vendredi 19 juillet 2019

Les Chroniques de San Francisco, tome 1 - Armistead Maupin


Les seventies sont sur le déclin, mais San Francisco, la fureur au cœur et au corps, vibre encore d'une énergie contestataire et s'affiche dans les rues aux couleurs d'enseignes et de néons tapageurs. Tout droit venue de Cleveland, Mary Ann Singleton, vingt-cinq ans, emprunte pour la première fois les pentes du "beau volcan". Elle plante son camp au 28 Barbary Lane, un refuge pour "chats errants". 
Logeuse compréhensive et libérale, Mme Madrigal règne en matriarche sur le vieux bâtiment qui abrite une poignée de célibataires : Mona, rédactrice publicitaire, son colocataire Michael, chômeur et disciple de "l'amour interdit" et le beau Brian Hawkins, coureur de jupons insatiable.

Voilà déjà quelques année qu'une de mes collègues me parle de son amour pour Les Chroniques de San Francisco. Chaque année pour la journée mondiale de lutte contre l'homophobie et notre sélection thématique pour le boulot, le sujet revient sur le tapis et chaque année, je me dis que c'est une lecture qui pourrait me plaire.
Alors cette année après avoir regardé trois épisodes de l'adaptation en série sur Netflix, j'ai décidé de sauter le pas et de me procurer ce premier tome, afin de me faire mon propre avis.

Et bon dieu, ce que ça m'a plu !
Sincèrement, il y avait longtemps que je n'avais pas lu un livre aussi rapidement et avidement. Dès les premières pages je me suis laissée prendre au jeu, tout en sachant que toutes les références ne me parleraient évidemment pas.
Mais alors que cela aurait pu me rebuter pour un autre roman, ici je n'y ai pratiquement pas fait attention et j'ai dévoré les pages les unes après les autres.

Je me suis totalement prise au jeu et j'ai adoré suivre les péripéties de Mary Ann, Michael, Mona et Brian - les personnages principaux - mais j'ai également eu beaucoup de plaisir à suivre les personnages secondaires tels que DeDe, Beauchamp, Edgar et les autres.
Ce foisonnement de personnages pourrait perdre le lecteur, cependant ce ne fut pas le cas car Armistead Maupin prend toujours soin de rappeler de quel personnage il est question au début de chaque chapitre.

D'ailleurs, il faut bien avouer que les chapitres sont courts et directs. Composés pour la majeure partie de dialogues, cela a le mérite de grandement faciliter la lecture. L'auteur de s’embarrasse pas de descriptions dithyrambiques inutiles et va droit au but à chaque fois. 

Pour être tout à fait honnête, ce n'est pas de la grande littérature. Je dirais même que parfois le style est très mauvais. Mais alors que cela m'embêterait énormément pour d'autres livres, ici je trouve que cela ajoute au charme de l'ensemble. On est vraiment sur du roman de gare comme il avait été pensé au XIXe siècle et il faut le consommer comme tel.

Mais la cerise sur le gâteau en ce qui me concerne, c'est évidemment la sphère LGBTQIA+ qui gravite dans ce roman et plus largement dans cette saga. Pour l'époque de parution c'est très avant-gardiste, mais aujourd'hui encore c'est criant d'actualité. 

Je ne peux que conclure mon avis en vous invitant à découvrir par vous-même ce petit bijou que représente Les Chroniques de San Francisco. J'ai dévoré ce roman en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, et même si je n'ai pas compris toutes les références, j'ai tout de même beaucoup ri et souri durant ma lecture.


Les infos utiles

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Parution VO: Tales of the City - 1978 - Harper & Row (San Francisco Chronicle 
Parution VF: 2 mars 2000 - Editions 10-18

2 commentaires:

  1. Tu me rends curieuse de découvrir cette saga à mon tour !

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    1. Comme je l'ai dit, c'est mal écrit/traduit par moment, mais on se laisse facilement prendre au jeu de l'histoire et finalement on occulte cette partie ;-)

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Merci pour votre commentaire et votre passage sur mon blog ! A bientôt :D