vendredi 2 octobre 2020

Gentlemind, tome 1 - Juan Diaz Canales, Teresa Valero et Antonio Lapone

 

New-York, 1940. Navit, une jeune artiste désargentée, hérite d'un journal de charme quelque peu désuet: "Gentlemind". 
Combative, intelligente et audacieuse, elle s'improvise patronne de presse et se lance le défi insensé d'en faire un magazine moderne. 
Hantée par le souvenir de son amant disparu sur le front en Europe, elle doit affronter la réalité d'une société américaine en plein âge d'or mais résolument machiste... 
Un récit profondément touchant, sur trois décennies, du rêve américain au féminin !

Voilà une BD particulière que j'ai eu le plaisir de découvrir il y a peu et dont je n'arrive pas à écrire la chronique, car j'ai du mal à mettre des mots sur ce que j'ai ressenti durant cette lecture.
Mais bon, on va essayer et voir ce que ça donne...

Ce premier tome nous plonge dans le New York des années 40, alors que Navit et Arch vivent le parfait amour tout en essayant tant bien que mal de survivre de petits boulots en petit boulots. Arch est illustrateur et aimerait évidement vivre de son talent, tandis que Navit fait avec ce qu'elle trouve.
Mais la guerre arrive et Arch part au front, obligeant Navit à se débrouiller seule.
Les années passent et Navit se marie, puis hérite du journal Gentlemind qu'elle va tenter de faire renaître de ses cendres en lui insufflant un vent de nouveauté et de féminisme. Evidemment cela ne se fera pas sans mal, étant donné le profond machisme qui caractérise ces années, mais Navit est déterminée et pleine de ressources.

Les relations entre les personnages sont étroitement mêlées et on ressent fortement la tension qui existe entre elleux. Plus l'histoire avance et plus les relations sont difficiles, surtout entre Navit et Arch, que la guerre a profondément changé. 
Cet album est plutôt atypique. En tout cas, il ne représente pas ce que j'ai l'habitude de lire en BD, mais ce n'est pas pour autant qu'il ne me plait pas. J'ai pris beaucoup de plaisir à la parcourir, même si j'ai parfois eu du mal à voir où les auteurices voulaient en venir durant certaines scènes. J'espère avoir les explications avec la parution du second tome.

Un des points forts de cette BD, ce sont incontestablement ses dessins. Ils rendent totalement justice à l'époque de l'avant et de l'après-guerre tout en évoquant le style de dessin si particulier de cette période. Antonio Lapone excelle d'ailleurs dans la mise en oeuvre de celui-ci comme nous avons déjà pu le voir dans Greenwich Village ou La fleur dans l'atelier de Mondrian.
En conclusion, ce premier tome de Gentlemind a su capter mon attention par ses dessins et son scénario original. Même si l'histoire paraît parfois un peu compliquée à suivre de par sa construction, je pense que le diptyque donnera une vue d'ensemble cohérente qu'il conviendra de lire d'une traite afin de bien appréhender tous les détails qui s'y seront glissés. J'ai hâte d'en faire l'expérience.

Les infos utiles

Le blog d'Antonio Lapone
Parution: 21 août 2020 - Dargaud
Illustrations: Gentlemind par Juan Diaz Canales, Teresa Valero et Antonio Lapone © Dargaud 2020

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