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vendredi 10 septembre 2021

Et toi, quand est-ce que tu t'y mets ? - Véronique Cazot et Madeleine Martin


Jeanne, 35 ans, vit en couple depuis huit ans avec un homme charmant, et fréquente régulièrement ses amis. Elle semble heureuse. 
Sauf que, à intervalles réguliers, la même question revient: « Et toi, quand est-ce que tu t’y mets ? »

Je n'avais jamais entendu parler de ces BD avant de les croiser sur Vinted pour compléter une commande. Je dois bien avouer que le thème me parlait fortement, même si j'avais une légère appréhension par rapport aux dates de parution (2011 et 2012).
C'était donc il y a dix ans et les discours sur les femmes qui ne veulent pas être mères n'étaient pas les mêmes qu'aujourd'hui.

Tout ça pour dire que je n'attendais finalement pas grand chose de ces deux lectures et que j'en ai été très agréablement surprise. La position des autrices est finalement très actuelle, féministe et elle met magnifiquement en avant la liberté des femmes à disposer de leur corps.
Dans le premier tome nous rencontrons donc Jeanne, qui a 35 ans, est en couple depuis pas mal d'années et ne veut pas d'enfants. Elle l'a toujours dit, a toujours été très claire à ce sujet et son compagnon semblait être sur la même longueur d'ondes jusqu'à la naissance de sa nièce, qui lui fait remettre en question ce non-désir de paternité.

On sent dans ce tome toute la frustration de Jeanne, à qui on demande sans cesse quand elle fera un enfant et l'invisibilisation de son désir de ne pas en avoir, à coup de "Mais si, tu verras tu changeras d'avis" et autres "Les enfants c'est merveilleux, ça te change la vie".
Rajoutons à cela son compagnon qui soudainement se demande s'il n'aurait pas envie d'un enfant et reproche à Jeanne sa position sur le sujet. Alors qu'elle avait été claire dès le départ.
Le second tome aborde le sujet de l'avortement à travers le personnage de Lucie. Celle-ci tombe enceinte par accident et se retrouve confrontée aux insensées et interminables démarches afin d'obtenir un rendez-vous.
Là encore, on nous présente très justement la réalité de cette situation, entre les coups de fil interminables, les différents rendez-vous gynéco et l'absence d'empathie de certain·es. praticien·nes.

Malgré les dérives que dénoncent ces deux tomes, ceux-ci ne sont pas exempts de défaut. En effet, ils présentent la soeur de Jeanne comme une énorme caricature ambulante de la mère au foyer. 
C'est à la fois une bonne et une mauvaise chose, car à travers Adeline on se prend en pleine face le concept de charge mentale et la violence psychologique qui en découle, mais à côté de cela on peut également se poser la question du manichéisme de cette représentation: si tu es mère tu es esclave de ton foyer alors que si tu ne l'es pas tu es totalement libre.
On sait très bien que la réalité est bien plus nuancée et très honnêtement c'est le seul défaut que j'ai trouvé à cette duologie. Pour le reste, les sujets sont amenés de manière intelligente, plutôt pédagogique et avec humour évidemment.
Ce sont des BD qui mériteraient vraiment d'être plus connues.


Les infos utiles

Tome 1: Celle qui ne voulait pas d'enfant - Fluide Glacial - 2011
Tome 2: On l'appellera Simone - Fluide Glacial - 2012
Illustrations: Et toi, quand est-ce que tu t'y mets ? par Véronique Cazot et Madeleine Martin © Fluide Glacial 2012

mercredi 1 septembre 2021

L'Instant Bulles #29


Moriarty, tomes 9 et 10

Je continue d'être fan de la saga Moriarty, car à mon sens elle regroupe tout ce que j'aime: une réécriture d'une oeuvre connue (même si personnellement je n'ai jamais lu les romans d'Arthur Conan Doyle) à laquelle on rajoute de nouveaux protagonistes hyper charismatiques.
C'est le cas des dix tomes que j'ai eu l'occasion de lire et j'espère que cela continuera dans cette voie.

Après avoir sans le savoir déjoué les plans de Milverton concernant Jack l'Eventreur, le clan Moriarty finit par intéresser ce dernier et replace donc dans son viseur.
Mais c'est sans compter sans l'ingéniosité de tous ces protagonistes qui ont évidemment plus d'un tour dans leur sac et sont prêts à aller très loin.

L'étau se resserre néanmoins et on est impatient de savoir comme tout cela se règlera.
En tout cas, cela promet encore pas mal d'action et de plans méticuleux à mettre en place, ce qui me ravit !

Sherlock n'est évidemment pas en reste, même s'il n'est pas vraiment sur le devant de la scène. Mais je ne doute pas que son rôle prendra un peu plus d'importance dans les tomes à venir.

En proie au silence, tomes 6 et 7

Décidément cette série continue de me décevoir et je n'ai plus vraiment d'espoir concernant le dernier tome. Vraiment ces tomes 6 et 7 sont pour moi les pires, puisque l'autrice tente de dédouaner le personnage d'Hayafuji de ses responsabilités concernant les agressions et viols dont il est coupable, en se basant sur son "enfance malheureuse" et ça je vous avoue que j'ai vraiment du mal à l'avaler !

