lundi 29 août 2016

The Scorpion Rules, tome 1 - Erin Bow


La première règle, pour éviter la guerre ? En faire une affaire personnelle… Très personnelle.

Duchesse de Halifax, princesse de la Confédération panpolaire, mais surtout… otage. Je m’appelle Greta Stuart, et ma vie ne tient qu’à un fil. Il y a quatre cents ans, une série de terribles conflits liés au changement climatique a ravagé la planète : guerres, famines, inondations, exodes… 
Débordées, les autorités ont fait appel à une intelligence artificielle omnisciente pour tenter de mettre un terme au massacre. Mais Talis – c’est son nom – a vite pris son indépendance et le contrôle du monde. 
Désormais, il garde en otages les fils et filles des grands dirigeants de la planète. À la première déclaration de guerre, les héritiers des deux camps concernés sont froidement exécutés. 

Il me reste seize mois à tenir, seize mois avant d’avoir dix-huit ans et de pouvoir quitter le Préceptorat où je suis prisonnière depuis l’âge de cinq ans. Mais l’arrivée d’un nouveau pensionnaire, venu du pays voisin du mien, va tout changer. Elián, qui ne cesse de défier Talis, de mépriser les règles qui régissent notre existence, met nos vies à tous en danger. 
Malgré tout, son esprit de révolte est contagieux. La résistance serait-elle possible ? Car nous le savons tous : le pays natal d’Elián va forcément finir par déclarer la guerre au mien…


The Scorpion Rules a beaucoup fait parler de lui sur la blogosphère depuis sa sortie chez Lumen en avril dernier. Les avis que j'ai pu lire sont divers et variés: certains crient au bestseller tandis que d'autres grincent des dents.
Pour ma part, je suis plutôt du côté de ceux qui grincent des dents.

Pourtant cela s'annonçait plutôt bien, l'idée de départ était plutôt originale:
Dans un contexte post-apocalyptique, Talis, une intelligence artificielle ayant autrefois été un humain, a été désigné par les anciens gouvernements pour rétablir la paix, ce qui a été fait d'une manière assez simple mais plutôt radicale.
En effet, chaque hériter des dirigeants sera enlevé à sa famille et envoyé dans un Préceptorat afin d'y être élevé et éduqué pour sa fonction jusqu'à sa majorité.
Si entre temps son pays entre en conflit avec un autre, l'héritier sera exécuté, ainsi que celui du pays adverse. Simple, mais efficace.
Autant dire qu'on a intérêt à y réfléchir à deux fois avant d'amorcer une guerre.

Comme je le disais précédemment, la trame de l'histoire avait le mérite d'être originale, mais Erin Bow s'est, selon moi, perdue en chemin et n'a pas su exploiter son histoire de manière convaincante.

En premier lieu, je n'ai pas su m'attacher aux différents personnages (quoi que Da-Xia sorte un peu du lot) et particulièrement pas à Greta qui est pourtant le personnage principal et le narrateur de l'histoire.

Greta est un personnage froid et distant, tellement endoctrinée par le Préceptorat qu'il lui faut au moins la moitié du livre avant qu'elle ne daigne réagir un tant soit peu.
Et pourtant l'auteure nous la présente comme la chef de file de son petit groupe.

Ensuite le scénario part  un peu dans tous les sens. Tellement en fait, qu'on a l'impression que celui-ci à échappé à sa créatrice.
Créatrice qui n'en finit pas de faire des choix discutables tout au long du roman, mais dont le summum sera ce triangle amoureux -à peine assumé par l'auteure- qui sort de nulle part et la décision rocambolesque prise par Greta à la toute fin du livre.

Ajoutons à cela un méchant qui n'en est pas vraiment un, tant son attitude change d'une page à l'autre.
Un jour sadique, un jour presque bienveillant, un jour songeur... On ne sait plus quoi en penser !
Ok, on aime les personnage un peu ambigus, mais quand un personnage secondaire parait dix fois plus cruel que la vilaine IA censée régner sur le monde, il y a comme qui dirait un petit soucis.

En dépit de tout cela, il faut bien avouer que ce livre se lit assez rapidement, grâce au style de l'auteure qui est loin d'être désagréable.
Alors oui, on lève souvent les yeux au ciel durant notre lecture, mais celle-ci reste tout de même plaisante.

En conclusion, je dirai que malgré une bonne idée de base et un bon style d'écriture, Erin Bow s'est perdue dans son intrigue et n'a malheureusement pas réussi à me convaincre.
Cependant, je pense quand même lire la suite lors de sa sortie en français, histoire de voir si mon avis se confirme, ou si au contraire l'auteure parviendra à me surprendre.



Je remercie les éditions Lumen pour ce service de presse

Les infos utiles

Le site d'Erin Bow
Sa page Facebook
Son Twitter
Le second tome de Prisoners of Peace sortira le 20 septembre prochain en VO sous le titre The Swan Riders




2 commentaires:

  1. J'attendrai aussi ton avis sur la suite avant de me lancer ;)

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    Réponses
    1. Bonne idée ;-)
      Et si ça te tente vraiment, je te les passerai sans soucis :-)

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Merci pour votre commentaire et votre passage sur mon blog ! A bientôt :D