de genre - ce que cela signifie, comment l'appréhender -, cette histoire se révèle un guide aussi nécessaire et utile qu'il est touchant.

Il y a des livres comme ça, qui nous intimident sans aucune raison. Lorsqu’on les reçoit, on a très envie de les lire, puis le temps passe et on les laisse de côté, en se disant qu’on y reviendra bientôt. Ça a été le cas pour moi avec Genre Queer de Maia Kobabe (que j’ai reçu en mai !) et maintenant que je l’ai terminé, je me demande pourquoi j’ai mis autant de temps à me plonger dedans, tellement cette lecture m’a bouleversée ! 
Genre Queer est une BD autobiographique de Maia Kobabe, un•e auteurice non-binaire qui utilise les pronoms ille et io (e/em/eir en anglais), que je n’avais jusqu’alors jamais ni vus, ni entendus. Rien que pour cet ajout à mes connaissances, je suis très contente d’avoir pu lire cet ouvrage. 

À travers ces quelques 250 pages, ille nous livre son histoire et son cheminement en tant que personne non-binaire, assignée fille à la naissance, avec tout ce que cela comporte comme défis pour se construire dans une société encore résolument cisgenre et hétéronormée. 
Je ne vous cache pas que j’ai eu des frissons en lisant certains passages, tant les émotions de Maia étaient palpables ! J’ai autant ressenti son mal-être que les moments où ille se sentait à sa place, compris•e et considéré•e, que ce soit par son entourage ou par d’autres personnes et c’était indescriptible. 

Je suis absolument ravie qu’on puisse avoir plus facilement accès à ce type de livre aujourd’hui, car cela m’a ouvert de nouvelles perspectives que je n’avais jamais envisagées et qui m’ont donné de nouvelles clés pour échanger avec des personnes (proches ou non) qui sont dans le spectre de la non-binarité. 
En vous rédigeant cet avis, j’ai l’impression que mes mots ne peuvent suffire à traduire ce que j’ai ressenti durant cette lecture, mais je pense que ce simple fait est un gage de qualité. 
Une chose est sûre, je vais suivre la bibliographie de Maia Kobabe de très près.


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Le site de Maia Kobabe
Parution VO : Gender Queer : A Memoir - 28 mai 2019 - Editions The Lion Forge 
Parution VF : 4 mai 2022 - Casterman
Illustrations : Genre Queer par Maia Kobabe © Casterman 2022

jeudi 21 juillet 2022

Anne d'Avonlea - Lucy Maud Montgomery

Avec Anne d'Avonlea, Lucy Maud Montgomery continue de déployer sous nos yeux ébahis l'univers enchanteur qu'elle a créé autour d'Anne Shirley, l'orpheline aux cheveux de feu adoptée par erreur. 
Entre les amis de toujours et les nouveaux venus, les idées saugrenues et le bon sens qui pointe son nez, Anne nous entraîne dans les aléas de la vie douce et enchanteresse d'un village hors du temps. 
Avec ses yeux gris qui brillent comme les étoiles du soir et ses cheveux roux toujours aussi mordants que son tempérament, Anne, désormais âgée de seize ans, a su gagner l'affection des habitants d'Avonlea. 
Alors qu'elle prend ses fonctions d'institutrice, son caractère se dévoile tout en nuances et envolées idéalistes. Elle fera de nouvelles rencontres, comme Monsieur Harrison, leur voisin à Green Gables, ou Mademoiselle Lewis, qui vit dans le Pavillon aux échos. 
Il y a également Paul, un élève fascinant et, à n'en pas douter, une future âme sœur, ou les jumeaux Dora et Davy qui débarquent à Green Gables histoire d'épicer le quotidien enfin paisible de Marilla. Alors qu'Anne devient une jeune femme, les péripéties de son existence nous enchantent toujours autant qu'elles nous touchent. 
À travers les joies et les peines qui font la trame du quotidien, le style si frais et poétique de Lucy Maud Montgomery porte la voix d'Anne dans les aventures, les rêveries et les moments de tendresse. Après Green Gables, quel plaisir de retrouver Avonlea !

Non, non, vous ne rêvez pas, je suis bien en train de vous poster mon avis sur le deuxième tome de la série Anne de Lucy Maud Montgomery. 
En même temps, le premier tome était si beau que j’étais obligée d’enchaîner avec celui-ci. Et je dois me faire violence pour ne pas me jeter sur le troisième. Résisterai-je à la tentation ? Pas sûr. 

Quel plaisir de suivre Anne dans son aventure de maîtresse d’école. En lisant ce roman, on ne peut d’empêcher d’avoir très envie de l’avoir comme institutrice, quel que soit notre âge. 
Cette jeune femme est pétillante, pleine de vie et de convictions et l’autrice arrive à laisser transparaître cela à travers son style magnifique. 
N’oublions évidemment pas les autres personnages de ce roman, car Marilla, Diana, Dora et Davy sont également de la partie pour nous faire vivre un merveilleux moment. 

Moi qui ne suis pas une grande amatrice des longues descriptions dans un roman, je peux vous dire que je savoure celle de Lucy Maud Montgomery. Je pourrai presque dire que je m’en nourris, car je ne m’en lasse pas ! 

Anne, c’est le genre de roman qu’on lit pour remplir son cœur de sentiments et de sensations agréables. Des romans parfaits pour se remonter le moral quand les difficultés de la vie sont un peu trop présentes à notre goût. 
Ils ne révolutionnent évidemment pas le genre, mais là n’est pas leur but. 

Ainsi, une partie de l’intrigue de ce roman repose sur une histoire, dont la trame est joliment cousue de fil blanc. A mesure que l’on avance, on sait exactement où l’autrice veut nous emmener. 
Rien ne nous surprend sur ce chemin, mais on se laisse néanmoins embarquer avec grand plaisir, car on aime tous les Happy End. 

J’espère que vous n’êtes pas lassé•es de voir Anne par ici, car elle risque bien d’y être pour un bon moment.


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Ma chronique du tome 1
Parution VO : Anne of Avonlea - 1909
Parution VF : 18 février 2021 - Monsieur Toussaint Louverture