Je pensais vraiment que cette série traiterait le sujet avec tact et pédagogie et finalement je me retrouve presque à lire une saga qui fait tout le contraire. C'est limite si on n'y fait pas l'apologie du viol en fait.
En lisant les premiers tomes j'avais vraiment l'espoir que l'autrice traiterait le sujet intelligemment et c'était plutôt bien parti, mais depuis le tome 4 (ou 5, je ne sais plus) on a effectué un virage à 180 degrés et cela ne me plait vraiment pas

Et je ne comprends toujours pas l'intérêt du personnage de qui est extrêmement malaisant. Vraiment, cette fille est très cringe et n'apporte strictement rien à l'histoire.

J'espérais encore naïvement que les derniers tomes prendraient une autre tournure, mails je dois bien avouer que je n'y crois plus.
Je lirai tout de même le huitième et dernier tome, histoire de boucler la boucle, mais je ne pense plus que celui-ci va relever le propos.

Je peux évidemment me tromper, mais il y a assez peu de chance...

Une histoire du Velvet Underground

Voilà une BD totalement barrée que je viens de terminer. J'ai du mal à savoir si j'ai aimé ou non, car c'était vraiment très particulier.
Après, je connais vraiment très peu de choses sur le Velvet Underground et c'est aussi pour ça que j'ai lu cette BD: pour en apprendre plus sur ce groupe particulier.

Et finalement je ressors de cette lecture avec pas mal d'infos, mais avec encore énormément de questions. Mais j'ai tout de même beaucoup apprécié cette lecture et la manière dont l'auteur a voulu aborder ce groupe.

On sent toute l'influence des sixties, à la fois sur les personnages (logique) mais également sur les dessins et les situations rocambolesques dans lesquelles ils se fourrent tous.
C'est plutôt drôle, incisif et évidemment à ne pas prendre au premier degré sous peine d'avoir un gros mal de crâne.

C'est le genre de lecture que je n'ai pas vraiment l'habitude de faire, mais qui reste vraiment très sympa.

Sous Terre

Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre en lisant cette BD, mais une chose est sûre, je ne m'attendais pas à ça ! Hadès, dieu des Enfers décident de prendre sa retraite et de donner sa place à un humain. Pour cela il convie 300 personnes dans son domaine et leur propose de relever des épreuves afin d'obtenir 5 cartes qui les mèneront finalement à la fameuse Corne d'Abondance.

Sur le papier, ça fait rêver, sauf qu'Hadès n'et pas le dieu des Enfers pour rien: les humains vont vivre un véritable Enfer pour récupérer ses cartes et la conséquence d'un échec est simple: c'est la mort.

Mais si Hadès est si remonté envers les humains, c'est à cause de la manière dont ils traitent son royaume sous-terrain: notre sol. 
Ainsi, même s'il n'y va pas avec le dos de la cuillère, Hadès a un but: sensibiliser les humains à l'importance du sol qui les (sup)porte, à ce qui vit à l'intérieur et nous permet donc à toutes et tous de vivre.

A travers les quelques 200 pages de cette BD Mathieu Burniat nous invite donc à réfléchir à la manière dont nous exploitons nos sols, aux conséquences que cela à sur la faune, la flore, les minéraux, mais également sur nous-même à long terme.

J'ai beaucoup aimé cette BD et la manière dont elle amène son sujet, avec cette compétition à la Hunger Games qui a le mérite de remettre les choses en perspective et de nous faire prendre conscience des conséquences de nos actes.

C'est fait de manière intelligente, humoristique et pertinente, avec des dessins vraiment très sympa à parcourir.

Péchés Mignons, tomes 1 et 2

Cette série de BD était dans ma wish-list depuis un très très long moment et c'est sur Vinted que j'ai fini par la trouver et l'acheter.

J'aime beaucoup les BD érotiques et celle-ci me faisait de l'oeil en raison de son dessin rond et mignon eto également du côté loufoque qu'elle semblait dégager.
Malheureusement ce sera une déception puisque sur quatre tomes je n'ai réussi qu'à en lire deux (et encore, j'ai abandonné le tome 2 à la moitié) tant les propos sexistes présents à chaque planches m'ont énervée.

Et ce ne sont pas les dessins et les nus qui m'ont choquée (quand même en lisant de la BD érotique on s'attend évidemment à ça) mais c'est le traitement des femmes par le personnage principal et même par son entourage.

C'est rempli de stéréotypes sexistes et aucune page n'est épargnée. C'est bien dommage, parce que sinon les dessins sont vraiment sympa et apportaient une touche d'originalité au genre.

Vous allez me dire que j'aurais aisément pu le deviner en voyant les couvertures et en me fiant à la date de parution. Mais même si effectivement cela aurait pu être de bons indices, j'avais tout de même envie de croire que la qualité serait en rendez-vous. 
Et puis zut quoi, Arthur de Pins, ça devrait tout de même être un gage de qualité...
Force est de constater que ce n'était pas du tout le cas.

Bref, je vais passer mon tour pour les deux tomes suivants, parce que je ne veux pas m'infliger ça plus longtemps.